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Italie

P^iits K tats d'Allemagne ,

La faible supériorité de l'Angleterre sur la France n'est qu'apparente, en ce sens que les trahis français «ont plus chargés et leurs tarife plus bas.

| 4. — Autres pays.

Dans la Confédération allemande du Mord, 45,300,000 voyageurs ont monté en chemin de fer. En France, 89,359,162. Pour les marchandises, la Confédération a transporté 36,887,000 tonnes, et la France 37,269, 817; «uvissur les chemins de fer allemands, uue -tonne de marchandise ne parcourt en moyenne que 70 kilomètres ; en France, elle en parcourt 152; de telle sorte que le service rendu s'exprimera, pour lescheminsde fer de la Confédération, par 2,580 millions de tonnes kilométriques , et pour les chemins français , par 5,837 millions de tonnes kilométriques.

La production minérale de la Prusse a pris, dans ces dernières années, un développement considérable, grâce aux chemins de fer. Elle a été, en 1866, de 2,233,461 tonnes de minerai de fer, valant en moyenne 7 fr. 75 la tonne. La haute teneur de ce minerai, dont la moyenne est de 50 poor 100, tandis que le rendement moyen des minerais français est d'environ $6 pour 100, lui permet le transport à grande distance, et il est probable qu'à titre de mélange avec ses minerais, la

CHEMINS DE FKR. — EXPOSE ECONOMIQUE. 39tt

France tirera des chemins de fer internationaux sur l'Allemagne de grands avantages pour sa méallur^e.

Autriche. — Les services que les chemins de fer rendent à l'Autriche ont un caractère plus tranché encore, au point de vue du transport des produits du sol. Le revenu est de 29,500 francs par kilomètre. Les voyageurs y entrent pour 7,400 francs et les marchandises pour 22,100 francs. L'Autriche est riche en matières minérales qui, pour se répandre sur son vaste territoire, ont à parcourir de longues distances. Sa production minérale dépasse 700 millions de francs.

Mais au point de vue international, l'intérêt de ses chemins de fer devient de premier ordre. En 1864, la Hongrie a répaudu dans toute l'Allemagne, l'Italie, la Turquie et la Suisse, 215,000 tonnes de grains, au prix de 12 fr. 50 l'hectolitre (15 fr. 60 les 100 kilogrammes).

Par suite de la proportion considérable du trafic des matières sur celui des voyageurs, l'exploitation est relativement économique. Le produit net est de 17,120 francs par kilomètre, et les dépenses de 41 pour 100 de la recette totale.

Les tarifs sont beaucoup plus élevés qu'en France.

Suède. — Le gouvernement suédois exploite ses 1,036 kilomètres de chemins de fer avec une grande économie. La recette moyenne est de 5,560 francs par kilomètre ; la dépense d'exploitation 3,310 francs. Le produit net est de 2,250 francs; il équivaut à 2,18 pour 100 du capital d'établissement. On peut juger par ces chiffres du degré d'élasticité que présentent les chemins de fer comme instrument de transport.

Norvège. — Quatre chemins de fer, d'ensemble 292 kilomètres, a voie de ln,067,sont exploités en Nonvége Le mouvement y est de 1,042,524 tonnes, et de 87,364 voyageurs à nn kilomètre. La dépense varie de 4,300 à 2,000 francs par kilomètre ; elle est couverte par les recettes. Ces chemins entrent à peine en exploitation. Le train proënit de 2 €r. 30

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À 2 fir. 76, et coûte de 1 fr. 97 à 2 fr. 82, suivant les déclivités. C'est un des spécimens les plus intéressants sur lesquels l'Exposition aura attiré fattention.

Nous devons une mention spéciale aux ingénieurs qui, depuis la dernière Exposition, ont concouru par d'utiles publications à étendre les connaissances relatives aux chemins de fer. M. Perdonnet, de si regrettable mémoire, a mis avant de mourir la dernière main à son utile traité, qui est l'œuvre la plus étendue sur cette matière.

Le livre de M. Brame, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, sur les signaux, aura pour la sécurité publique les plus utiles conséquences. Il est désirable que ce travail soit continué et que chaque nouvelle et utile application dans ce genre soit immédiatement livrée à la publicité. L'ouvrage de M. Goschler, sur l'entretien et l'exploitation, contribuera à former le personnel aux bonnes habitudes. Il importait de donner à chacun des agents les notions d'ensemble et de détail qui les rendent aptes à la fonction qu'ils ont à remplir.

Le livre de M. Couche, ingénieur en chef des Mines, sur le matériel roulant, est ce que l'on devait attendre d'études scientifiques incessantes, jointes à un vaste champ d'expérience. Les ingénieurs, les mécaniciens, les constructeurs et les chefs d'atelier qui s'occupent du matériel se comptent aujourd'hui par milliers; il leur faut des livres spéciaux d'instruction technique, où les applications soient savamment triées et clairement exposées.

Les derniers jours de l'Exposition ont vu paraître le livre de M. Jacqmin, ingénieur des Ponts et Chaussées, sur l'exploitation des chemins de fer. C'est l'exposé complet de l'ensemble de celte grande industrie, considérée aux divers points de vue qui intéressent la société tout entière : les hommes qui dirigent ou contrôlent les services publics, et les agents principaux de ces services. Ce livre était indispensable pour la propagation des idées saines, qui doivent servir de lien entre

l'industrie exploitante et l'intérêt public ; ce dernier a sa voie et doit l'imposer à l'autre, mais l'industrie, loin d'attendre l'impulsion dans cette direction, doit la donner par son activité et son savoir faire. Elle sait mieux que personne la force de l'instrument qu'elle a dans la main et les moyens d'en tirer parti à l'avantage général.

Pour terminer sur ce point, appelons l'attention sur l'importance des publications de chacune des compagnies de chemins de fer, en ordres de services techniques, dessins, rapports et études, qu'une distribution libérale apporte incessamment aux hommes engagés directement dans cette industrie. Ainsi se produit un échange d'études sanctionnées par l'expérience, sur des faits qui intéressant immédiatement l'art d'exploiter les chemins de fer ; elles propagent vite ce qui est utile, et donnent à la marche du progrès dans la construction et dans l'exploitation la sécurité, sans laquelle l'expérience coûterait trop cher.

Nous avons exposé les faits principaux concernant la viabilité des divers pays qui ont figuré à l'Exposition Universelle. Celle-ci n'est pas seulement le reflet des progrès de cette viabilité : on peut affirmer qu'elle en est la conséquence à peu près directe. Ce sont les chemins de fer qui ont donné au travail individuel et collectif l'élan dont elle est la preuve. On peut dire de toutes les Expositions que la dernière a toujours été la plus utile, mais on dira de l'Exposition de 1867 que, si elle a, sous ce rapport, dépassé toutes les autres, elle le doit au progrès de la viabilité.

Quelque découverte qui puisse être faite dans l'industrie et dans les arts, il n'y en a pas qui vaille celle qui a abaissé de 4 à 1 le prix du transport de toutes choses, en augmentant la vitesse dans le rapport de 1 à 5.

Il y a dix années au plus que ce nouvel état de choses exerce son influence sur l' industrie générale, et déjà l'Exposition Universelle nous montre une égalité, menaçante pour les uns, consolante pour les autres, providentielle pour tous, dans les

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moyens de production. C'est comme une abondance qui monte et qui doit enrichir l'humanité sur tous les points du globe. A voir l'ardeur qui nous entraîne et qui nous unit, pour améliorer demain ce qui a été* fait hier, qui douterait du mieux qui va suivre, et n'aurait conûanee dans ce que l'avenir prépare ?

SECTION II

VOrE ET MATÉRIEL FIXE DE LA VOIE

Par MM. Eugène FLACFÎAT et de GOLDSCHMIDT.

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