VUnico Arelino
2. Pour l^entendre, on accourait en foule et les boutiques se fepffiaient sur sou passage. On plaçait des gardes aux portes de la ville, et toutes les maisons s'illuminaient. Les savant?, les prélats et les nobles faisaient cercle autour de lui et Tinterrompaient de leurs
à trois ans près, du même âge que Tebaldeo : né en 1466, il avait cinquante-deux ans en 1518, et ne peut pas non plus être confondu avec le joueur de violon de Raphaël.
Une fois lancé dans le champ de l'hypothèse, on est allé jusqu'à donner le nom d'un des Brandolini au Suoîmtore del violino. S'il avait pu être question d'Aurelio Brandolini, passe encore. Le souvenir du brillant improvisateur avait au moins quelque chose de séduisant, qui faisait fermer les yeux devant l'invraisemblance. L'imagination se serait aisément montée pour ce poète- virtuose qui célébrait à Vérone, aux acclamations de tout un peuple, les grands hommes de la patrie, Catulle, Conielius Nepos, Pline l'Ancien*. Par malheur, Aurelio était mort à Rome en 1497, et il ne s'agissait plus que de son frère, Raphaël Brandolini. Or Raphaël Brandolini, qui avait prononcé le panégyrique de Charles VIII en 1495*, était lui-même un vieillard au temps de Léon X; de plus, il était aveugle, ce qui lui valut le surnom de Lippo^; enfin il n'avait jamais été musicien*.
On a essayé d'évoquer également le souvenir de
applaudissements. (Tiraboschi, Sloria délia leUeraiura italiana, t. VI, part. II, p. 457.)
4 . Il chanta en vers pompeux les trente-sept livres de V Histoire naturelle de Pline, sans en rien omettre. (Tiraboschi, ibid., t, VI, part. II, p. 236.)