‹ Rational ou manuel des divins offices de Guillaume DurandChapitre 100 sur 128 · ÉTYMOLOGIE · texte numérisé non relu

ÉTYMOLOGIE

Au Vil" siècle , on donnait le nom de messe à la cloche ou à l'instrument qui servait à appeler les fidèles au saint sacrifice. Siynum secuturœ liturgiœ Eucharistiœ , dit Mathias Martinius en parlant de la cloche. Outre la cloche, on se servait de plusieurs instruments, dont un de bois encore en usage pour appeler les fidèles à l'église, sous le nom de

(1) Traité des cloches, J.-B. Thiers, p. 162 et 163.

ou MANUEL DES DIVINS OFFICES. 363

crécerelle ou crécelle, le Jeudi, le Vendredi et le Samedi saints. «On le nomme aussi , en quelques endroits , tartarelle , et à Rouen tartavelle , du verbe î;d/o, vellere, selon quelques-uns, comme on dit manivelle, de manu vellere (agiter avec la main). Après cela, reste à savoir ce que signifie tarte ou tarta, dit D. Cl. de Vert» (t. 1, p. 44).

« Dans rOrdinaire de Téglise de Vienne (en Dauphiné), écrit il y a bien quatre cent cinquante ou cinq cents ans environ , les fêtes solennelles sont marquées par cantores et bandes. Cantores sont le préchantre et le chantre, qui y tiennent le chœur. Bandes veut dire les grosses cloches, dont la plus grosse se nomme banda y> (1).

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