‹ Rapports de la tuberculose laryngée et de la grossesseChapitre 11 sur 21 · LOS · texte numérisé non relu

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septième; { à la huitième; { à la neuvième et 2 à la dixième. |

Il ne semble donc pas que la primiparité ou la multiparité aient une influence sur l'apparition de la tuberculose laryngée.

Dans l'immense majorité des cas les malades présentent des lésions pulmonaires plus ou {moins avancées. Cependant chez trois ou quatre femmes il ne fut pas possible de les découvrir et l’on peut admettre qu'au point de vue clinique du moins, la tuberculose laryngée était primitive.

A quelle époque remonte le début de l'affection? Il n'est pas toujours facile de faire une réponse précise.

Les premières lésions, en effet, atteignent des régions du larynx qui ne prennent aucune part active à la phonation et les symptômes qu’elles produisent gênent à peine la malade.L’enrouement est absent ou très léger, la douleur n’existe pas, et ce sont précisément les deux grands symptômes qui conduisent chez le médecin.

Les femmes portent peu d'attention à un mal dont elles ne souffrent pas et attendent la guérison de leur délivrance.

Donc, dans tous les cas où l’examen du larynx n’a pas été fait pendant la grossesse on admet comme début de l'affection le moment où la malade a ressenti les premiers symptômes laryngés.

Dans le tableau de E. Félix les débuts de la bacillose du larynx ont eut lieu : 17 fois avant la grossesse; 15 fois au commencement de celle-ci; 25 fois pendant la première moitié; 12 fois dans la seconde moitié. Onze

En OEe

cas mont pas été précisés. Ajoutons que pour Neumayer il n’est pas rare de voir les premières manifestations de la tuberculose laryngée se produire seulement pendant le puerpérium. Nous voyons donc que la tuberculose du larynx s’installe pendant la grossesse plus souvent qu’elle ne la précède et que son début se fait généralement dans la première moitié.

A-t-on noté des antécédents héréditaires?

Dix fois la tuberculose existait chez les ascendants. Dix-neuf fois elle n’a pas été retrouvée. Dans cinquantetrois cas il n’en est pas question. Il n’est donc pas pos-

sible de tirer des conclusions sur ce sujet.

L'accouchement a été spontané : 22 fois à terme ; 7 fois au neuvième mois ; 10 fois au huitième ; 6 fois au septième ; 1 fois au sixième. L’avortement s’est produit une fois au cinquième et une fois au quatrième

mois.

Sur 27 femmes on n'eut pas de renseignements. L'accouchement a été provoqué: deux fois au huitième mois ; une fois au septième.

Une fois l’on pratiqua l'avortement au troisième mois.

Quel a été le sort des enfants ? 28 sont morts : 23

survécurent : dans 28 cas, mention n’en fut pas faite. La mortalité serait donc de 55 p. 0/0.

Comment évolue la tuberculose du larynx au cours

de la gestation ?

Sa marche est habituellement progressive. Dans les premiers mois les progrès sont lents. Vers la fin de la

grossesse l’évolution est rapide et la majorité des fem-

mes meurt après l'accouchement, épuisée par les

couches.

Il est important de constater que généralement la grossesse arrive au terme ou près du terme sans accident.

Guérie avant la conception la tuberculose laryngée récidive habituellement.

Rosenberg cite le cas d’une jeune fille atteinte de bacillose d’un arythénoïde. Les lésions du poumon étaient légères. La malade cicatrise ses lésions par un séjour à Suderode. Elle se marie et à sa première grossesse se déclare une périchondrite qui amène la mort

peu de temps après l’accouchement.

Il y a cependant d’heureuses exceptions à la règle des récidives, comme le prouvent les observations de Heryng et de Gleitsman. L’une concerne une femme devenue enceinte un an après la guérison de sa tuberculose laryngée. Après l’accouchement, tandis que sa tuberculose pulmonaire faisait des progrès, le larynx ne présenta aucune récidive. La malade mourut deux ans après. A l’autopsie on ne trouva dans le larynx que les cicatrices, vestiges de l’opération ancienne.

Dans l’observation de Gleitsman il s’agit d’une femme de 38 ans, guérie d’une tuberculose pharyngolaryngée. Quelques mois après elle devint enceinte et donna naissance à un enfant bien portant. [l n’y eut pas de récidive du côté du larynx où du pharynx.

En résumé, il ressort de l’ensemble des cas précé-

dents :

Que la grossesse exerce une influence le plus souvent néfaste sur la tuberculose du larynx.

Que la tuberculose du larynx le plus souvent laisse évoluer la grossesse sans accident.

Que la mortalité infantile, quoique moins élevée que la mortalité maternelle, est très considérable.

En face d’une situation aussi grave quelles sont les

mesures que proposent les auteurs allemands ?

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