‹ Rapports et témoignages du Comité spécial de la Chambre d'Assemblée du Bas-Canada auquel ont été référées la pétition des habitans du Comté de York, celle des habitans de la Cité de Montréal et autres petitions se plaignant de griefsChapitre 11 sur 93 · A quoi peut-on attribuer ce défaut de confiance · texte numérisé non relu

A quoi peut-on attribuer ce défaut de confiance

Lorsqu'en 1819 j'allai demeurer à Montréal, je crus m'appercevoir que la magistrature ne jouissait pas de cette considération, de cette force morale si nécessaire à l'exécution d'o! jets municipaux ; j'en cherchai la cause, et je crus l'appercevoir premièrement, dans l'établissement du bureau de police. La quali h cation donnée à l'individu en charge de ce bureau, est, président de sessious de quartier. Avant son établissement les magistrats se trouvaient journellement eu rapport, la correspondance était générale, les idées, les recherches étaient la propriété de tous ; dans les améliorations ou cmbellissemeus à faire, les magistrats d'un commun accord consultaient les vœux publics : maintenant la correspondance est secrète ou bien n'est communiquée qu'à quelques individus, l'opinion publique est négligée ; de là est venue cette insouciance qui nous écarte au lieu de nous rapprocher. Le peuple, juge sévère, mais impartial, s'apperçut que les pouvoirs municipaux se concentraient daus le petit nombre, donc le pouvoir était dans la fraction et non dans l'unité. Ce pouvoir concentré a causé des craintes et des alarmes ; plusieurs de nous croyant entrevoir une chute prochaine, firent et font encore des efforts afin de resaisir le pouvoir abandonné, ce qui nécessiterait un renouvellement de la

cou- D2.

27 déc. 1828.

Témoignages.

confiance publique, mais la lutte est trop forte : ce n'est que par l'exercise d'un pouvoir supérieur qu'une nouvelle existence conforme aux vœux publics

viUe éc" t r~Veut être donnée à la magistrature de Montréal. Je dois ici rendre justice à ' A ; ' MM. McCord .-■ Mondele^, et déclarer que ces messieurs se sont presque tou-

27 déc. JS28. jours prêtés à l'opinion publique, lorsqu'elle se trouvait bien prononcée, et qu'ils ont été supposés victime» d'un acte d'indépendance. Secondement, dans nos élections publiques, plusieurs magistrats au lieu d'être spectateurs tranquilles, prirent avec chaleur, sous le prétexte de loyauté, un intérêt opposé aux vœux dn peuple ; prétendu intérêt qui masquait une baiue contre tout ce qui est canadien. Troisièmement au lieu de nous conformer aux idées du XÏXe siècle, il semble que nous désirions voir renaître les idées absurdes du XVIIe.

1+0. — Vous avez donné précédemment votre opinion, quant aux causes qui avaient occasionné le discrédit dans lequel le corps des juges de paix du district de Montréal était tombé, pourriez-vous maintenant suggérer les moyens qui selon vous, pourraient réhabiliter ce corps dans l'opinion publique et le vendre aussi respectable et aussi utile qu'il devrait l'être ?

Dans les grands maux, soit physiques, soit moraux, je crois que le remède le plus efficace serait les extrêmes ; il n'appartient qu'à un pouvoir supérieur d'y apporter le remède, et il y aurait peut-être témérité en moi de vouloir le gUggérer.

Lundi, 29 décembre 1828.

Presens: — MM. Viger, CuvilKer, Hency, Bourdages, l.efebvre, Leslie et Neil.son.

M. Viger au fauteuil.

David Jioss, écuyer, a comparu et son examen a été continué : —

D- Poss, érc. 141. — Avez-vous connaissance qu'un nommé Cameron ait été accusé de

» * s meurtre et qu'une accusation pour raison de ce crime ait été portée contre lui

29 déc. 1826, par ios grands-jurés d'une des coins de Montréal, de jurisdiction criminelle ?

Oui.°

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