LA POLITIQUE DU TRAVAIL DU CONSEIL DE COMTÉ DE LONDRES
La politique du travail du Conseil de Comté de Londres a été critiquée d'une façon intelligente, au point de vue économique, surtout sur trois points. Au lieu « d'acheter son travail au marché le plus favorable », comme on disait, il a cherché d'adopter comme son étalon le taux de salaire des Trade-Unions, et d'établir un « Minimum Moral » de salaire en dessous duquel un citoyen de Londres ne devrait pas descendre. Non content de procéder de cette façon pour ce qui regarde ses propres ouvriers, il a cherché à établir qu'en général tout entrepreneur exécutant ses travaux adopterait le même principe et cette obhgation n'est pas seulement limitée aux entrepreneurs de grands travaux pour le Conseil, mais comprend tous les entrepreneurs et toutes les firmes qui lui fournissent des fournitures de toutes sortes nécessitées par un département quelconque du Conseil. Des contrats spéciaux sont établis pour la fourniture des vêtements, des bottes et des coiffures nécessaires au corps des pompiers ou à d'autres services, par lesquels il est stipulé que le travail sera exécuté dans les locaux mêmes du propriétaire et que les salaires payés ne tomberont pas en dessous d'un certain minimum. Le Conseil maintient ainsi un étalon de salaire et en même temps combat le mal du travail en chambre, la plus terrible source du « sweating » (l) dans l'industrie du vêtement et dans d'autres industries similaires. Finalement il a cherché partout où possible à se dispenser de l'entrepreneur intermédiaire et d'}^ substituer la surveillance rétribuée et la direction sous le contrôle du public.
(1) Note du Traducteur. Nous avons cru devoir conserver dans la traduction française les expressions si caractéristiques anglaises de sweating System, tweated etc. qui dépeignent si bien cette exploitation à outrance de Touvrier. Cet mots vienDent de sweat sueur ; sweating System système de la sueur, de même sweated dont on a ^uisc la sueur etc.