Pour qui donna t-il sa voix
Pour M. Stuart.
779. — Y eût-il beaucoup d'opposition à ce qu'il fut admis à voter de la part de l'autre candidat, et quel ?
M. Nelson s'adressa à lui et lui objecta qu'il n'avait pas la droit de voter
Saree que son fils avait déjà voté sur le» mêmes propriétés dont il avait fait onation à son fils, et sur lesquelles il se proposait de voter lui-même. Je me rappelle que M. Nelson lui dit : mou cher ami, je n'ai pas envie de you» empêcher de voter, mais vous ferez bien d'attendre et de consulter dos gens sages pour vous assurer si vous avez on non le droit de voter ; sur quoi M. Stuart lui dit : " mon ami ne craignez rien, je vous dis on qualité de procu- " reur-général, que vous avez le droit de voter, et que votre voix est bonne." M. Nelson exigea alors qu'il prit le seiment comme propriétaire, Saint-Germain témoignant quelque répugnance, me paraissant même vouloir se retirer, le procureur-général lui dit : " qu'il pouvait prendre le serment sans crainte, " il lui prit la main, et la lui mettant sur l'Evangile, il lui répéta : mou cher " ami, vous pouvez faire serment sans crainte, votre voix est bonne:" Saint- Germain prit alors le serment comme propriétaire, et vota pour M. Stuaït.
780. — Cet homme était-il déjà venu auparavant se présenter au poil pour voter, et s'était-il retiré sans donner sa voix ?
Oui.
. 781. — Pourquoi s'était-il alors retiré ?
Sur les observations qui lui avaient été faites par M. Nelson qu'il n'avait pas le droit de voter, faute d'avoir des propriétés foncières.
782. — Avez-vous connaissance qu'un nommé Aussant, et un nommé Heu dit Cournoyer soient ensuite venus voter 'i
Oui.
783. — Y eût-il quelqu'opposition à la réception de leur voix et par qui ?
Le procureur-général objecta à la réception de leurs voix, disant qu'ils n'étaient pas propriétaires ; sur quoi un nombre d'électeurs présens remarquèrent qu'ils avaient le même droit de voter que Saint-Germain, puisqu'ils étaient dans une situation semblable.
784. — Plusieurs des électeurs qui avaient voté en faveur de M. Nelson ontils été arrêtés et mis sous caution pendant le cours de l'élection, comme accusés de parjure ?
Plusieurs l'ont été immédiatement après avoir donné leur voix ; quelquesuns pas une heure après.
785. — Avez-vous entendu M. le procureur-général requérir souvent la présence de M. Wells au poil ?
Oui, il se plaignait qu'il n'y fut pas et le faisait demander, et lorsqu'il venait, il lui faisait des reproches de ne pas rester.
786. — Pendant le cours de l'élection, a-t-il fait des menace» anx électeurs
qui
Témoignages.
M. Glackemet/er, ^ se présentaient pour donner leurs voix, et par qui étaient-elles faites ? t ' — ~* » Il y a eu des menaces faites très souvent, et seulement par le procureur-
4 février 1329. général, à ceux des électeurs qui venaient voter pour M.Nelson.