‹ Raphaël: Peinture de Portraits, Volume 2Chapitre 61 sur 131 · Vie du duc d'Albe, cbap. ii, p · texte numérisé non relu

Vie du duc d'Albe, cbap. ii, p

d'hommages; elle avait doté des monastères et bâti des églises*, sans cesser d'être en bonne intelligence avec Pie IV (1556-1565), saint Pie V (1565-1572) et Grégoire XIII (1572-1585).

Le Tempio alla divina signora donna Giovanna d'Aragonaj publié par Ruscelli en 1555, démontre à quel point Jeanne d'Aragon, alors âgée de cinquantetrois ans environ, était encore en possession de sa beauté. On n'élève pas de temple à une femme qui a vieilli en cessant d'être belle *• Jeanne d'Aragon Colonna resta donc belle jusque dans sa vieillesse. Elle avait une sœur, dona Maria d'Aragon, mariée h Alphonse d'Avalos, marquis du Guast, l'un des meilleurs capitaines de Charles-Quint. Sorbière place dona Maria, qu'il nomme la marquise del Vasco, parmi les femmes savantes'de son temps', et Brantôme la met au nombre des beautés qui durent longtemps. Brantôme, qui se trouvait à Naples en 1559, raconte « les dou-

I. ParticulièremeQt libérale envers les jésuites, elle avait fait rebâtir l'église de Saint-André, que l'évoque de Tivoli laur avait donnée en 4566. Ce fut elle aussi qui donna aux Capucins, en 4575, les grands jardins de MonlecavaJo, pour y élever Téglise et le monastère du Saint-Sacrement. (Voir RUralto di Roma moderna, p. 544. Roma, 4653.)

t. En 4556, c est-à-dire quand Jeanne d'Aragon avait cinquante-six ans environ, Giuseppe Belussi publia également, à Florence, un Dialogue intitulé : le Imagini del tempio délia signora donna Giovanna d'Aragona» C'est un livre de 424 pages, où les éloges de plusieurs dames sont mêlés à ceux de la déesse du temple, Jeanne d'Aragon.

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