‹ Raphaël: Peinture de Portraits, Volume 2Chapitre 102 sur 131 · François I*' avait alors vingt-deux ans · texte numérisé non relu

François I*' avait alors vingt-deux ans

gros de l'armée, qui descend en torrent sur l'Italie par la vallée du Pô. Il y eut là de tels prodiges de marche, que les Suisses eux-mêmes n'y voulaient pas croire. En un instant François P*" fut à Turin, où Charles III lui fit un accueil royal. La Palisse et Bayard, sans s'arrêter uq instant, se jetèrent sur Villafranca, où ils s'emparèrent de Prospère Colonna, qu'ils surprirent à table. Pendant ce temps l'Alviane, à la tête des Vénitiens, faisait échec aux Espagnols. Quant aux troupes des Médicis, elles se tenaient dans une neutralité douteuse, toutes prêtes à porter aux Français le dernier coup au cas de leur défaite. Ce fut alors que du Saint- Gothard tombèrent comme une avalanche sur les armées du roi campées à Marignan les vingt mille Suisses fanatisés par le cardinal de Sion, le fameux Mathieu Shiner, l'homme du pape. On sait l'issue de cette bataille, qui hvra tout le Milanais à François I" \ Il n'y eut jamais victoire plus complète. Les Suisses, qui soutinrent à eux seuls le poids de deux journées de" combat, furent anéantis. « Des deux autres armées que le roi avait à dos, la papale obtint de traiter, et l'espagnole sollicita d'être comprise dans l'arrangement pour retourner à Naples * » . Maximilien Sforza, de son côté, se rendit, « tout joyeux d'être quitte d'une souveraineté qui n'avait été qu'un esclavage. « Grâce à Dieu, « disait -il, me voici affranchi de la brutalité des « Suisses, des vols de l'empereur et des perfidies

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