Ce fut alors qu'il publia ses Dilucidaliones metaphysicœ
3. C'est ainsi qu'on voit, en tète de plusieurs de ses ouvrages : Augustinus Niphùs Medices, Après la mort de Léon X, il alla pro-
ce volumineux philosophe* était d'extérieur grossier et de complexion sanguine, mais qu*il se métamorphosait dès qu'il parlait. Il était fort galant, et resta, jusque dans sa vieillesse, plus empressé qu'il ne convenait auprès des femmes. Pompeo Colonna, qui à l'âge de soixante-dix ans se prit d'amour pour Claire Visconti et se porta vis-à-vis d'elle à des extravagances publiques, lui faisait envie. Cette galanterie sénile se trahit dans plusieurs de ses ouvrages *, dont Bayle reproduit des passages qui ne sont pas plus honnêtes à citer qu'ils ne Tétaient à écrire'. Une demoiselle d'honneur de Jeanne d'Aragon, la comtesse Hippolyte de
fesser à Pise et à Bologne, revint à Salerne on 4525, et y resta jusqu'à sa mort.
4. Agostino Nifo écrivit nombre de livres sur rastronomie, la rhétorique, la politique, la médecine, etc. II eut, dans sa prolixité, le mérite de réfuter les astrologues, qui avaient répandu partout la terreur par la menace d'un déluge pour Tannée 4524.
5. Niphus, De muliere aulica, cap. vu, p. 3i5, et De viro aulicOj cap. xxxiii, p. 286.
3. Bayle rapporte, d'après P. Jove, que Niphus était l'esclave de ses sens et qu'il demeura tel encore dans sa vieillesse, dont la dignité fut par là compromise. (V. Bayle, au nom de Niphus, noie F. de la page 3,000.) Le vieui Niphus jouait un personnage honteux, jusqu'à danser au son de la flûte. Paul Jove raconte que Niphus mourut d'un mal de gorge dans la nuit môme où fut assassiné le grand-duc Alexandre de Médicis , c'est-à-dire le 6 janvier 4537; mais Nauié prouve que Niphus vivait encore en 4543, et que cette année-là môme il dédia à Paul III son livre de Animûlibus, Naudé pense qu'il avait alors soixante- dix ans. En effet, Niphus, dans l'ÉpUre dédicaloir© d'un livre qu'il composa en 4534, se donne soixante ans.
VenafreS le rendit fou, et ses assiduités auprès d'elle lui permirent de voir la princesse, dont il s'éprit aussi plus que de raison. Il usa, dit-on, envers elle des privilèges que lui donnait sa qualité de médecin, et en abusa en divulguant ce qu'il aurait dû taire*. Nifo, dans son Traité du beau, ne se contente pas d'énumérer les beautés que le monde peut connaître d'une honnête femme, il va jusqu'à celles qiuis sinus abscondit et décrit avec complaisance toutes les perfections du corps de la divine Jeanne. Il s'étend sur les justes proportions qui régnaient entre la cuisse et la jambe, entre la jambe et le bras, etc. : Venter sub pectore decentiy etc.* « Je cuide, dit Louis Guyon, qu'il fut amoureux de la princesse Jeanne d'Aragon, de l'illustre maison des Colonnes, attiré à son amour pour l'avoir vue, touchée, palpée sûrement en plusieurs parties de son corps , comme les médecins font coutumièrement par le privilège que leur donne leur art, et que, passionné pour acquérir ses bonnes grâces, a mis ce livre en lumière, qu'il lui a dédié... »
4. Quaod il en parle, il change le nom d'HippoIyte en celui de Lucrèce. Il l'appelle aussi Quiniia, parce qu'elle était la cinquième de ses maîtresses. (Niphus, De viro aulico, cap. xxxiii, p. 286.)
2. a Ce médecin n'a pas observé le serment qu'on lui fît faire, prenant ses degrés de médecine, entre autres préceptes, de ne convoiter les fîlles et femmes qu'il traitera... > (Guyon, Diverses leçons, vol. 111, Itv. IH, chap. xii; cité par Bayle.)