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s'étend sur des milles vers le haut du courant. Les barrages projetés du Longt-Sault remplaceront les amoncellements de glace que produit maintenant une couche de glaçons disposés de manière à boucher artificiellement le fleuve.
t Les défenseurs des barrages du Long-Sault ont allégué Faliacieux que des phénomènes naturels se sont déjà manifestés dans le fleuve St. Laurent, phénomènes que l’on dit être la contrepartie de ceux qui surviendraient si les berrages étaient construits. Par exemple, M. Rickey dit
“On sait que le chenal principal du fleuve, qui passe au nord du Long-Sault, n’est jamais bouché de glace, même lorsque les eaux, que refoule l’entassement des glaces au lac St. François, font disparaître les rapides, créant ainsi des états de choses essentiellement semblables à ceux que produiront les barrages projetés.”
La fausseté de cette théorie est celle-ci: certaines conditions existent dans le fieuve St Laurent; or il peut survenir des circonstances exceptionnelles, telles qu’un amoncellement dans le lac St. François, qui produirait le même résultat que les barrages, s'ils étaient déjà construits. Mais si ceux-ci avaient déjà été en place, la formation des amoncellements de glace aurait commencé à partir de là. En d’autres mots, ces barrages
auraient surélevé l’eau d’amont jusqu’à un niveau suffisamment haut pour “faire disparaître les rapides”, dont le résultat eût été des plus désastreux.
Tenir Artificiel- M. Rickey prétend, en outre, qu’il est possible et failement le Fleuve sable de tenir le fleuve St. Laurent libre de glace par des Libre de Glace moyens artificiels. Voici ce qu’il dit à ce sujet:
“La St. Lawrence River Power Company a tenu le chenal du Sault du Sud libre de glace pendant les hivers de 1903 à 1906 inclusivement, même lorsque les vents du nord-ouest, forçaient presque toutes les glaces du fleuve à passer par le chenal. Avant et après ces dates on n’a pas essayé de tenir ce chenal ouvert, et chaque hiver il était bouché par des amoncellement de glace. Cela prouve donc péremptoirement qu'il est possible d'empêcher les glaces d’obstruer les chenaux, à condition que l’on prenne les moyens voulus. 11 sera tout aussi faisable de tenir libre le chenal principal de chaque côté de l’île Croil, après la construction des barrages projetés, et d'empêcher, pour toujours, la possibilité d'inondation de Morrisburg par les glaces.”
Il ne sers iainement pas sage d'augmenter les causes de la formation des am. -llements de glace, sous prétexte de les faire disparaitre par des moyens artificiels, surtout lorsqu'il faut tant dépendre du tra-
vail de l’homme. Si l’on admet que les théories de M. Rickey sont exactes, il est évident que tout accident qui surviendrait à ses briseglace aurait pour conséquence de remplir le fleuve de monceaux de glace.
Effets des La création de grands biefs à surfaces comparativement Barrages sur immobiles, en amont des divers barrages, aura pour les Glaces résultat la formation des glaces dès le commencement de l’hiver, ce qui plus tard, contribuera sensiblement à la création de ces moncellements, pendant la première partie de l'hiver; il s’ensuivra donc une plus grande accumulation de glace, et cet état de choses facilitera aussi l’entassement des neiges pendant un espace de temps plus long, et tout cela contribuera à créer des inondations.
Le professeur H. T. Barnes, de l’université McGill, qui a consacré plusieurs anne:s à l’étude scientifique des glaces dans le St. Laurent, appréhende toute création d’obstructions artificielles à cet endroit. Il dit à ce sujet:*
“La construction des barrages projetés, maintenant sous considération, servira simplement à refouler, plus en arrière, les amoncellements de glace dans l’étroit passage du fleuve, où les premières formations des glaces de surface, en automne, ne pourront pas se distribuer sur la grande étendue du lac St. François. Il est vrai que le surélèvement du niveau de l’eau par les barrages projetés fera disparaître les principaux rapides; mais cela n’aura aucun effet sur les forts courants d’amont, et n’empêchera pas l’accumulation du frasil et des glaces d’arrêt, sur une superficie d’au moins di. milles carrés d’eau libre, de former un entassement de glaces en amont des barrages. Au printemps, toute cette masse de glace sera retenue par les barrages, jusqu’à la fonte en avril, ce qui aura pour effet de retarder de beaucoup l'ouverture de la navigation en ces eaux.
“Personne ne saurait calculer les graves conséquences que peut produire la construction de ces barrages dans les parties étroites du fleuve, vu l'immense étendue d’eau ouverte d’amont. La nature révèle sa puissance d’une facon trrésistible, lorsque s'engage une lutte entre l’eau et la glace dans un fleuve d’une puissance telle que le St. Laurent.”
Amélioration En outre des recommendations faites par la Commisdu Trafic des sion de la Co:crvation et d’autres organisations, au sujet
Touristes de la conservation de la beauté naturelle du fleuve, il est
intéressant de noter ce qu’en dit M. Rickey:
*Voir l'annexe XXV, page 269, avec carte.
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