‹ Raphaël: Peinture de Portraits, Volume 2Chapitre 49 sur 131 · Hofheimer était organiste de la cour impériale de Vienne · texte numérisé non relu

Hofheimer était organiste de la cour impériale de Vienne

2. Il se fixa à Venise. De son éôole sortirent Cyprien de Rore, Andréa Gabrieli, l'organiste Claude Merulo, et peutr-étre aussi le violoniste Alfonso délia Viola. Zerlino, le premier écrivain qui mit une philosophie au service de Thistoire de la musique, fut aussi un élève de Villaert. — Au commencement du xvi® siècle également, Ottavîano Petrucci, de Fossombrone, avait trouvé le moyen d'imprimer la musique en caractères mobiles et rendu un grand service à Tart musical. 11 établit ses presses à Venise en 450S, et bientôt parurent les collections de Motels, ainsi que les Messes de Josquin des Prez, d'Hobrecht, de Brumel, de Ghiselin, de Pierre de La Rue et d'Agricola.

ingérence étrangère. Mais, quand les chants de Palestrina se firent entendre en Italie, le xvi* siècle arrivait à la moitié de son cours. Raphaël était mort depuis trente ans déjà, et le Joueur de violon du palais Sciarra avait été dans sa vingtième année trente-deux ans auparavant. Pour chercher le personnage que représente ce portrait, il faut remonter de plus d'un quart de siècle... Voyons ce qu'on a trouvé, ou plutôt ce qu'on a imaginé.

Parmi les poètes-musiciens qui se partageaient la faveur des dilettantes à la cour de Léon X, on a proposé d'abord le nom de Tebaldeo. Mais Antonio Tebaldeo, quelque passionné qu'il ait été pour la musique, n'a jamais compté parmi les virtuoses de son temps. En outre, il était né en 1463 et avait cinquante-cinq ans en 1518. Il ne peut donc avoir rien de commun avec le jeune violoniste du palais Sciarra.

Il en est de même de Bernardo Accolti. Que de bruit, à Urbin et à Rome, autour de ce prétentieux Cylharèdey qui se faisait appeler V Unique^, parce qu'il se croyait hors de pair avec ses émules ! Mais il aurait fallu le représenter avec une lyre et non avec une viole à la main, car c'est ainsi qu'on le voyait courir de ville en ville et de triomphe en triomphe*. 11 était d'ailleurs,

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