‹ Raphaël, peintre de portraitsChapitre 113 sur 133 · Cette médaille mesure G · texte numérisé non relu

Cette médaille mesure G

tour de cette effigie pontificale : ivlivs . ii . ligvr. p. m. Quant à l'église de Lorette, elle est accompagnée de l'inscription et de la date suivantes : templym vikg.lav- RETi . MDViiii. On sait la grande dévotion de Jules II à Notre-Dame-de-Lorette, et les importants travaux entrepris en 1509 à la Santa Casa, Le portrait du pape gravé à cette occasion ne paraît pas être très fidèle. C'est un Jules II pourvu d'un volumineux embonpoint et qui ne rappelle que de loin quelques-uns des caractères si bien mis en lumière dans la plupart des médailles mentionnées jusqu'ici. Remplacez la chape d'or par une draperie classique, et, au lieu du pape, vous aurez comme le pâle reflet d'un des empereurs romain de la décadence ^ .

C'est au compte de l'année 1510, enfin, qu'il faut mettre les portraits qui se trouvent sur la médaille d'argent dédiée à san Petronio (s. p. bononia docet), et sur la médaille d'or au revers de laquelle saint Pierre et saint Paul naviguent sur une mer agitée (navis . AETERNAE . SALVTis) . Gcs dcux médailles portant la même effigie de Jules II, on peut leur assigner la même date. Elles furent frappées vraisemblablement à la monnaie de Bologne, en 1510, au moment de l'arrivée du pape, avant ou pendant la maladie du pontife, mais non pas après ^, car, à partir de cette maladie, nous l'avons vu, il n'y a plus de Jules II sans

Page 1