‹ Raphaël: Peinture de Portraits, Volume 2Chapitre 58 sur 131 · Dante, PurgaL, cant. xxix, v · texte numérisé non relu

Dante, PurgaL, cant. xxix, v

ressenti, tandis que le peintre, toute remarquable que soit sa peinture, n'a fait qu'une œuvre de commande et de seconde main. En lisant Niphus et Pompejus Colonna, on sent vivre et palpiter le modèle de perfection qu'ils ont adoré. En voyant le portrait de Raphaël, on n'éprouve rien du contact direct de la vie. Niphus a pu, comme dit Bayle, « se chauffer de près à ce grand feu » ; tandis que Raphaël n'en a jamais ressenti la flamme; la preuve en est dans l'œuvre ellemême, qui parle sans ambiguïté. Si l'histoire, sur ce point, n'a rien dit jusqu'ici, c'est qu'on ne l'a pas assez soigneusement interrogée. Nous allons voir qu'elle est en parfait accord avec le tableau.

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