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2. Les manches de cette robe sont coupées à la hauteur des épaules et dégagent les bras, qui sont couverts par la tunique blanche.
coup plus qu'il ne contemple l'hostie. Le visage est d'une régularité froide : le front, tout à fait dénudé, s'élève indéfiniment et se confond avec le crâne ; l'œil est limpide, le nez droit, la bouche moyenne, avec une légère proéminence de la lèvre inférieure, le menton tout juste assez accentué pour n'être pas fuyant; les joues, sans sécheresse comme sans embonpoint, sont soigneusement rasées. L'expression incline plutôt vers la souplesse que du côté de la force. Les traits ne sont éclairés par aucune de ces lueurs qui trahissent l'énergie du caractère et la vivacité de l'esprit.
Raphaël Riario était d'une race où Ton préférait le poignard à l'épée, la conspiration au combat. 11 était né en H57 d'Antonio Sansoni, dont la famille était obscure, et de Violante Riario, dont l'origine était suspecte ^ En 1/174, à la mort de son oncle Pietro Riario, Sixte IV reporta sur lui toutes ses faveurs et toute son affection, lui donna le nom de Riario et d'emblée le nomma cardinal. Raphaël Sansoni, devenu ainsi Raphaël Riario, n'avait alors que dix-sept ans. Quatre ans plus tard, il étudiait à Pise et recevait ordre de se rendre à Florence pour y exciter par sa présence les complices de Francesco Pazzi, que le pape encourageait en haine des Médicis, dont la puissance portait ombrage à Girolamo Riario \ La conjuration ayant