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INSTITUTIONS PARTICULIÈRES

La plupart des usines affiliées au Syndicat, il serait même difficile de citer une seule exception, ont des institutions particulières destinées à parfaire et à compléter l'assistance fournie statuairement par le syndicat. C'est ainsi que les ouvriers vieillis dans la maison reçoivent des pensions ; que d'autres, surchargés de famille, reçoivent une sorte de sursalaires.... mais ces œuvres diverses qui forment la coutume et sont de tradition dans la maison, ne sont pas réglementés et varient d'un établissement à un autre. Aussi serait-il impossible d'en donner une nomenclature. J'en citerai néamoins quelques-unes qui se trouvent avoir des statuts. Une usine possède une caisse de retraites spéciale pour les ouvriers trop âgés pour être admis dans la société des Prévoyants de l'Industrie et du Commerce roubaisiens, ainsi qu'une caisse de secours mutuels, sur le modèle de celle du Syndicat, pour ses ouvriers non syndiqués. Une autre a établi une caisse d'épargne, pei mettant les versements les plus minimes et donnant un intérêt de faveur à ces versements. Une autre encore a vu se fonder, sur l'initiative exclusive des ouvriers du Syndicat, une caisse de prêts gratuits qui vient au secours des sociétaires chefs de ménage se trouvant momentanément dans le besoin, en leur avançant des sommes allant jusqu'à fr.5o et remboursables par partie à des échéances fixées d'un commun accord par le conseil de la caisse et les emprunteurs. Ces exemples intéressants ne peuvent manquer d'être suivis dans

une ville comme Roubaix où l'on cherche toujours à faire mieux,

aussi bien dans le domaine des œuvres que dans le domaine du commerce et de Tindustrie.

Enfin, certains patrons, efïrayés de la déplorable habitude que contractent aisément les enfants de garder une partie de leur salaire, se sont imposés la tâche de faire porter chaque semaine au domicile des parents la paie de leurs ouvriers, et ils sont nombreux, qui n*ont pas atteint leur dix-huitième année.

Nous terminerons cet exposé en déclarant que dans aucune des usines syndiquées on ne travaille jamais le dimanche et que patrons et ouvriers s'en félicitent.

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