‹ Raphaël (volume 4)Chapitre 262 sur 327 · ESQUISSES POUR DES MEDAILLES · texte numérisé non relu

ESQUISSES POUR DES MEDAILLES

s'en remettant à des artistes spéciaux du soin de confectionner les moules. L'une de ces esquisses a servi de base à une médaille, assez imparfaite, fondue pour Castiglione. D'un côte, on voit le buste de l'auteur du Courtisan ; de l'autre, Apollon sur son char avec la devise: Tenebrarum et liicis (sous-entendu ar^biter)\ Le dieu et les coursiers attelés au char rappellent vaguement le Neptune de la célèbre gravure de Marc-Antoine connue sous le titre de Qiios ego.

L'autre esquisse semble avoir été demandée à notre artiste par Laurent de Médicis, le neveu de Léon X, et l'usurpateur du duché d'Urbin. Nous savons du moins que le () novembre 1617, Goro Gheri, gouverneur de Florence, écrivit à Laurent, qui se trouvait alors à Rome, pour le prier de faire exécuter par Raphaël, ou par un autre, un portrait de profil pouvant servir pour l'exécution d'une médaille (ou d'une monnaie)'. On connaît effectivement une médaille fondue à cette époque et représentant Laurent de Médicis, en buste et de profil, tourné à gauche, la tète nue, un manteau jeté par-dessus sa cuirasse, avec l'inscription : lavrentivs medices vrbini etc. dvx. Mais cette pièce n'a rien de commun avec Raphaël. Le savant auteur des Médailleurs italiens, M. A. Armand, qui en possède un exemplaire, l'attribue à Francesco da San-Gallo.

1. Gravée dans le Trésor de numismatique et de glyptique. Médailles coulées et ciselées en Italie aux quin:{icme et sei:{ieme siècles, pl. XXXVI, n» 2.

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