Jovius, Vila Leonis X, lib. IV, p
8. a E beato colui cbe è pazzo e ne la pazzia sua compiace ad a] tri e a se stesso. Certamente Leone ebbe una natura da stremo a stremo, et non saria opra d'ognuno il giudicare cbi più gli dilettasse, la virlù de' dotti o le ciancîè do' b'jflbni, e di cio fa fede il suo aver data air una e air altra specie, esaltando tanto questi, quanto quegli. » (Fabroni , in adnoL 85.)
d'alors était fort relâchée; mais la foi subsistait encore, et ceux qui veulent faire de Léon X un libre penseur connaissent mal le xvi* siècle. Peut-être Jean de Médicis aurait-il mieux valu comme prince séculier que comme pape. Plusieurs de ses contemporains l'ont prétendu. Fra Paolo, après avoir loué sa vertu, son humanité, sa bonté, sa libéralité, son application à l'étude, son amour des lettres et l'étendue de son esprit, ajoute : « Il eût été un pontife excellent, s'il eût joint à tant de perfections quelques connaissances des choses de la religion et un peu plus d'inclination à la piété, choses dont il ne parut jamais se mettre beaucoup en peine*.» Pallavicini, qui a étudié Léon X dans la plus profonde intimité de sa vie et de son caractère, lui reproche aussi d'avoir, dès son jeune âge, aimé la littérature classique à l'exclusion des lettres sacrées. « Ce défaut, dit-il, s'aggrava encore quand le cardinal Jean, devenu à trente-sept ans chef suprême de la chrétienté, continua de se livrer à des études profanes, et fit entrer dans le sanctuaire de la religion même des hommes qui connaissaient mieux les fables de la Grèce et les beautés de la poésie païenne que l'histoire de l'Église et la doctrine des Pères *... » D'autres auteurs
4. Histoire du Concile de Trente, traduction de Pierre- François Le Courayer, liv. I", p. 8.
2. Pallavicini, Concil. di Trento, lib. I, cap. ii, p. 54. — Enchérissant sur Pallavicini et accuelilaot les calomnies de la Réforme, certains écrivains ont été jusqu'à accuser Léon X d'athéisme. Du Plessis, par exemple, dans le Mystère d'iniquité
cependant, non moins autorisés, affirment que Léon X recherchait également « ceux qui se distinguaient dans cette haute science qu'on appelle la théologie *. » Le témoignage le plus décisif que l'on puisse invoquer à cet égard est celui d'Érasme. Le cardinal Jean avait intimement connu à Rome le savant Hollandais, et, une fois pape, il tint à resserrer les liens de cette amitié. Or, dans une lettre datée de Londres, Érasme sollicite la faveur [de Léon X pour une édition plus correcte des œuvres de saint Jérôme qu'il avait entreprise à la demande de Guillaume Warham, archevêque de Cantorbéry, et Léon X, non content de répondre aussitôt qu'il attend ce travail avec impatience et qu'il est non moins désireux de recevoir le Nouveau Testament qu'Érasme avait promis de lu envoyer, se hâte d'écrire au roi d'Angleterre pour lui recommander le chrétien et l'humaniste qu'il appelle son ami*. Quelque temps après, Éi-asme, soupçonné de favoriser en secret la Réforme, n'hésite pas à s'adresser de nouveau à Léon X et à proclamer que le monde lui est redevable de trois bienfaits : le rétablis-
(p. 584), dit : « Le cardinal Bembo, son secrétaire, lui alléguant un jour quelques mots de TÉvangile, il (Léon X) fut si osé de dire : a On sait combien de tout temps cette fable du Christ nous a éié « profitable, à nous et à notre sacré collège. Quanlùmnobis noslrisff que ea de Christo fabula profiierit, satis est omnibus seculis u notum, » De pareilles imputations sont de tous points calomnieuses.