STATISTIQUE MENSUELLE
Elle paraît environ 3 semaines après le mois auquel elle se rapporte mais ne fait mention que des articles les plus importants avec en plus quelques détails spécialement réclamés par le commerce.
La STATISTIQUE MENSUELLE donne les mêmes relevés que la statistique ANNUELLE, mais seulement pour un nombre plus restreint postes. Toutefois il n'y est pas indiqué de valeur et ces relevés ne sont pas divisés d'après le mode de transport. Les pays d'origine et de destination ne sont également indiqués que pour les articles les plus importants.
Cette statistique non seulement renseigne les chiffres concernant le mois auquel elle se rapporte, mais globalement ceux du mois précédent. Elle donne également un aperçu de la situation durant la période correspondante des deux dernières années.
La statistique, telle qu'elle est établie en Hollande, est selon M^ Pistorius loin d'être parfaite.
En effet, il est à remarquer, dit-il, que les relevés des marchandises libres ne permettent pas d'établir :
1^ la quantité des marchandises destinées réellement à la consommation ;
2^ la quantité de celles qui, tout en étant déclarées en consommation ne font en réalité que transiter par le pays et en sortent comme étant des marchandises indigènes.
On ne saurait obtenir un résultat exact, qu'en établissant une TAXE DE statistique sur toutes marchandises hbres, sauf celles déclarées en transit.
Les Chambres de Commerce et les industriels ne sont pas d'accord sur l'utilité de l'introduction de cette taxe de statistique qui, disent-ils, serait contraire au principe de la liberté commerciale.
Les spécifications des marchandises sont, dit-on, trop peu détaillées. On ne saurait cependant imposer au commerce l'obligation de renseigner toutes les marchandises sous leur dénomination spéciale. A moins d'entraver le commerce et d'agir à l'encontre de la simplification tant désirée des déclarations et formalités douanières, on doit se contenter d'une classification des marchandises par groupes ou classes.
La Chambre de commerce de Rotterdam avait proposé, de nommer une commission spéciale pour examiner la question des meilleurs moyens à employer pour obtenir une bonne classification.
Cette commission aurait également eu à s'occuper de la révision des taux des valeurs officielles, établis en 1845, 1872 et 1877, sur lesquels on se base encore pour établir la valeur statistique de certaines marchandises.
La proposition de la Chambre de commerce de Rotterdam tendait à maintenir le mode de procéder actuel mais de mentionner en outre dans la statistique :
1° la quantité respective de chaque sorte de marchandises ;
2° d'établir la valeur statistique des marchandises en se basant sur des taux fixés annuellement par une commission compétente.
La statistique du commerce avec les autres pays est également très défectueuse, attendu qu'il n'est pas toujours possible d'établir la destination ou la provenance réelles des marchandises.
Au Congrès de 1891, à Vienne, l'Institut International émit le vœu:
ce Qu*il faut chercher à constater, autant que possible, les pays de » provenance originaire des marchandises importées et la destiftation » réelle et définitive des marchandises exportées ».
Cette question est très complexe. Il est peu probable que Ton aboutisse à un résultat sérieux, attendu qu'il n'est pas toujours de l'intérêt du commerce de faire connaître la provenance ou la destination exactes des marchandises.
CONGRÈS INTERNATIONAL
de la Législation douanière et de la Réglementation du Travail
Anvers, 12-17 Septembre 1898.
SECTION I
Sixième question : Quelles améliorations pourrait-on introduire dans la statistique du commerce extérieur?
La statistique commerciale en Russie.
Rapport pré$enté par M. N. KOTLOF.
Fonctionnaire à la Section de statistique du département des douanes» à St-Pétersbourg.