‹ Raphaël (volume 4)Chapitre 263 sur 327 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

Raphaël et l'antiquité'. — Rapport adressé par Raphaël à Léon X. — Restitution idéale

de Rome antique.

Avant son arrivée à Rome, en i5o8, Raphaël, on l'a vu dans la première partie de ce travail (pp. 124, i25, 144), n'avait pas étudié d'une manière suivie les chefs-d'œuvre de l'art antique. Tout en admirant à Urbin, à Sienne, à Florence, les statues ou bas-reliefs grecs ou romains, il ne s'était pas cru astreint à l'imitation directe de ces monuments; il ne lui était arrivé qu'à Sienne de copier un marbre grec, le groupe des lYois Grâces, et encore sa copie témoigne-t-elle d'une singulière inexpérience. Quant aux Dompteurs de chevaux du Quirinal, dont il s'est inspiré dans le dessin de l'Académie de Venise représentant un Combat, et dans le Saint Georges du Louvre (pp. 142, 149), c'est à travers Léonard de Vinci qu'il les a connus. A Rome, tout change comme par enchantement ; le tendre et religieux peintre de madones se passionne pour les héros du paganisme. Il crée VEcole d'Athènes, le Parnasse, ces éblouissantes visions du monde grec : désormais l'antiquité classique n'a pas de champion plus ardent. Après s'être inspiré d'elle en artiste, Raphaël l'étudié en archéologue; c'est à elle que sont consacrées ses dernières pensées; la restitution de Rome antique forme, avec la Trans-

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