‹ Rapports de l'Ulcère de l'Estomac et de la GrossesseChapitre 17 sur 26 · AGREE · texte numérisé non relu

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nérale est plus active, les tumeurs vasculaires deviennent érectiles ei les nævi plus turgescents.

Nous avons bien là des raisons de penser qu'un ulcère peut se déclarer à l’occasion d’une grossesse, ei comme nous avons vu que la grossesse aggrave l’ulcère préexistant, nous savons que lulcère apparaissani pendant la grossesse a lou- Les les chances de présenter des symptômes relativement graves.

Voyons maintenant ce que nous apprennent à ce sujet nos observations, et si elles viennent confirmer ceile hvpothèse que la grossesse est capable de faire éclore un ulcère de l’'Estomac.

Dans l'observation IE, il n'est fait mention d'aucun trouble stomacal antérieur à la grossesse. Nous enregistrons simplement le fait, sans en tirer de conclusions, car cette absence de renseignements n’est peut-être qu'un oubli de FPauteur. Mais, dans la même observation, un fait nous a frappé: les troubles de lestomac, les vomissements ont commencé à trois mois et demi de grossesse, allant en s’aggravani jusqu'à six mois et demi, moment de l'entrée de Ia malade à la Maternité, or, il est bien probable que si les troubles gastriques, si Pulcus avaient préexislé à la grossesse, ils n'auraient pas cessé pendant les trois premiers mois de la gravidité, époque d'élection pour les vomissements dits

ÿravidiques. Il est plus probable — mais ce n'est là, je liens à le dire qu'une hypothèse - que, sous l'influence

de la grossesse, et peut-être aussi d’une tuberculose pulmonaire en évolution {n'oublions pas que cette malade, comme plusieurs des autres du reste, était tuberculeuse, l’ulcère a évolué peu à peu et a traduit sa présence seulement après le troisième mois dela grossesse. Et, dans le cas particulier, il s'agissait bien d’un ulcère, puisque l’autopsie, qui a pu être faite, en a bien démontré l'existence. »

« Dans lobservation III, Ia malade n'avait présenté aucun trouble stomacal avant la grossesse, ce nest que dans le cours de la grossesse, plusieurs mois avant laccouchement,

qu'elle s'était plainte de troubles digestifs banals ; à aucun moment elle m'avait accusé de douleurs véritables, capables de faire penser à une lésion ulcéreuse, sauf peut-être dans les deux derniers mois, où elle aurait souffert dans le dos el au creux épigasirique d’une façon assez vive. Nous pouvons, pour celte malade, dire avec le Dr Chabannes luimême: « Très probablement, le processus gastrique existait déjà antérieurement à lapparition des premières hémalémèses. Mais je pense que l’état puerpéral a joué dans l'évolution de la maladie le rôle prépondérant. » L'observalion V, est également intéressante : dans une première grossesse, apparition de troubles digestifs et du symptôme douleur ; après l'accouchement, cessation de tout trouble stomacal ; deuxième grossesse, troubles stomacaux plus accentués ; peu de temps après laccouchement, les symplômes d’ulcère rond s’aggravent au point que la malade est obligée d'entrer à l'hôpital, où elle reste fort longtemps dans: un état très précaire, mais d'où elle sort cependant guérie. » : :

Dans l'observation X, nous trouvons ce fait assez paradoxal d’une femme qui n'a jamais souffert de l'estomac el n'a jamais eu de troubles digestifs ni pendant sa grossesse ni antérieurement. Elle accouche prématurément d'un enfant qui meurt trois jours après, en présentant des taches de purpura; le troisième jour après l'accouchement, elle est prise de vomissements et de violentes douleurs stomacales, et elle meurt le dixième jour, d'une perforation de l'estomac consécutive à un ulcère constaté à l’autopsie. Il semble biën que, dans ce cas, il ne puisse v avoir de doute ; cel ulcère paraît avoir évolué sans aucun éclat dans les derniers temps de la grossesse, pour s'aggraver de suite après Paccouchement. La gravidité paraît donc avoir eu, sinon une influence causale directe, du moins une influence prépondérante sur son apparition. »

Ainsi, il n'est pas douteux que la grossesse semble avoir une cerlaine importance au point de vue de l’éclosion d’un

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ulcère de l'Éstomac. Bouveret a reconnu du reste implicitement” l'influence de la puerpéralité sur Ia production de l’ulcère, lorsqu'il dit:.« L’affection paraît être plus fréquenle à certaines périodes de la vie génitale de la femme, telles que la grossesse et la lactation. Aussi est-on exposé à confondre FPulcère avec les troubles gastriques graves de la grossesse, surtout avec les vomissements incoercibles. » Il nous faudra d’ailleurs insister plus loin sur cette question du diagnostic. |

Notre conclusion est donc affirmative: Chez les prédisposées, la grossesse peut faire naître l’ulcère.

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