COMITES ETRANGERS
LISTE DES ADHERENTS
En 1894, à la séance de clôture de la seconde session des Congrès internationaux de la législation douanière et de la réglementation de travail, le bureau fut chargé de l'organisation de nouvelles assises, en Suisse, en 1896, à l'occasion de l'Exposition internationale de Genève.
L'entente ne put s'établir avec les délégués suisses qui hésitaient craignant de ne pas trouver parmi leurs compatriotes un noyau suffisant pour assurer le succès.
En novembre 1897, la Commission de 1894 décida de convoquer un troisième Congrès à Anvers. Les réunions avaient eu lieu en 1892 du 8 au i3 août, en 1894 du 16 au 21 juillet. Chaque fois les Allemands avaient exprimé le regret de ne pas pouvoir assister aux séances, l'époque choisie ne convenant pas. Pour leur donner satisfaction pour la 3<^ session, celle-ci fut fixée au mois de septembre, du 12 au 17.
La Commission d'organisation de 1894 subit quelques changements. Le regretté M. Aug. Couvreur ne fut pas remplacé par un Vice-Président Hbéral. On décida d'adjoindre le Rév. Père Castelein et M. Hector Denis à MM. le Chev. Ch. de Cocquiel et Henri Lepersonne.
Le i*^r décembre 1897, M. P. de Smet-de Nayer, Ministre dse Finances et Président du Conseil des Ministres accepta la Présidence ci'honneur du Congrès de 1898 et promit la même organisation qu'en 1894, c'est-à-dire la nomination du Comité par arrêté royal, comme Commission de patronage, chargée de favoriser l'œuvre du Congrès.
La publication de cet arrêté royal, subit des retards et le bureau décida de passer outre. Il adressa au mois de juin la circulaire suivante au public :
Monsieur,
Les promoteurs du premier Congrès International de la Législation Douanière et de la Réglementation du Travail ont voulu réunir les hommes politiques, les savants, les hommes d'aflaires et les délégués des ouvriers pour étudier en commun les résultats des divers régimes économiques appliqués et faciliter, par cette enquête, des réformes fécondes, efficaces, pratiques.
Leur appel a été entendu et le succès a couronné leurs efforts.
Les réunions de 1892 et de 1894 ont fourni des renseignements propres à éclairer les Gouvernements.
Ainsi que nous le disions en 1894, les congrès ne portent pas des fruits immédiats. Ils sont surtout un élément d'étude et de vulgarisation. On y prépare les matériaux, les bases du progrès social.
Ce sont les faits, c'est la raison, c'est la vérité qui doivent guider les législateurs.
Les congrès constituent des réunions d'expériences pour élucider les questions à l'étude. Ils résument les faits, les progrès accomplis et élaborent aussi des idées nouvelles que de nouvelles assises peuvent populariser.
Kn 1892, le Congrès International de la Législation Douanière et de la Réglemention du Travail a reçu 41 rapports qui ont été publiés en un volume de 65o pages. Le volume des discussions de cette réunion compte 426 pages.
En 1894, à la seconde session, 40 rapports ont été présentés. Ces
mémoires forment un volume de 600 pages et les discussions de ce conférés un autre de 55o pages.
I.e Comité chargé par la Conférence de 1894 de préparer une nouvelle session, a décidé de convoquer à Anvers, en 1898, les hommes qui s'adonnent aux études économiques et ceux qui se consacrent k la pratique des affaires industrielles, commerciales et financières, pour discuter en commun les questions qui figurent au programme et que vous trouverez à l'article 5 du règlement ci-contre.
Le Congrès se tiendra à Anvers du 12 au 17 Septembre ; il sera ouvert à toutes les opinions. Economistes et socialistes, industriels et négociants, patrons et ouvriers sont invités à collaborer à la même œuvre, à étudier les mômes ciuestions, à fournir, chacun dans Tordre de ses connaissances et de son expérience, les éléments de nature à résoudre les problèmes relatifs à la législation douanière et à l'organisation du travail.
Pour sauvegarder la liberté de la discussion et encourager la contradiction, le Congrès ne votera pas de résolutions. Sa mission est d'étudier les questions du programme. Il doit laisser aux corps régulièrement constitués l'action, le soin de profiter de cet examen, de ces discussions.
M. le Ministre des Finances, Président du Conseil, a accepté la Présidence d'honneur du Congrès et le Gouvernement belge a nommé quatre délégués pour le représenter auprès du Congrès,