‹ Raphaël (volume 4)Chapitre 265 sur 327 · I. Raphacl and Michelangclo ; Boston, 1878, p · texte numérisé non relu

I. Raphacl and Michelangclo ; Boston, 1878, p

6o4 RAPHAËL. — CHAPITRE XX.

veilles'. André Fulvio, qui les décrivit en i5i3-, nous apprend que toutes les sculptures étaient rangées dans le Belvédère autour d'une fontaine. Les unes, d'après une publication postérieure, semblent avoir été exposées en plein air; les autres étaient placées dans des niches\ Plus tard Léon X fit également orner les Loges de statues antiques acquises par lui ou par Jules II (voyez ci-dessus, p. 453).

Le musée du Capitole, dont la fondation remontait à Sixte IV, était plus riche, quoique ses antiques n'offrissent pas la haute valeur artistique de celles de la collection pontificale. On y remarquait la Louve de bronze, l'Hercule de bronze, le Tireur d'épine, le Lion dévorant un cheval, des bustes d'empereurs, le sarcophage de Julia, deux Sphinx de basalte (un de ces sphinx figure dans la grande fresque de la Farnésine, Psyché devant l'assemblée des dieux), des fragments de statues colossales de bronze ou de marbre, etc., etc.

Mais qui pourrait décrire la richesse des collections particulières? Elles formaient à elles seules le plus vaste musée qui existât alors. Il n'y avait guère de prélat, de diplomate, de grand seigneur, de banquier, qui ne recherchât avec ardeur tout ce qui rappelait l'antique splendeur romaine : statues, bas-reliefs, gemmes, médailles et jusqu'aux inscriptions. Au premier rang brillait le musée réuni au palais de Saint-Marc par le cardinal vénitien Dominique Grimani. Se.<: collections, qu'il transporta plus tard dans sa ville natale et qui, à sa mort, en i523, devinrent le noyau du musée de Saint-Marc de Venise, comprenaient à la fois les spécimens de la statuaire et ceux de la glyptique. Nous savons qu'en i5o5 il montra aux ambassadeurs italiens une masse prodigieuse de statues de marbre et une foule d'autres antiquités trouvées dans sa « vigne ». Albertini mentionne notamment, comme exposée dans le verger du cardinal, une tête de bronze couronnée de tours, « caput œneum turritum ».

D'innombrables autres marbres se trouvaient chez le cardinal Jean de Médicis, le futur pape Léon X (nous avons déjà signalé, d'après Albertini, sa belle statue de Satyre), chez les Colonna, les Orsini, les Savelli, les Cesarini, les Massimi, les ^'alle, les Porcari, les Mellini, les Maffei, les Pallavicini, les CatTarelli, etc., etc.\ Dans la suite, la

1. Gregorovius, Storia dcUa città di Roma, t. pp. 162 ut suiv.

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