‹ Raphaël, peintre de portraitsChapitre 114 sur 133 · Le diamètre de cette médaille est de 0oi · texte numérisé non relu

Le diamètre de cette médaille est de 0oi

2. C'est par erreur que Litia assigne à ces médailles la date de

barbet Ces derniers portraits du pape sans barbe ne présentent pas d'ailleurs grand intérêt, à côté de tous ceux dont nous avons parlé déjà. C'est toujours le même Jules II, vêtu de la chape, tête nue, le visage soigneusement rasé, avec un certain embonpoint qui, cette fois, n'exclut en rien l'énergie du caractère et l'accentuation des traits... Toutes ces médailles réunies forment un groupe important, dont les éléments se coordonnent et se complètent de manière à donner une idée juste de la figure et de la physionomie de Jules II, jusqu'au moment où cette figure et cette physionomie se transforment, pour devenir ce qu'elles sont restées dans la mémoire des hommes sous le pinceau de Raphaël.

Ce n'est pas Raphaël, cependant, c'est une médaille qui montre pour la première fois le grand changement pittoresque qui s'était opéré, à la tin de 1510, dans la personne de ce père des fidèles « dont les bénédictions étaient des canonnades^ ».

Le 15 décembre de cette année 1510, Jules II, à peine remis de la maladie qui avait failli l'emporter, quitte Bologne et va mettre le siège devant la Mirandole. Il pousse lui-même les attaques, retrouve sa fougue , son ardeur, sa violence et ses brusques fureurs. Un boulet traverse sa tente et y tue deux

1 . Nous ne prétendons pas donner ici toutes les médailles ou monnaies à l'effigie de Jules II. Nous avons retenu seulement celles qui nous ont paru de nature à éclairer l'iconographie du pontife

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