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CHAPITRE IV

La fabrication des cordages nous fait assister à une transformation des plus intéressantes. Aux anciens ateliers, nécessitant des espaces considérables pour le développement total des câbles à produire à la main, tendent à se substituer des outillages manufacturiers qui fahriquent les cordages d'une façon continue dans des emplacements circonscrits et épargnent à l'homme des efforts réservés aujourd'hui aux divers moteurs dont l'industrie dispose. Nous citerons M. Ouarnier, de Compiegne, qui présente à l'Exposition un assortiment complet pour transformer la filasse en fil de caret, et réunir ensuite les fils de caret en torons et les torons en câbles. Cet outillage possède,

fi) L'appareil phrosodynamique, inventé par M. Alcan. est construit par M. L.-G. l'crrcuux, exposant de la classe 55.

sauf les dimensions, une grande analogie avec les machines à mouliner; il doit, d'ailleurs, comme tous les métiers à doubler et à retordre, fonctionner avec une précision et une régularité que rendent plus difficiles les résistances à vaincre dans ce cas particulier.

Nous regrettons de ne pas voir à l'Exposition quelques spécimens du matériel utilisé pour la production des ficelles, dont les machines à retordre et à polir, à pelotonner, etc., ne sont pas les moins curieuses. Les produits, d'ailleurs, sont de nature à représenter dignement la corderie française, et forment une échelle complète, depuis les ficelles blanches les plus fines, destinées aux filets de harnachement, et les ficelles de couleur du poidsde 100 grammes les 1,000 mètres, jusqu'aux câbles de mine et aux plus gros grelins. Les cordes métalliques, comme les cordes de chanvre, présentent une régularité de façon qui témoigne des progrès réalisés dans cette direction par les principaux manufacturiers, parmi lesquels se sont particulièreraentdistingués MM. Besnard et Genest, Marcheteau, Potraies el G. Laroche, et Larivière, gérant de la Commission des Ardoisières d'Angers. M. Larivière a complété la remarquable exploitation qu'il dirige par l'établissement d'une corderie mécanique où sont confectionnés tous les câbles d'extraction, dans des conditions toutes spéciales. L'angle de torsion adopté par la corderie des ardoisières, afin d'obtenir le maximum de résistance à la rupture, a été déterminé avec un soin dont de récentes expériences, au port de Lorient,ont démontré la portée.

MM. Martin Stein et O, de Mulhouse, doivent être également comptés parmi les cordiers qui ont réalisé le plus de progrès pour les soins apportés à la fabrication du câble de Hirn ; ils sont les premiers qui aient établi ce nouveau mode de transmission, dans des conditions telles que l'industrie pût en faire une application générale pour les commandes à grande distance.

Matériel-du tissage el des apprêts, par M. Alcax, professeur an Conservatoire des Arts et Métiers, membre des Jurys internationaux, de 1855 €11862, et par M. Edouard Simon, ingénieur du syndicat des classes M et 56.

Par MM. MICHEL ALCAN et ÉDOUARD SIMON.

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