Carteggio, t. II, p
lien de Médicis, chez les descendants d'Ottaviano Medici*. Puis on perd en même temps la trace de ces deux peintures. L'une, ainsi que nous l'avons dit, a été sauvée de l'oubli par la copie d'Alessandro Allori; l'autre aussi nous a été relativement conservée par une copie que possède le musée Fabre à Montpellier. Cette copie était en 1824 dans une villa des environs de Sienne et fut donnée en payement à un peintre florentin qui avait décoré plusieurs chambres de cette villa. Deux ans plus tard, en 1826, Fabre l'acquit à vil prix, et ne se fit pas faute de dire aussitôt qu'il était en possession d'un Raphaël. Le malheureux peintre, qui n'y avait rien vu, réclama, voulut résilier le marché. Fabre tint bon, et se hâta d'emporter son portrait au delà des monts. Ce n'élait là cependant qu'une copie ancienne, qui a déplorablement poussé au noir, et dont l'exécution est loin d'être magistrale».
Laurent est représenté à mi -corps et de trois quarts à gauche. On reconnaît également en lui encore un Médicis, mais un Médicis dégénéré déjà, un de ces Médicis du xyf siècle, incapable d'héroïsme et de grandeur, capable seulement de toutes les violences. La tête est coiffée d'une barrette ornée d'une médaille. La barbe et les cheveux sont bruns et coupés court. Les traits ont de la mollesse et de l'indécision, le caractère en est absent. Le pourpoint, à manches