‹ Raphaël: Peinture de Portraits, Volume 2Chapitre 54 sur 131 · Ce livre parut à Venise en · texte numérisé non relu

Ce livre parut à Venise en

{Augustinus Niphus)^ le plus dévot des adorateurs de Jeanne d'Aragon, avait élevé à l'objet de son culte un sanctuaire à lui personnel, où brûlait un encens dont il se grisait volontiers. Nifo écrivit son Traité du beau dans la seule intention de démontrer que Jeanne d'Aragon étail la plus belle de toutes les femmes. Le portrait qu'il traça d'elle est postérieur d'une dizaine d'années, il est vrai, au portrait de Raphaël, mais il est tellement détaillé, tellement minutieux, il porte un tel caractère d'exactitude, que nous le regarderons tout d'abord.

Agostino Nifo était originaire de ce royaume de Naples que Jeanne d'Aragon devait fasciner par sa beauté. Sessa, dans la terre de Labour, Jopoli et Tropea, dans la Calabre ultérieure, se disputaient l'honneur de sa naissance en 1473. Après avoir professé la philosophie péripatéticienne à Padoue jusqu'en 1507 \ à Salerne et à Naples jusqu'en 1513 *, il fut appelé à Rome par Léon X, qui le créa comte palatin {cornes palatinus) et l'autorisa à prendre le nom et les armes des Médicis*. Paul Jove nous apprend que

1 . Ce fut à Padoue qu'il publia son traité De intelleclu et dosmoniltuSj dans lequel il soutint la doctrine d'Averrhoès sur Tunité de Tentendement (4492). Ce livre souleva contre lui tous les théologiens de l'époque. Voulant ensuite donner des gages en faveur de son orthodoxie, il combattit les idées de Pomponace sur Piromortalité de rame.

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