OBSERVATION II
Méningite. Idiotie consécutive, Hérédo-syphilis.
S..., J.—A.,, né à Paris le 7 juin 1881, entre dans le service le 4 juillet 1885. Sorti 23 février 1893.
Antécédents héréditaires. — Père probablement syphilitique, Chez la mère, l'on ne peut relever de traces de spécificité. Le malade à présenté dans son bas âge en nourrice des signes cutanés de syphilis héréditaire, Vers l'âge de un an, son nez s'est déformé, la racine s’est considérablement aplatie. À trois mois, convulsions et phénomènes méningitiques,
Elat actuel, — Nez en lorgnette, Bec-de-lièvre. Pas d'autre sügmates dystrophiques. Idiotie avec gàluisme, Grincement des dents. Accès de colère fréquents et violents. Monomanie. Changement subit de coloration de la face, Amélioration progressive de l'état intellectuel du sujet qui à sa sortie est apte à exercer le mélier d'imprimeur. Le traitement spécifique a été
appliqué jusqu'en 1890.
2 Syphilis héréditaire et méningo-encéphalite chronique infantile,
Depuis qu'il est de notion courante que la méningo-encéphalite diffuse chronique des adultes relève dans l'immense majorité des cas de l'infection syphilitique, il étaitnaturelde penser que cette même affection chez l'enfant devait relever d’une cause analogue. La méningo-encéphalite infantile serait done une des manisfestations de l'hérédo-syphilis et ne devrait relever surtout que de ce facteur ?
Nous répondrons à cette hypothèse par quelques chiffres : Depuis 1896, ila passé dans le service du docteur Bourneville, 28 cas de méningo-encéphalite chronique qui sont presque tous décidés, et dont il a été fait l’autopsie. Sur ces 28 cas, nous ne trouvons à retenir qu'une seule observation dans laquelle en puisse affirmer l’action de la syphilis des géniteurs. Etsi, dans un cas, la syphilis avait été transmise à l'enfant dans le bas âge (Cour.), dans un seul autre l’'hérédo-syphilis pouvait être accusée d’avoir provoqué des symptômes de méningo-encéphalite. Ce cas
nous le publions dans ce paragraphe.