‹ Rapides du Long-Sault, fleuve Saint-Laurent [microforme]Chapitre 15 sur 158 · F FA · texte numérisé non relu

F FA

è à LOC FO Commission of Conservation w° Canaèdn

HONOURABLE CLIFFORD SIFTON, CHAIRMAN JAMES WHITE, SECRETARY i912

LONG SAULT RAPIDS AND VICINITY SHOWING + ROPOSED WORKS OF LONG SAULT DEVELOPMENT COMPANY D À —— mien Channels, which.by the Ashburton Treaty,are to be kept free and open to the ships, vessels and boats’ of Great Britain and of the United States, are shown thus - - - -

ce- 6rcige usua//- forms here first, as in 179. /887 and 1995

The Long Sault Cos plan contemplates pl the South Sault channel to 25 to 90 feet, and widening it to 600 feet.

6 em "+

ARS Long Sault Cos plan contemplates dee, the South Sault channel to 25 Lx)

end widening it to 600 feet.

ST LAWRENCE POWER CO, DAM ano POWER HOUSE

de cette île par les Etats-Unis leur aurait permis d’y bâtir des forteresses, qui eussent été une menace pour la principale station navale britannique sur les Grands lacs.

Traité d’Ash- Au cours de négociations ayant précédé le traité d’Ash-

,1882 burton, la question des bornes du Maine dominait tous les autres différends entre la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. Dès que Lord Ashburton et M. Webster eurent réussi à s’entendre, ils se mirent à l’étude de la ligne frontière qui passe par la rivière Ste Marie, le lac Supérieur et les Communications par eau entre le lac Supérieur et la rivière Rainy.

Lorsque Lord Ashburton fit la concession de l’île St. George (sugar) dans la rivière Ste Marie, il y attacha des conditions d'accommodement. Le 16 juillet 1842, il écrit à Mr. Webster:

“En faisant l’importante concession de l’île St. George sur cette borne, je suis tenu d’y attacher une condition d’accomodement qui, par expérience, a été rendu nécessaire à la navigation sur les grandes eaux qui bornent les deux pays; accommodement qui, je le crois, ne peut créer aucun inconvénient à l’un ou à l’autre. C’é6tait la demande formulée par le Commissaire Anglais lors du compromis susdit; mais aucune entente ne fut conclue, car il n’était

pas alors, pas plus que je ne le suis maintenant, disposé à céder la possession et la souveraineté de l’île St. George.

‘“‘Le premier de ces cas est à la tête du lac St. Clair, où la rivière de ce nom se jette dans le lac Huron. On a fait observer que le chenal qui longe le bord des Etats-U'nis en cet endroit est non seulement le meilleur pour la navigation, mais le seul passage possible, lorsqu'il vente. Ceci étant, je ne vois pas que l’on puisse refuser à un navire anglais d'y passer; mais, comme règlement définitif des frontières, il convient de faire ressortir sous quelles conditions les commissaires seraient probablement venus à s’entendre, s'ils avaient connu les faits.

“L'autre cas, d’une description presque similaire, se trouve sur le St. Laurent, à quelques milles de la frontière À St. Regis. Les Commissaires, en distribuant les îles du fleuve, adjugèrent aux Etats-Unis les îles Barnhart et Long-Sault. Cette partie du fleuve est couverte de formidables rapides, le seul passage sûr est situé sur le côté Américain, entre ces Îles et la terre-ferme.* Nous voulons insérer une clause en notre traité qui stipulera que, sur une faible distance, c’est-à-dire, de l’extrimité supérieure de l’île Long- Saultf à la partie inférieure de l’île Barnhart, les chenaux du fleuve seront utilisés par les bateliers des deux pays.

*Le chenal Sault du Sud et le chenal principal. L'ile Croil.

RARE RAR LN EE RENE mr

“Je ne vois pas que l’on puisse, à juste titre, s’opposer à de telles demandes, étant donné que les Etast-Unis ont cédé tout ce qui est essentiel à la limite que j'ai maintenant à vous proposer.”

M. Webster admit que ces chenaux seraient libres pour les vaisseaux des deux pays, et il réclams, en même temps le même privilège pour

le chenal entre l'ile Bois Blanc—tle canadienne dans la rivière Détroit— et la rive canadienne.

Le 27 juillet M. Webster répondit:

“En outre de l’entente sur la ligne de division par laquelle passent ces parties controversées de la frontière, vous avez aussi suggéré, puisque le règlement projeté se poursuit moyennent compee et équivalents, que les bateaux appartenant aux sujets de

a Majesté soient autorisés à passer par les rapides du Long-Sault dans le fleuve St. Laurent, de chaque côté des tles du Long-Sault,*

Em 2e ADD ge a PE ER à

vière St. Clair se jette dans le lac du même nom, soient libres et ouverts aux vaisseaux des deux pays. Nulle objection raisonnable é sous ce rapport; et, quant aux Etats-Unis, il est désirable que leurs vaisseaux en entrant du lac Erié dans la rivière Détroit, sient la liberté de passer entre

n no EE om moe ont DES

Re qui a été convenu à pere de l’usage commun de certains passages dans les rivières et les acs, être un sujet de stipulation régulière.’

Lord Ashburton accepta ces conditions, il fit observer en même

temps:

“Je ferai remarquer, aussi, que |’ libre de la navigation dans le du Long-Sault, sur le St. t, doit être étendu en aval de lle Barnhart, en vue d'éviter ces rapides.”

L'article VII du traité d’Ashburton stipule que:

“Il est convenu en outre que les chenaux du fleuve St. Laurent, vers les deux côtés des tles du Long-Sault et de l'île Barnhart, les chenaux de la rivière Détroit, sur les deux côtés de l’île Bois Blane, et entre cette fle et les côtés américain et canadien, et tous les Ee entre les diverses Îles sises près du débouché de 1a rivière

t. Clair, dans le lac du même nom, seront également libres et ouverts aux navires, vaisseaux et bateaux des deux pays.”

11 est évident, par ce qui précède, que les Etats-Unis sont tenus, par les termes du traité d’Ashburton, de garder les chenaux des deux cotés des iles Long-Sault, Barnhart et Croil “libres el ouverts aux navires,

‘Iles Croil et Long-Sauit.

LTAVS DNOT AA SAGIAVEE SA HLENANM AOL MLLHV AN SX VA IAA À

rame

Re Lt rentes ERP de 4

vaisseaux et bateaux des deux pays” et, que, de plus, il est interdit de placer en ces chenaux des constructions qui entraveraient le moins du monde la navigation.

Le fleuve St. Laurent constitue la grande voie navigable de l’Atlantique au coeur de l'Amérique du Nord. La conservation de l'intégrité de cette voie est un sujet qui demande l’action conjointe des gouvernements du Canada et des Etats-Unis.

Bientôt il sera nécessaire d'élargir et de creuser les chenaux de ce fleuve pour permettre aux navires d'y passer. Lorsque cette nécessité sera présente, de nombreuses et puissantes forces hydrauliques seront créées dont la vente contribuera À payer, en partie, sinon toutes les dépenses qu’entraîneront ces améliorations.

Il a été péremptoirement démontré que les droits de la navigation priment ceux de la production de la force motrice; c’est une doctrine fondamentale. 11 faut done empêcher tout particulier ou particuliers de crééer un état d’affaires qui, de sa nature, serait présentement un obstacle à la navigation, ou qui pourrait empêcher ou gêner les améliorations futures.

DANGER Du PROJET DE BARRER LE Sauzr pu Sup

Le danger actuel—et c’est un véritable danger—qui menace les intérêts du Canada dans le fleuve St. Laurent, consiste dans le désir et les efforts de la Long Sault Development Company de vouloir construire un barrage dans le chenal du Sault du Sud. La compagnie se propose aussi de construire une usine génératrice et une écluse à travers le chenal, entre le bas de l’tle Long-Sault et le côté de la terre-ferme. C'est une partie du grand projet de la compagnie qui cherche à utiliser la totalité de la force qui peut être développée au Long Sault.*

Ouvrages Com- Ce projet important comprend la construction d’un pris dans le plan barrage d'environ 3,800 pieds de longueur, entre l’île Barnhart et l’extrimité nord-est de l’île Long-Sault. Le chenal qui sé-

*La Long Sault Development Company, sur le côté américain, possède presque toute l’île Barnhart et la moitié est de l'île Long-Sault, ainsi que les droits riverains autour de l'extrémité ouest de cette dernière, aussi près de 2,000 acres de terre sur les côté de la terre ferme, à partir d'un point vis-à-vis de l'extrémité est de l'ile Barnhart, situé à la partie supérieure du canal de Messens, sur une longueur d'environ huit milles. Les deux compagnies font l'acquisition de terrains sur leurs côtés respectifs du fleuve jusqu'à une altitude de 215 pieds au-dessus du niveau de la mer, quiseront beaucoup au-dessus du niveau proposé; elles s'approprient aussi des droits riverains, le long des tributaires du fleuve, St. Laurent, où les riverains sont exposés à subir des dommages.

pare l’île Barnhart de l’île Sheek serait élargi d'environ 1,000 pieds, et utilisé comme canal pour amener l’eau aux coursiers des ouvrages qui seraient construits sur l’extrémité est de l’île Barnhart. On se propose de construire, en cet endroit, un barrage sous forme d’un V, d’environ 1,450 pieds de longueur, et adjacent, du côté canadien, à l’écluse 20 du canal de Cornwall. Ilest question d’utiliser en cet emplacement de force hydraulique une chute d’environ 40 pieds. Le barrage projeté dans le chenal du Sud utiliserait une chute d’environ 35 pieds. (Voir le plan annexé qui présente une description générale des ouvrages proposés.)

La compagnie se trouvera peut-être aussi obligée d’élever le niveau du barrage du chenal du Sault du Sud, afin de refouler les eaux jusqu’à la prise d’eau du canal actuelle qui conduit l’eau à l’usine génératrice de Massena, N.Y. La chute nominale de l’eau utilisée par l’usine génératrice de Massena est d'environ 80 pieds, mais on dit que sur le parcours du canal il se perd trois ou quatre pieds. On élargit en ce moment le canal de Massena, pour permettre à une plus forte quantité d’eau d’y passer, laquelle sera utilisée par une nouvelle usine génératrice en construction.

de Vu le projet d'immenses entreprises de production de É Rickey

forces hydrauliques par la Long Sault Development Company, il importe de noter l’opinion énoncée devant le Comité des Rivières et des Havres de la Chambre des Représentants des Etas-Unis, par M. James W. Rickey, ingénieur en chef de la Compagnie

“Ce développement total”, dit M. Rickey, ‘a pour objet d’utiliser, en dernier lieu, toute partie de force disponible à cet endroit— peut-être pas de notre vivant—mais rien en ce ae 27 st total ne s’oppose à l’utilisation entière de la potentialité du fleuve St. Laurent en cet endroit. Ce facteur est réellement d’une très

de importance. Dans le passé, et même dernièrement, plusieurs

orces hydrauliques ont été imparfaitement exploitées; à peine les a-t-on effleurées, et l’on a mis des obstacles à leur complet développement.”

Et M. G. R. Malby, qui a présenté les bills au Congrès pour la Compagnie, dit:

“Il ne reste plus qu’un point. On semble croire que la moitié de l’eau qui passe au nord de l’île Barnhart devrait être utilisée sur le territoire canadien. Or, si l’on examine le projet, on s’aperçoit que tel n’est pas le cas. Le projet comporte, tel que M. Rickey le fera remarquer, que la grande usine génératrice de tout le système se trouve entièrement en territoire américain. au pied de l'le Barnhart; et, bien que l’eau passe à travers une partie du territoire canadien, la production de la force sera effectuée dans les Etats-Unis.”

UN ÉVNASSVIL VAN VANO,) HAMOG HAADH HONAHMVT LS VT HA

BODLVHANEE) ANIS LT V LNAHAVT LS HAN AO AV ,T AG ENENV LAID VXASSVIL HOBELON HOHOA AG 'IVAV,) AT

NT

= gen et

Apte tb ou à 1 Da AR set ja ab ea HR TEEN | €

Si la ‘grande usine génératrice de tout le système se trouve entière-

ment en territoire américain,” il n’est pas probable, n’est-ce-pas, que le Canada puisse avoir aucun contrôle sur la Compagnie.

Production La grande somme de force, qui peut être produite au de Force canal du Sault du Sud, est un motif suffisant pour pousser un Facteur une grande corporation à construire de tels ouvrages de production d'énergie électrique, même si l’on ne devait pas obtenir d’autres avantages, par suite de création d’autres forces hydrauliques dans le voisinage. Comme je l’ai déjà fait remarquer dans la première partie de ce rapport, des mesures ont été prises pour former une somme de $1,550,000 qui sera appelée à faire face aux dépenses des travaux préliminaires se rattachant au barrage projeté dans le chenal du Sault du Sud. On a dit aussi que, si possible, ce barrage devrait être construit sans le consentement du Canada. Si la Long Sault Company pouvait construire de tels barrages dans le Sault du Sud, il serait alors très difficile de mettre à exécution tout plan général d'amélioration du fleuve dans son ensemble, à moins de payer d'énormes sommes pour dommages causés. Comme les ouvrages seront tous en “territoire américain”, leur expropriation sera impossible.

La construction des ouvrages projetés sera un grand danger pour la navigabilité du fleuve St. Laurent et du système des Grands lacs. Les

droits acquis créés par la construction de tels ouvrages rendront extrèimement difficile—sinon impossible—les travaux nécessaires à l’amélioration et au creusage du St. Laurent. Lorsque le temps sera venu, pareils travaux devront être entrepris par le Canada ou les Etats-Unis, ou par les deux pays. Nulle considération, quelque importante qu’elle puisse paraître, ne devrait permettre à des particuliers d’avoir le contrôle du St. Laurent.

Page 1