‹ Rapides du Long-Sault, fleuve Saint-Laurent [microforme]Chapitre 97 sur 158 · V. Amélioration de la Navigation · texte numérisé non relu

V. Amélioration de la Navigation

Actuellement les bateaux d’un tonnage ordinaire ne peuvent pas passer par le chenal du Sault du Sud ni par le chenal Little. Des bateaux qui remontent le fleuve nul ne peut passer par le chenal principal entre l’île Long-Sault et l’île Barnhart, et nul bateau marchand ne peut descendre le fleuve par cet endroit. On peut dire qu’un seul bateau de passagers traverse ce chenal une fois par jour, pendant trois ou quatre mois de l’année. Ce bateau ne tire que six pieds d’eau, et il peut sauter les rapides, mais ne peut les remonter. L’excitation causée par le tourbillonnement des eaux et le danger du passage forment la principale attractior le ce coup d’audace. La seule voie suivie par les bateaux de grandes dimensions est le canal de Cornwall qui commence à partir du chenal principal du fleuve au nord de l’île Long-Sault et entre dans un petit lac au nord de l’île Sheek, traverse ce lac et se continue ensuite le long de la rive nord du fleuve et rejoint la partie principale du fleuve à Cornwall, à l’est de l’île Barnhart.

Il y a six écluses en ce canal, et le passage d’une extrémité à l’autre est très lent. M.John Kennedy, ingénieur canadien d’un haut mérite, représentant la commission du port de Montréal a déclaré devant votre Comité que les canaux du St. Laurent se démodent rapidement, et qu’il sera nécessaire de construire bientôt d’autres pour donner passage à des navires de plus grandes dimensions et à un volume de trafic plus considérable. Le plan projeté ne comprend qu’une seule écluse, ce qui est une grande amélioration.

Ce bill stipule que la loi générale des barrages s’appliquera à tous les ouvrages construits dans le fleuve St. Laurent au sud de la ligne frontière internationale. Il serait donc à propos d'examiner quelquesunes des dispositions de cette pièce de sage législation, rapportée par le comité du commerce interétat et étranger, destinée à sauvegarder les intérêts de la navigation. Il déclare qu'aucun ouvrage du genre mentionné dans le bill, actuel'ement pendant, ne sera commencé dans aucun cours d’eau navigable, avant que les plans complets d’un tel ouvrage n'aient été soumis au Secrétaire de la Guerre et au chef des Ingénieurs, et n’aient reçu leur approbation, et qu'aucune dérivation d’eau

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