Pouvez-vous eu nommer quelques-uns
Le docteur Pardy, Tbos. A. Turner, Henry M'Kenzie, James Finîay, Wm. Hallowell, D. C. Napier; je ne leur connais pas de propriétés.
369. — Les juges de paix de Montréal jouissent-ils généralement de la confiance publique ?
Il s'en faut que ça soit comme ci-devant ?
370. — N'ont-ils pas récemment convoqué une ou plusieurs assemblées des citoyens de Montréal ?
Ils ont dernièrement résolu d'assembler les citoyens de Montréal, et ont convoqué cette assemblée pour des améliorations à faire à la ville, et pour un emprunt pour cet objet.
371. — N'est-il pas vrai qu'un nombre de citoyens de Montréal qui se trouvèrent à cette assemblée publique, ont exprimé hautement leur opinion qu'ils ne voulaient pas assister davantage à la dite assemblée, si elle avait été convoquée par les juges de paix de Montréal ?
Ce n'est pas précisément pour cette raison, mais sur motion cette assemblée a été ajournée sine die, et on a donné pour raison que les citoyens devaient d'eux-mêmes s'assembler à une époqxie subséquente pour le même objet, et que les magistrats pourraient se joindre à celte assemblée s'ils le trouvaient convenable.
372. — N'est-il pas vrai que plusieurs des citoyens qui avaient convoqué la seconde assemblée et qui se trouvaient aussi être juges de paix à Montréal, se sont crus obligés de déclarer qu'ils n'étaient pas là comme juges de paix, et qu'ils n'avaient pas convoqué l'assemblée en cette qualité ?
Je l'ai entendu dire, mais je n'étais pas là dans ce teins ; quand je suis arrivé à l'assemblée, elle était déjà organisée, et les discussions commencées, mais on accusa en ma présence les magistrats de Montréal de mauvaise administration ; et des réflexions sévères ont été faites contre eux, et c'est ce qui m'a fait juger qu'ils avaient perdu delà confiance publique.
373. — Quelqu'un a-t-il pris alors la défense des magistrats ?
Non.
374. — Y avait-il plusieurs juges de paix à cette assemblée ?
J'en ai remarqué cinq ou six.
375. — Cette assemblée avait-elle été convoquée publiquement, était-ellef nombreuse et respectable, et pouvait-elle représenter l'opinion publique de la ville de Montréal ?
Certainement que oui.
376. — Les juges de paix à Montréal sont-ils autorisés dans aucun cas à prêter aucuns des deniers publics de la ville ?
Il a été voté de prêter aux syndics du nouveau marché une somme de cent livres» mais il n'en a été payé qu'une petite partie,
Témoignage*.
J. P. Leprohon, *'*"'~- — ^e trésorier dos chemins a-t-il en aucun tems et quand, été autorisé écuyer. à prêter aucune somme des deniers publics, et à qui?
, * , Je l'ignore à l'exception de celle ci-dessus mentionnée.
7 janvier lt>29. 378. — Les juges de pais à Montréal sont-ils comptables des deniers publics de la ville, et à qui ?
Ce n'est pas à ma connaissance que jusqu'à présent les magistrats aient a rendre compte à qui que ce soit ; mais le compte des recettes et dépenses a été publié de tems à autres.
379. — Quelques-uns des jugés de paix de Montréal ne sont-ils pas aussi propriétaires de l'aqueduc de Montréal, et si c'est le cas pouvez-vous les nommer ?
Oui, je nommerai MM. Porteous et Grimai qui le sont soit comme agens ou comme propriétaires.
380. — Ne sont-ils pas exposésà être fréquemment en contact avec les autres juges de paix par rapport aux rues de la ville, qu'ils sont obligés d'ouvrir de tems à autre pour prolonger ou réparer l'aqueduc ?
Je l'ignore quant à présent, mais cela est arrivé ci-devant.
381. — Par qui les devoirs de clercs des marchés à Montréal sont-ils remplis ?
Par Léon-Bernard Leprohon.