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DELPHINUS GRAMPUS, OU DELPHINUS ORCA, ou PHocœnA Onca. Français— Gibbar, Epaulard.
Anglais— Grampus.
De la classe des Mammifères, de l’ordre des Cétacés, de la famille des Delphiniens, du genre Phocæna.
Le Gibbar qu’on rencontre sur les côtes du golfe et du fleuve St. Laurent, jusqu’à la hauteur du Saguenay, a de 20 à 25 pieds de longueur.
Il est très vorace et se nourrit de poissons, hareng, capelan, lançon.
Il est noir sur le dos et blanchâtre sous le ventre. Il a une nageoire dorsale qui est très remarquable à cause de sa forme pointue et recourbée en arrière. Sa queue est horizontale comme celle de la baleine.
Il est assez rare qu’on fasse la chasse à ce mammifère, parce qu’on retire peu d’huile de sa graisse.
DELPHINUS COMMUNIS, DELPHINUS PHOCŒNA, PHOCŒNA VuLaanis. Français—Marsouin Commun.
Anglais—Black Porpoise.
Ce Cétacé, du même genre que le précédent, est très commun dans toutes nos mers.
On en rencontre dans le golfe, des troupeaux nombreux, surtout à l’apprcche des tempêtes : c’est alors que ces animaux sortent hors de l’eau qu’ils battent de leur queue en forme d’éventail, et qu’on les voit exécuter ces plongeons et ces gambades qui amusent tant les marins.
Ils sont zoirs à la partie supérieure du corps et gris à la partie inférieure ; ils ont une nageoire dorsale.
La chair est assez bonne à manger ; autrefois, les populations maritimes s’en nourrissaient; maintenant, on en fait peu d'usage. On ne retire que peu d’huile de leur graisse ; c’est la raison pour laquelle on se livre peu où pas du tout à la chasse de ces cétacés.
La Poursille, qu’on rencontre si souvent sur nos côtes, n’est qu’une variété plus petite du phocæna vulgaris. On tire de ce cétacé une huile qui jouit de beaucoup de célébrité parmi les populations maritimes, pour la guérison des douleurs rhumatismales.
DELPHINAPTERA BELUGA, DELPHINUS B&LUGA, DELPHINUS Lucas.
Français— Dauphin Beluga, Marsouin Blanc.
Anglais— White Porpoise.
De la classe des Mammifères, de l’ordre des Cétacés, de la famille des Delphiniens, du genre Beluga.
Ce cétacé, dont on voit des troupeaux immenses dans le fleuve St. Laurent, depuis Matane en amont jusqu’à l'Ile au Coudre, et qui habite surtout l’embouchure du Saguenay pendant l'hiver, fournit une huile abondante et d’une qualité supérieure, dont on se sert principalement en Canada pour l’éclairage de nos phares. On fait la pêche du marsouin blanc, le printemps à l'Ile au Coudre, à la Rivière-Ouelle, et l’automne, à l’entrée du Saguenay.
Son corps est cylindrique et d’une longueur de 9 à 15 pieds; sa peau est blanche. Les petits sont grisâtres. Le marsouin blanc n’a pas de nageoire dorsale. On fait avec sa peau un cuir excellent et très fort, qui est très recherché dans le commerce et qu’on peut employer à beaucoup d’usages.
À M. Charles Têtu, de la Rivière-Ouelle, appartient l'honneur d’avoir trouvé, le premier, l’art de tanner le cuir de marsouin.
TRICHEOUS ROSMARUS.
Françgais— Trichèque, Vache Marine, Bête à Grandes Dents, Morse. Auglais— Morse, Walrus, Sea Cow. :
De l’ordre des Mammifères, de la famille des Carnivores Amphibies ct du genre des Trichéides.
Cet amphibie, qui atteint de 12 à 15 pieds de longueur, a la mâchoire supérieure armée de deux défenses lorgues quelquefois de deux pieds, et qui fournissent une ivoire très-dure. Son corps est couvert d’un poil très-fourni, dont la couleur est généralement noirâtre.
U a deux piéds à membranes antérieurs et deux postérieurs, qui lui servent de nageoires.
Le morse vit généralement en troupes, tantôt à l’eau, tantôt sur les glaces ou «ur les côtes basses.
Sa peau est très-dure, et lorsqu’elle est tannée, fournit un cuir très-épais et trèsfort, utilisé autrefois en Canada pour des traits de calèche ; et on extrait de sa graisse beaucoup d'huile de belle qualité. On trouvait autrefois cet animal par milliers sur les côtes du golfe, et ses lieux de prédilection paraissaient être l’Ile de Miscou et les Iles de la Madeleine, où il venait se reposer sur ces belles plages sablonneuses. Mais les prexciers habitants du Canada, et plus tard les anglais et les américains, lui firent une chasse si acharnée, qu'il finit par disparaître il y a environ 50 ans. Mais on trouve encore, sur beaucoup de nos grèves, enfouies dans les sables, des défenses, parfaitement conservées, de ces grands amphibies.
PHocA CRISTATA, STEMNATOPUS CRISTATUS, PHoCA LEONINA.
Français—Stemnatope à Capuchon, Phoque à Capuchon, Loup-Marin à Poche des pêcheurs des Iles de la Madeleine.
Anglais— Hooded Seal.
De l’ordre des Mammifères, de la famille des Carnivores Amphibies et de la tribu des Phocidés, du genre Stemnatope.
Le phoque à capuchon a de 7 à 8 pieds de longueur et quelquefois plus. Ce qui le distingue des animaux du même genre, c’est surtout un sac globulaire, mooile, et dont il peut à voionté se couvrir les yeux et le museau.
Son corps est très-gros et chargé de lard, dont on peut tirer, d’un adulte, jusqu’à 30 gallons d’huile.
Il habite les mers arctiques et la Baïe d'Hudson ; mais il fréquente beaucoup le golfe St. Laurent, où il arrive, vers la fin de l'automne, par bandes assez considérables; plus tard, on le trouve sur les glaces flottantes du golfe, sur lesqnelles les femelles mettent bas leurs petits dans le mois d'avril.
es petits ont le pelage blanc et les adultes de couleur brune. Nos pêcheurs tuent beaucoup de ces animaux tous les printemps.
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| 117 Lo PHOOA GROENLENDICA, CALOCEPHALUS GROENLENDIQUS. |
Frangais—Calocéphale Groëniandais, Phoque à Croissant. Anglais— Green-Land Seal, Harp Seal.
De l’ordre des Mammifères, de la famille des Carnivores Amphibics, et de la tribu des Phocidés, du genre Calocéphale.
Le phoque-croissant ou le Cœur, comme l’appellent les chasseurs de loups-marins des Iles de la Madeleine, a une taille moyenne de cinq à six pieds. Son pelage est gris, sa tête est noire, et il est surtout remarquable par une tache noire qu’il a sur leflanc. Les petits, jusqu’à l’âge de trois semaines, ont le poil blanc, long et laineux.
C’est un habitant des mers arctiques et des côtes du Groënland, comme son nom l’indique, mais il fréquente les côtes de Terreneuve, et le golfe St. Laurent en troupeaux immenses, en automne et en hiver et retourne à. la haute mer le printemps. C’est pour la chasse de ces amphibies sur les glaces, dans les mois de mars.et avril, qu’on équipe un si grand nombre de bâtiments à Terreneuve, aux Iles de la Madeleine, à la Pointe-aux- Esquimaux. On en fait aussi la capture, sur la côte du Labrador, au moyen de filets.
Chaque individu à l’âge adulte peut produire de dix à douze gallons d’huile.
CALOCEPHALUS VITULINUS, PHoCA V1TULINA, PHOCA LITTOREA..
Frangais— Phoque Commun, Veau-Marin, Loup-Marin d’Esprit. Anglais— Common Seal, Harbour- Seal.
De l’ordre des Mammifères, de la famille des Carnivores Amphibies, et de la tribu des Phocidés, du genre Calocéphale.
Le veau-marin a une longueur qui varie de trois à cinq pieds. Son pelage est d’un gris jaunâtre, et couvert de taches irrégulières, noirâtres.
Il habite les côtes des pays septentrionaux ; on en voit beaucoup sur les côtes du golfe St. Laurent et dans le fleuve, qu’il remonte même jusqu’à la Rivière Ottawa.
Il ne se tient pas en troupeaux comme les deux variétés qui le précèdent.
On en prend un certain nombre avec des filets sur la côte du Labrador, et on en tue beaucoup au fusil.
On retire de deux à quatre gallons d’huile de la graisse d’un veau-marin adulte, et les Sauvages font de sa peau un bon ouir à soulier.
GaDus MorRHUA, MORRHUA VULGARIS.
Français—Morue Franche, Cabillaud ou Cabéliau. Anglais— Codfish.
De l’ordre des poissons Malaceptérygiens, Subbrachiens, de la famille des Gadoides, du genre Morrhua.
La morue a son habitat dans les mers des climats froids et tempérés, où on la rencontre ar bancs, surtout à l’époque de son émigration de la haute mer vers les côtes, pour y époser ses œufs. | Qui n’a pas entendu parler du Grand Banc de Terreneuve, et de l’immense quantité de morue qu’on y pêche tous les ans depuis la fin du XVe siècle. Les côtes de Terreneuve, du Labrador, de Gaspé, sont surtout célèbres par l’abondance de morues qui les fréquentent annuellement, et qui ne paraît pas diminuer beaucoup, malgré la pêche active que l’on y fait de ce poisson depuis si longtemps.
La morue est ovipare et pond ses œufs le printemps, dans les eaux peu profondes, et généralement dans le voisinage des côtes. La fécondité de la morue est prodigieuse, et on a compté plusieurs millions d'œufs dans les ovaires d’une femelle. (C’est un des poissons les plus voraces que l’on connaisse, il mord à toute espèce d’appâts frais ou salés, et même à des poissons en étain luisant, et 4 des morceaux de drap rouge.
Je n’ai pas besoin de dire que la pêche de la morue forme la principale occupation de nos pêcheurs, et que ses produits séchés, constituent le plus grand article d'exportation du district de &aspé. Les appâts dont on se sert en Canada pour amorcer les lignes à morue, sont : le capelan, le lançon, le maquereau, l’encornet, les coques, le hareng, les burgaux, etc., etc.
Les morues adultes pèsent depuis 5, 10, 20, jusqu’à 100 livres. La nature des fonds qu’elles fréquentent, paraît donner à plusieurs d’entre elles une couleur différente: ainsi, celles qui habitent les fonds mous ou de vase, sont d’une teinte brune, tandis que celles qu’on pêche sur des fonds durs et pierreux, sont plutôt rougeâtres.
Elles se nourrissent de poissons, de crustacés, de mollusques, de zoophites, et enfin de tout ce qu’elles trouvent ; elles s’entre-mangent même.
Je ne puis terminer ces courtes remarques, sans affirmer que la morue est le poisson le plus précieux que nous ayons en Canada.
GaDus ÆGLErINUS, MORRHUA ÆGLErINIS.
Français—Aigrefin, Hadou, Poisson de St. Pierre. Anglais— Haddock.
Espèce de morue très-répandue sur les côtes des pays froids et tempérés; on en pêche beaucoup pendant l’automne sur les côtes de Gaspé. Ce poisson n’atteint jamais la grosseur de la morue franche.
Sa chair est blanche et d’un goût excellent à l’état frais, mais on l’apprécie moins à l’état salé et séché.
PHYCIS AMEÆRICANUS.
Français—Merlu Barbu, Barbue.
Anglais—Hake.
Ce poisson du genre Phycis, bien connu sur nos côtes, sous le nom de barbue, n’a pas la délicatesse des deux espèces précédentes.
Il diffère surtout de la morue et de l’aigrefin par ses longues nageoires ventrales fourchues et son corps plus élancé.
Nos pêcheurs de la côte Sud en prennent une assez grande quantité dans les mois de septembre et octobre, et principalement la nuit. On le prépare peu pour l’exportation, mais il est bon mangé frais. |
CLuPEA HARENGUS.
Français—Hareng.
Anglais—Herring.
De l’ordre des Malacoptérygiens abdominaux, de la famille des Cupéoides, du genre Clupea.
Le hareng, dont on ne saurait trop reconnaître l’importance immense, habite les mers froides de l’Europe et de l'Amérique. Il visite les côtes du golfe St. Laurent, surtout la Baie de St. Georges, sur la côte de Terreneuve, les Iles de la Madeleine, la Baie des Chaleurs, en bancs innombrables.
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On en fait sur nos côtes de grandes salaisons pour les pays étrangers; on s’en sert
aussi beaucoup pour amorcer les lignes à morue, lorsque le capelan a quitté les plages pour aller s’enfoncer dans les eaux profondes de la pleine-mer. . Nous avons en Canada, le hareng du printemps qu’on prend à l’époque de la ponte des œufs : il est alors maigre, mais ses diverses préparations se conservent bien dans les pays chauds, et le hareng d’automne, connu sous le nom de hareng du Labrador. Ce dernier est très gros et sa chair est très délicate.
Ce poisson de 12 à 15 pouces de long, est de son vivant vert glauque sur le dos, et d’un blanc très-brillant sur les côtés et sur le ventre. Il est d’une fécondité prodigieuse, on a compté dans les ovaires d’une femelle 8,000,000 d'œufs. Le hareng donne lieu à une des industries les plus importantes des pays maritimes de l’Europe, surtout dans les pays du nord, où il fournit aux populations, un de leurs principaux articles de subsistance, pendant certaines saisons de l’année.
CLUPEA ALOSA, ALAUSA.
Français—Alose.
Anglais—Shad.
De l’ordre des Malacoptérygiens abdominaux, de la famille des Clupéoides, du genre Alosa.
L’alose est un poisson qui habite les mers tempérées d'Europe et d'Amérique ; mais à l’époque du frai, il quitte le séjour des eaux salées et remonte les fleuves, souvent jusqu’à une très grande distance de leurs embouchures, comme cela se voit tous les printemps dans le fleuve St. Laurent et dans un grand nombre de ses affluents. Mais depuis que beaucoup de nos rivières ont eu leur cours obstrué, plus ou moins, par des chaussées de moulin, et peut être aussi, depuis le grand développement de la navigation à vapeur dans nos eaux intérieures, ce poisson a considérablement diminué.
On le trouve sur la côte de Gaspé, maïs en petit nombre; il y en a plus sur la côte du Nouveau-Brunswick.
L’alose constitue un excellent manger, soit à l’état frais, soit à l’état saumuré, et il se fait encore une consommation considérable de ce poisson aux environs de Québec. On le prend aux filets et quelque fois à la seine. Sa longueur est de un à deux pieds et demie
CLUPEA SARDINA.
Français— Sardine.
Anglais —Sardine.
De l’ordre des Malacoptérygiens abdominaux, de la famille des Clupéoides, du genre Sardine.
La sardine dont on connaît bien une de ses meilleures préparations (la sardine à l'huile), qui nous vient surtout de la Bretagne, est un petit poisson migratoire, qui fréquente en grandes troupes les côtes des pays tempérés de l’Europe et de l'Amérique Septentrionale.
Autrefois, la pêche principale s’en faisait sur les côtes de Sardaigne, et de là son nom actuel.
C’est une espèce de la famille du hareng, auquel il ressemble beaucoup, excepté par la taille qui est de 4 à 54 pouces. Sa chair est très délicate et on la mange fraîche, fumée ou salée, ou préservée dans l’huile.
La sardine fréquente les eaux du golfe, mais surtout les rives sud du fleuve St. Laurent, le printemps ; et tout le monde sait bien la grande quantité qu’on recueille à chaque marée, dans les pêches sédentaires des paroisses d’en bas, on la conserve dans la saumure.
Ce poisson ainsi préparé, n’est pas apprécié à sa juste valeur; dans le Canada central, on le voit presque jamais sur la table,
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SCoMBER SCOMBRUS.
Français Maguereau commun.
Anglais—Macherel.
De l’ordre des Acanthoptérygiens, de la famille des Scombéroides, du genre Scomber.
Ce poisson, d’une forme très allongée, est un des meilleurs nageurs que nous ayons dans nos eaux, il est revêtu des couleurs les plus brillantes, de bleu, de vert, de noir sur le dos et de blanc métallique sur le ventre. Sa longueur est de 10 à 14 pouces ; les écailles dont son corps est couvert sont presque imperceptibles.
C’est un poisson migratoire comme le hareng. Ilarrive sur.nos côtes et principalement aux Iles de la Madeleine le printemps ; plus tard, on le retrouve dans plusieurs parties du golfe et notamment sur la côte de Gaspé et sur les côtes nord et sud du fleuve St. Laurent.
La pêche de ce poisson est pratiquée principalement par des bâtiments américains, dans le golfe St. Laurent; et pas moins de 1,500 à 2,000 goëlettes du Maine et du Massachusetts, sont engagées dans cette industrie, qui depuis quelques années a pris des développements immenses.
Les habitants du littoral de Gaspé, se livrent à la pêche de ce poisson dans des bateaux près des côtes et le préparent pour l’exportation. Ils en emploient aussi un bon n6mbro pour .amorcer leurs lignes, quand les autres appâts font défaut.
Je n’ai pas besoin d'ajouter que ce poisson est délicieux, tant frais que salé, et qu’il constitue un aliment très sain et très nourrissant.
ILest malheureux que les armateurs canadiens n’aient pas songé, jusqu’à présent, à en faire la pêche sur un grand pied comme les américains. Il me semble quelle leur procurerait de bons bénéfices.
Pourtant, depuis quelques années, cette pêche n’a pas fourni des produits aussi abondants que par le passé.
HirpogLossus VULGARIS.
Français—Flétan, Fléton, Helbot.
Anglais—Halibut, Holibut.
De l’ordre des Malacoptérygiens, de la famille des Pleuronectes, du genre Flétan.
Le fiétan se rencontre sur presque tous les fonds de pêche du golfe St. Laurent, suriout sur les fonds durs ; sur la côte Sud du fleuve St. Laurent, ils sont très communs pendant l'été, et nos pêcheurs à la morue ont souvent la bonne chance d’en capturer de ” très beaux.
T1 ressemble beaucoup à la plie, mais il est plus allongé de forme, et lui est bien supérieur en grosseur, car il atteint souvent le poids de deux cents ét même trois cents livres. Sa chair est saine mais sèche et indigeste. La tête et les côtés du rsieson qu’on appelle ralingues, sont très estimés cependant, et sur la côte de Gaspé, on “1 fait des salaisons qui
se consomment en Canada, principalement dans les paroisses d’en bas.
On se sert des mêmes appâts pour le flétan que pout la morue.
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De l'ordre des Mulacoptérygiens Subrachiens, de la famille des Pleuronectes, du genre Flétaun,
Ce poisson à le corps plat et de forme rhomboidale, et entouré de nagcoires épineuses. Il a les Yeux du mêe côté de la tête, du côté droit.
Ilest mauvais naweur et se tient généralement au fond de l'exu, caché dans les vases, où il est difficile de le reconnuttre.
On trouve beaucoup de ces poissons sur nos côtes et jusque dans le fleuve St. Laurent. On le mauge presque jamais, quoique sa chair soit blanche et constitue une pourriture saine.
Dans la Biie des Chaleurs, et sur les côtes de Maria surtout, on en pêche de grandes quantités le printeuips, nn moyen de seines, pour répaudre sur les terres, où elles devicunent un engrais puissant.
RAIA.
Français— Rae.
Anglais— ay.
De l’ordre des Chondroptérygiens, de la famille des Pélaciens Plagiostomes, de la tribu des Baies.
Il y a plusieurs variétés de ce poisson cartilagineux dans le golfe et sur nos côtes, dont probablement celles appelées raie bouclée (Raïa clavata) et raie blanche (ai batis), sont les plus communes. On y rencontre aussi la variété Miralerns. |
Le corps de ce paisson singulier et de igure repoussante, à la forme d'un disque, ter miné par une queue plus on moins longue, et généralement armée de forts aieuillons Elles ont des nageoires pectorales irès-larges. La bouche est large et situte en travers, sous la tête.
Ce poisson est trés-vornce ct atteint souvent une grosseur énorme (200 livres). Les œufs de ces poissons sont renfermés dans des espèces de sacs fibreux, dont les coins sont terminés par des appendiees qui sont roulés comme des cordons. Quand ils sont goes, 113 ressemblent à de la corne. J'en ai trouvé plusieurs sur les côtes de l'Ile Bryon
La raie est très-estimée cn Europe, et on en fait une grande consommation dans les pays maritimes; cn Canada, ai contraire, on ne la ange pas, Du reste, er poisson n'abonde pas autant sur nos côtes que les espèces dont je viens de parler,
COTTUS NCORPIAS.
Français— Chaboissear, Crapaud de mer, Tétard. Anglais— Sea Bull.Hecut.
De l'ordre des Acanthoptérygiens, de la famille des Joues cuirassées, du genre Cottus.
Ce poisson hideux, à cause de sa bouche énorme et de sa téte épineuse, qu'il a le pouvoir de renfler à volonté, et des épines qui recouvrent sa tête, et de ses longues nageoires qui ressemblent à des ailes, abonde sur toutes nos côtes, en toute saison de l'année.