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ANNEXE XI (b) SECOND RAPPORT DES INGENIEURS DU GOUVERNEMENT
Ottawa, le 12 janvier 1910
Monsieur.
Nous avons l’honneur de faire le rapport suivant sur la requête de la St. Lawrence Power Company Limited, adressée à Son Excellence, le Gouverneur en Conseil, pour permission de construire des barrages dans le fleuve St. Laurent:
Le 15 décembre 1908, nous avons présenté un rapport sur les faits contenus dans la demande de la Compagnie, à cette date. Les objections exprimées contre le plan original ont été aplanies dans une large mesure. L'intégrité du canal de Cornwall a été conservée. On ne nous a pas soumis les plans détaillés du genre de barrages projetés; de tels plans devront être examinés, avant que la compagnie reçoive permission de commencer la construction des ouvrages. D’après un calcul approximatif, il sera
possible de produire environ 600,000 h.p. aux endroits choisis pour les barrages. La création d’une si énorme quantité de force sera d’une importance majeure pour la région mentionnée. Nous savons par expérience que dans le voisinage d’une telle production de force s’établissent des industries et se fondent des villages et des villes. Nous sommes persuadés que le projet mérite la plus sérieuse étude de la part du Gouvernement.
Sur les plans figure la construction d'une écluse dans le chenal américain, et les objections exprimées contre la première proposition s’appliquent également à celle-ci, c’est-à-dire que chenal voisin de l’écluse, en son état actuel, est tortueux, qu’un courant impétueux le traverse, et d’après nous, on ne devrait pas accepter ce canal tel qu’il est. Toutefois, nous sommes d’avis qu’une seule écluse, d’environ mille pieds de longeur, entre des coins encaissés, d’une largeur de quatre-vingt-cinq pieds et d’une hauteur d’eau de vingt pieds au busc, devrait être construite sur le côté canadien, afin de doubler le canal de Cornwall. Nous croyons que si ce canal est construit d’une manière satisfaisante, il aura pour effet d’éliminer la plupart des objections que la Richelieu & Ontario Navigation Company peut soulever contre la descente des rapides par ses bateaux. Il faut aussi un passage pour les billes de sciage, ainsi que les piles et estacades flottantes voulues pour la protection de
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l’industrie du bois et le libre usage du fleuve
garde le danger de const le St. Laurent.
Les plans ne font mention que d’ tion de force sur le côté canadien, et telles qu’il sera difficile d’augmenter | sur le côté canadien, jusqu’à la somm qui, d’après nous, devrait Pourr&i: s’aplanir, si la C du Canada cinquante pou doute que, si le projet se tition plus équitable des usines génératrices.
Nous désirons réitérer la nécessité d’une entente parfaite entre le Bouvernement du Canada et celui des Etats-Unis, en ce qui regarde la surveillance et la direction des plans, des devis et du détail des ouvrages en question. Nous recommandons de placer sous la direction d’un employé de chaque gouvernement la surveillance conjointe du niveau de l’eau du fleuve et du réglage du débit.
On nous a questionné Pour savoir quel effet pourrait avoir la cons-
tion des barrages Proposés sur le niveau de l’eau dans le port de Montréal. Nous répondons en disant qu’il sera parfaitement nul.
Il est entendu que le présent rapport ne prétend pas toucher aux emplacements choisis pour les différents barrages, usines génératrices, OU autres ouvrages se rattachant au projet. Tous ces sujets seront réglés plus tard, si le Bouvernement adopte le projet.
Nous sommes, Monsieur, vos obéissants serviteurs,
(Signé par) M. J. BUTLER Ingénieur en chef, Ministère des Chemins de Fer et Canaux (Signé par) EUGÈNE D. LAFLEUR Ingénieur en chef, Ministère des Travaux Publics (Signé par) WM. P. ANDERSON Ingénieur en chef, Ministère de la Marine et des Pécheries
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