Giiccowmere^ composées pour Alphonse d'Aragon
2. Après la chute des princes aragonais dont il avait été l'ami, il s'exila pour accompagner Frédéric III en France et ne voulut jamais célébrer Gonzalve de Cordoue, le vainqueur de son roi.
3. Ce fut alors seulement qu'il écrivit le poème De parla Virginis, qui lui valut le titre de Virgile chrélien.
La tête de Sannazar est de trois quarts à gauche. Les cheveux, coifTés de la couronne de laurier et coupés en brosse sur le front, tombent dans toute leur longueur de chaque côté des joues et jusque sur le col. Les yeux, qui regardent à droite en sens inverse du mouvement de la tête, sont spirituels et enjoués, pleins de finesse et de pénétration. Le nez a quelque chose de sculptural, j'allais dire d'impérial, en me rappelant les anciens bustes des empereurs romains. La bouche, aux lèvres minces, est d'accord avec les yeux pour exprimer le contentement que procurent aux âmes délicates les joies saines de l'esprit. Les joues, qui dénotent la santé, soni soigneusement rasées, et le menton, presque carré, se confond avec le col par l'intermédiaire d'un double menton. 11 y a dans cette tête une ampleur qui confine à la puissance. Les traits, largement dessinés, s'accusent avec franchise, et ne contredisent en rien la plupart des portraits gravés, sculptés ou peints au xvi^ siècle d'après Sannazar.
Il importe surtout de confronter le Sannazar du Parnasse avec le Sannazar de la médaille en bronze qui a été gravée sans doute du vivant même du poète. Les lettres dont se composent les deux mots agtivs SYNCERvs inscrits autour de la face sont d'une beauté lapidaire qui ne permet guère de mettre en doute la date et l'authenticité de ce document. La tête est de profil à gauche et couronnée aussi de lauriers. Les traits, réguliers et beaux, ont le caractère de noblesse que nous avons remarqué déjà dans la fresque, et sont.
par leur accentuation personnelle , assez conformes au portrait donné par Raphaël. 11 y a donc là une preuve dont la valeur est considérable. Cette médaille porte en outre, à son revers, une Vierge glorieuse, aux pieds de laquelle on voit le poète agenouillé, réminiscence du tableau qu'André de Salerne* vint peindre chez le comte Gavaniglia, où se trouvait Sannazar en compagnie de quelc{ues-uns des hommes illustres de son temps ^ Le tableau de Sabattini, qui est maintenant au musée de Naples, représente en effet la Vierge, devant laquelle sont agenouillés le comte Gavaniglia et les hôtes illustres qui recevaient alors l'hospitalité dans le palais de Montella^ Or le portrait de Sannazar, dans cette peinture, ne dément rien du portrait gravé sur la médaille et confirme comme celle-ci le portrait introduit dans le Parnasse. Enfin, le buste de Sannazar, placé sur le mausolée du poète dans l'église de Santa- Maria del Parte, à Naples\ n'est pas davantage en