LE TEMPLE DE DANDOUR
Les (ravaux (pi. LXXXIII), coinineiicés le i3 février 1908, furent lerinine's le i3 mars suivant (pi. LXXXIV).
Terrasse en avanl dti lemple. — Cette belle terrasse, construite devant le portique est, était dans un état déploraMe, ainsi que vous laviez dit dans votre Rapport préliminaire. Les moellons qui en remplissaient Taire avaient été bouleversés par les Nubiens, et ils étaient entremêlés de détritus de toute espèce; l'aspect en était décourageant, et je ne savais vraiment point par quel bout il me fallait commencer afin de remettre le tout en bon état. Le réis Aly el- Cbachaî, à qui je confiai la surveillance des ouvriers sur ce [)oint, réussit pourtant à tout réparer, en suivant fidèlement les instructions que je lui avais données. La plate-forme mesure 1 90 mètres carrés. Les trois faces qui la délimitent au sud, à l'est et au nord, ont été reprises au ciment de haut en bas, jusqu'à la roche sur laquelle elles reposent. 11 ma fallu reconstruire les angles nord- est et sud-ouest qui s'étaient éboulés; même, à l'angle nord-est, j'ai dû relier les blocs extérieurs les uns aux autres et aux assises de derrière avec des crampons en fer. Dans le même temps, je déblayai la surface entière jusqu'à la profondeur d'un mètre et demi, et je nivelai le fond de la cavité ainsi obtenue en y jetant un lit épais de chaux, de homrah et de sable. Je construisis ensuite sur cette base, d'est en ouest, deux murettes transversales qui divisèrent l'aire en trois compartiments égaux, de manière à faciliter la pose du liéton et à obtenir un niveau plus rigoureux d'un bout à l'autre de la plate-forme. Je bâtis alors des lits de moellons dans chaque compartiment jusqu'à cinquante centimètres de hauteur, puis je coulai entre les joints de la caillasse très fine et un mortier très liquide composé de chaux, de homrah et de sable, et je pilonnai avec les demoiselles en fer de manière à former du tout une masse compacte. Lorsque les trois compartiments eurent été remplis de la sorte, je répandis sur l'ensemble une couche épaisse de mortier, préparé comme le précédent avec de la chaux et du homrah mais renfermant très peu de sable , le tout bien gâché et appliqué à la truelle, comme s'il se fût agi d'un crépi à placer sur une surface verticale : une fois que ce mortier a pris, il devient aussi dur que le ciment des Romains.
Plus des deux tiers du mur laitier ([ui formait parapet tout autour de la plate-forme ont été reconstruits entièrement en pierre et ciment, partie avec les