Sola tac» Tultat referons, Raphaelis imago
Picta inana, curas allevatasque mea<.
Hoic ego delicias fado, arrideoquc jocorque,
Alloqaor, et tanqaani reddere verba qiieat.
Assensa nutaque mihi fiepc illa videtar
Dicere vello aliquid, et sua verba loqui.
AgnuM-if, balboquc pal rem puer ore salutat :
Hoc sulor loogos decipioque dies.
CeUo pièce a été imprimée pour ia première fois dans ies œuvres de Foivia Morata, sous ce litre : Balth. Castilionis Elegia, qua finfjil Hippolytant suam ad se scribentem. Venetia, 4534. — On aUribae à Hippolita Torclla l'élégie qui commence ainsi :
Hippolyto miUit mandata hn.>c Castiglioni,
Addideram imprudens, hei mihi, penc suo.
T« sua Roma tcnet
(Voir la rofle de celle él(»gie dans le recueil intitulé : Carmina quinquê iUuslrium poetarum, Secunda edilio, Florenliœ, apud f^uremîum Torreniinum; 4349, in-8», p. It.) — Marc-Antonio Flaminio a laisse aussi le témoignage de l'admiration que lui inspirait le Cattiglione comme poète classique :
Pelix Mantua, centicsque Puliz Tantis Mantua dotibus beata-, Scd fclix magi», et magis beat*),
d'intérêt que parce qu'elle évoque le souvenir d'un admirable portrait. Nous sommes loin du siècle où Scaliger* et Paul Jove, s'enthousiasmant à la lecture des poésies latines du Castiglione, décidaient qu'elles laissaient loin derrière elles les élégies de Propercc, et vantaient, dans la Cléopâtre par exemple, la sublimité de Lucain jointe à la pénétrante douceur deVirgile*. Mais il a fallu plus de deux cents ans pour faire justice de pareilles exagérations. Au commencement du xviu* siècle encore, Bayle enregistre, sans en rien retrancher, les arrêts de Paul Jove et de Scaliger. Pour lui, il n'y a dans le Castiglione que l'humaniste; le Corlegiano n'existe pas. Moreri en parle pour la première fois dans son Supplément de 1735. Et cependant, quelque passionnés que fussent pour l'antiquité les courtisans de Léon X, le latin, dans leur bouche, n'était qu'une langue morte, qui ne pouvait revivre d'une façon durable. On ne ressuscite pas les morts.
Qaod his temporihus, rudique «eclo Magnum CastigUooa protalisti.
Carmina, 1. T; de fMudibus Mantuœ.
4 . Jules-César Scaliger, né à Padoue en 1 484, mort à Agen en 4558. Son second fils, Joseph-Juste Scaliger, également célèbre comme philologue, naquit à Agen en 45iO et mourut en i609.
2. Les poésies de Castiglione ne traitent guère que d'amour et de galanterie. (Voir : Paul Jove, iîi Elog. doct», c. lxxvii, p. 4*78, éd. Basil., in- S"». — Julius Cœsar Scaliger, Hypercrit. 6, poetic, p. 797. — Baillet, Jugement des sçavans sur les poêles, — Bayle, Dictionnaire historique et critique, 4720. -- Moreri, Supplément au Dictionnaire de Bayle, 4735 et 1749.)
Properce vit encore parce qu'il a parlé la langue des vivants. Si Balthazar Castiglione n'avait parlé que la langue des morts, il serait mort lui-même depuis longtemps; mais il s'est souvenu que, depuis Dante, ritalie était en possession d'une langue nationale, et il s'en est servi pour écrire un livre vraiment italien, qui lui a conquis la célébrité.