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L'acidité totale pour 1.000, en HCI. est de 2,74. Pas de réaction d'acide lactique où butyrique.
Poids, le 10 novembre : 45.900 gr. : le 29 novembre : 47.500, Rien
au cœur, rien aux poumons. Ni sucre, ni albumine.
Le 21 novembre, dans la matinée, se manifestent les premières douleurs de l'accouchement. La malade est envoyée à la Malernité. Affaiblissement de la parturiente, lenteur du travail, souffrance de l'enfant ; aussi, à 11 heures du matin, application de forceps sur tête en OIDA. Délivrance normale. Fille: 3.100 gr.
2S novembre: suites de couches normales ; mais après une sédation marquée des symptômes gastriques, durant les jours qui ont suivi l'accouchement, douleurs, vomissements, renvois acides, troubles de l'appétit ont repris une nouvelle intensité. L'ulcère continue son évolution.
Quelques jours plus tard, la malade rappelée chez elle pour aî-
faires, quitte l'Hôtel-Dieu, améliorée, mais non encore guérie.
OBSERVATION V (Gilbert. Thèse de Paris, 1887, p. 65).
La nommée Ottal, âgée de 34 ans, porteuse de pain, entre le 4 avril 1885 dans le service de M. Honot, à l'hôpital Tenon.
Cette femme a perdu sa mère à l'âge de 45 ans; son père a succombé à une affection du foie et a présenté de l'ictère deux ans avant sa mort. Elle a présenté dans sa jeunesse, des manifeslalions de scrofule, telles qui l'impétigo, des bléphariles ciliaires. Elle s’enrhumait facilement et était sujette à contracter des angines. Les règles ont paru à l'âge de 19 ans. Elle a éprouvé à ce moment des maux de tête, des palpitations, pas d'essouf- Îlement. Elle n'a jamais eu d'affection grâve.
A 27 ans, au cours d’une première grossesse facile, elle a res- ‘senti pour la première fois des douleurs au creux épigastrique durant queiques jours et disparaissant ensuilé, elle n’a jamais éprouvé d’irradialions dans le dos. Pas de vomissements. L'accouchement ful facile. Les suites de couches ont été normales, et Ia santé
s’est maintenue en parfait-élat jusqu'à 32 ans.
A ce moment survint une nouvelle grossesse. J1 n’y eut pas de douleurs à l'estomac, mais des vomissements fréquents, formés de pituites revenant le matin. Il y avail assez souvent des selles ‘noirâtres.
L'accouchement fut normal, et la malade se rétablit au bout de quinze jours. | ;
Peu de temps après, en septembre 1884, elle a des saignements de nez très abondants, se reproduisant quelquefois jusqu'à deux fois par semaine. Ils cessent au mois d'octobre et sont remplacés par des hématémèses accompagnées de douleurs très vives, longeant le bord gauche du sternum, avec sensalion de brûlure au creux épigastriquie.
L'’hémorragie $'accompagnait de faiblesses et de lipothymies. La malade foussait à ce moment. Le sang rendu était noirâtre avec des caillots d’un goût très désagréable. Ces phénomènes persistèrent huit jours. Depuis octobre, les douleurs épigastriques ont persisié durant lrois ou quatre jours, puis reparaissent tout à coup. Le retour des douleurs était ramené par l'ingestion d'aliments solides…
A l'entrée à l'hôpital, l’amaigrissement est très marqué, la pàleur de la face considérable ; il exisle des laches pigmentaires.…. La malade est très abaltue... Il existe au creux épigastrique, une douleur vive, spontanée, qui est augmentée par la pression. Tout à coup, il se produit un melœna abondant. Le lendemain, la soif est vive, la langue sèche, la céphalalgie extrêmement pénible, le pouls est filiforme. On administre la glace intus et extra, le perchlorure de fer, le régime lacté.
Le 8 avril, nouveau mélœna. Cependant, la nuit est meilleure, les douleurs spontanées ont beaucoup diminué ; la lempéralure :
‘390 ; pouls pelit,
GARNAUD 4
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Le 9 avril, nouvelle selle noirâtre; le pouls est meilleur, la température baisse, la douleur spontanée a disparu.
Depuis, amélioration ; la malade sort guérie le 26 mars.