PORTRAIT DE N A V A G E R O
(D'npré« la copie conservée au niiisee de Madrid. 'i
méprisait l'argent au plus haut point, et n'acceptait que la somme rigoureusement nécessaire à sa subsistance; il partageait entre ses amis ou entre ses parents la pension que lui faisait le pape. Sa frugalité était extrême : comme les pythagoriciens, il ne se nourrissait que de légumes. 11 demeurait dans un réduit que Calcagnini compare au tonneau de Diogène. Malgré son âge et ses infirmités, il se livrait à l'étude avec une ardeur junévile. Raphaël, qui s'occupait alors de la restitution de Rome antique, pensa que le concours du docte \ ieillard poiu-rait lui
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'être utile, il le prit avec lui dans sa maison et le soigna comme un père. Calvo traduisit pour lui Vitruve. Nous aurons l'occasion de reparler des travaux qu'ils entreprirent en commun. Calvo survécut à son jeune ami; il put même encore assister, en i525, à la publication de sa traduction d'Hippocrate. Mais le sac de Rome, en ib-z-, lui réservait les plus cruelles épreuves. Fait prisonnier par les bandes sauvages qui