‹ Rapport général présenté par M. Thiers au nom de la Commission de l'assistance et de la prévoyance publiques dans la séance du 26 janvier 1850Chapitre 9 sur 14 · IOJ DE L'ASSISTANCE PUBLIQUE · texte numérisé non relu

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chargée des établissements relatifs à la vieillesse.

Amélioration des logements. — Il est quelques autres soins encore auxquels l’État, dans sa sollicitude pour les classes pauvres, peut se livrer, bien que ces soins aient un caractère d’ingérance dans la vie individuelle. Mais l’imprévoyance naturelle aux classes de la société les moins cultivées, autorise en quelque sorte à leur égard une prévoyance plus active, et qui souvent même peut paraître gênante. Le principal de ces soins est celui des logements. Il n’est pas une partie de la vie de l’ouvrier plus négligée par lui, et à laquelle il attache moins d’importance. Elle intéresse cependant au plus haut point sa santé et sa conservation. Le lieu où il mange et couche, l’air qui circule dans ce lieu, agissent sensiblement sur son organisation, et quelquefois peuvent exercer sur sa vie la plus funeste influence. Il est des pays où l’action du logement, combinée avec celle du travail auquel l’ouvrier est habituellement livré, altère à tel point le physique des populations, qu’on n’y trouve plus de sujets propres au service militaire. L’humanité jointe à un grand intérêt de l’État, commande de veiller à cette partie de l’existence de l’ouvrier, par cela môme qu’il y songe moins, mettant son orgueil à être bien vêtu les jours de fête, son sensualisme à boire avec excès, et s'inquiétant peu de la salubrité des lieux où il ne passe que les nuits. Dans certains pays, le

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