LA CHAPE
C'était un grand manteau de drap ou de serge, fermé de tous côtés, qu'on réduisit ensuite à une espèce de mantelet ou camail.
Dans l'origine ; c'était un capuce ou capuchon servant à couvrir la tête, proprement un coqueluchon {cucullio ou cucullus). Bientôt ce capuce (2) s'étendit sur les épaules en forme de scapulaire, puis il tomba sur les reins et sur les genoux, et, enfin, il descendit jusqu'en bas, couvrant et enveloppant toute la personne. Et telle est la cape ou capote des sentinelles, le pluvial ou chape ecclésiastique, etc., etc.
Ce vêtement descendait si bas , que même , traînant tout-à-fait à
(1) V. D. Claude de Vert, I. c.
(2) Le chaperon des chapes actuelles en est un bien faible souvenir.
ou MANUEL DES DIVINS OFFICES. 427
terre, surtout par derrière, on était obligé d'en relever soi-même les extrémités sur le bras, ou de faire porter cette longue queue traînante par quelque domestique ou caudataire.
Dans la suite, on fendit la chape par devant, du haut en bas, comme un manteau. On la portait en toute saison et en tous lieux , et, comme elle était propre à défendre de la pluie , on l'appelait , pour cette raison , pluviaL
Les cardinaux l'ont toujours portée fermée par devant.