C. — Sac conjonctival
H. — Sourcil.
AE. — Apophyse orbitaire externe.
EA. — Cellules ethmoïdales antérieures.
EP. — Cellules ethmoïdales postérieures.
NO. — Nerf optique.
CN. — Cloison des fosses nasales.
MS. — Méat supérieur.
rieure. Sa direction générale est en bas, en dedans et en arrière, tandis que Tinfundibulum est, au contraire, dirigé
en bas et en avant, de telle sorte que, pour arriver à pratiquer le cathétérisme du conduit naso-frontal, il faut donner au stylet ou à la sonde une courbure très prononcée à concavité antérieure (Jurasz, Panas). L'infundibulum est situé immédiatement au-dessus et en arrière de l'ostium maxillaire et l'on peut comprendre que, dans le cours d'une sinusite frontale, le pus pénètre facilement dans l'antre d'Highmore. En outre, la propagation contraire du sinus maxillaire vers le sinus frontal est assez fréquente. L'infection se fait de proche en proche par la muqueuse, ou bien le pus maxillaire, gêné dans son écoulement par des accumulations polypeuses du méat moyen, reflue vers l'infundibulum à la faveur du décubitus dorsal (Luc, Lenhardt).
Les cellules ethmoïdales antérieures viennent s'ouvrir, elles aussi, dans le méat moyen et quelques-uns de leurs orifices de communication affectent, avec le canal naso-frontal et avec l'ostium maxillaire, des rapports qui expliquent la propagation si facile de l'infection vers ces cellules ethmoïdales antérieures (Mouret). Au contraire, les cellules ethmoïdales postérieures, situées immédiatement au-devant du corps du sphénoïde, s'ouvrent au-dessus de la ligne d'insertion du cornet moyen, dans le méat supérieur par conséquent. Leurs orifices assez larges leur permettent d'échapper aux dangers de rétention dans bon nombre de cas.
Enfin, pourle sinus sphénoïdal, c'est sur sa face antérieure, tournée vers la cavité nasale, que se trouve l'orifice de communication, de chaque côté d'une crête médiane qui s'articule avec le bord postéro-supérieur de la cloison, par conséquent dans la partie la plus reculée de la cavité nasale. 11 est difficilement accessible à la rhinoscopie postérieure et, pour l'aborder, on est quelquefois obligé de réséquer le cornet moyen. Il se présente sous la forme d'une fente longitudinale par suite de la disposition valvulaire de la muqueuse. En avant de cet orifice, se trouve une gouttière le long de laquelle s'écoule le pus du sinus, baignant le bord supérieur de la choane correspondante, la queue des cornets supérieurs et moyens et fusant vers le pharynx. Comme pour le sinus maxillaire, l'orifice n'étant pas situé au niveau de la partie la plus déclive, le pus ne peut s'échapper que par trop plein.
DE LAPERSONNE
Je n'ai pas besoin d'insister sur la structure de la muqueuse de ces cavités qui est la contiuuation de la muqueuse nasale, sur sa richesse vasculaire, qui a fait décrire un véritable tissu caverneux, les anastomoses de ses veines, ses congestions faciles qui peuvent arriver à oblitérer momentanément les orifices de communication, son chorion qui sert de périoste aux os sous-jacents, sa riche innervation dépendant du trijumeau.