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Ces hémoptysies ne sont pas l'indice d’une tuberculose en évolution, et leur origine se trouve dans des dispositions anatomopathologiques spéciales. Le tissu scléreux, par sa rétraction, provoque la rupture facile des vaisseaux de l’ancien foyer bacillaire, siège ordinaire des réactions vaso-motrices dans les phlegmasies broncho-pulmonaires.
Enfin, comme chez tous les emphysémateux, le danger est au cœur. Pour vaincre l'obstacle que lui oppose le poumon, le cœur s'hypertrophie ; vienne une congestion, il se laisse facilement dilater et peu à peu le malade s’achemine vers l'asystolie dont il pourra sortir victorieux parfois, mais à laquelle il finira par succomber. Cette issue fatale est encore plus à craindre à partir de 60 ans, car c'est l’âge de l'artério-sclérose, du rein scléreux, et La fibre cardiaque fléchira infailliblement sous la double lutte qu'elle doit mener contre l'emphysème et contre l'artério-sclérose.
Nous dirons en outre (ce qui au point de vue pronostic et traitement à une certaine importance) : l’asystolie se rencontre plus souvent dans l'emphysème tuberculeux simple ou avec asthme, que dans la forme avec bronchite chronique, qui, surtout quand elle s'accompagne de catarrhe persistant, se termine fréquemment par une phtisie ulcéreuse. Quoi qu'il en soit, l'évolution dans tous les cas est extrêmement longue.
Ces complications mise à part, on voit en somme que le pronostic est favorable chez les tuberculeux à manifestation emphysémateuse.
La tuberculose ne mérite ici nullement le nom de phtisie, elle ne consume pas l'individu, elle lui permet parfois une survie très longue. L'emphysème est en définitive un mode de guérison de la tuberculose proprement dite, une évolution heureuse des lésions causées par le bacille de Koch et ses toxines: