‹ Raphaël: Peinture de Portraits, Volume 2Chapitre 65 sur 131 · Vasari, t. Vm, p · texte numérisé non relu

Vasari, t. Vm, p

3. Celle copie, peinte sur un panneau de bois^ mesure 0°^,98 de haut sur 0",74 de large.

rouges, est broché d'or et découvre une chemise de linge blanc. Sur ce pourpoint est jeté un manteau garni de fourrure. La main droite tient le pommeau d'un poignard, la main gauche tombe naturellement le long du corps.

En 1518, Laurent de Aiédicis avait vingt-six ans, mais il était usé de débauches. Sa vie, compromise par tous les excès, touchait à son terme. Il était né le 13 septembre 1192, deux années avant la mort de son aïeul Laurent le Magnifique, et n'avait que deux ans quand sa famille fut chassée de Florence. Son enfance se passa à Urbin, où le bon Guidobalde et la duchesse Elisabeth Gonzague lui prodiguèrent les plus tendres soins. Pierre de Médicis, son père*, étant mort en 1503, il devint chef de famille à l'âge de onze ans, sous la tutelle de ses deux oncles, Jean et Julien de Médicis. Il rentra à Florence en 1512, dévoré d'une précoce ambition et prêt à tout pour l'assouvir. Julien avait été mis à la tête du gouvernement, mais le jeune Laurent ne se tint pas longtemps au second plan. Léon X, dès son avènement à la papauté, fut circonvenu par Aiphonsine Orsini*, et donna le pouvoir à son neveu. Ce que Julien avait concédé aux Florentins, Laurent le reprit. Il voulut avoir toutes les magistratures dans ses mains, se fit nonuner capitaine général, s'empara du Trésor public, où il puisa jusqu'à épuisement,

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