‹ Ravenne (volume 2)Chapitre 14 sur 16 · LA SCULPTURE · texte numérisé non relu

LA SCULPTURE

es monuments de la sculpture byzantine sont peu nombreux à Ravenne.

De bonne heure, en effet, l'Eglise chrétienne semble s’être défiée d’un art qui avait donné aux dieux du paganisme leur forme la plus parfaite et, tandis qu'elle couvrait à profusion de mosaïques et de peintures les murailles de ses basiliques, elle ne demandait guère au statuaire que quelques motifs de pure décoration. Dans ces villes chrétiennes de la Syrie centrale, que M. de Vogüé a fait connaître1, on ne rencontre ni une statue, ni un bas-relief; le rôle de la sculpture se réduit à couvrir de riches ornements les murailles des édifices. Il en est de même à Ravenne; le statuaire dans les basiliques se borne, en général, à déchiqueter ces chapiteaux de pierre ou de marbre aux arabesques si compliquées, et encore il n’est qu'un décorateur au service de l'architecte. Toutefois, on rencontre à Ravenne une assez riche série de bas-reliefs funéraires. Mais ces monuments mêmes attestent le rôle secondaire de la sculpture, et la décadence profonde dans laquelle elle est tombée.

i. De Vogüe', Architecture civile et religieuse de la Syrie.

Parmi les sarcophages épars dans les rues et sur les places de Ravenne,. quelques-uns, en petit nombre, représentent la personne humaine ; ce sont tantôt des scènes empruntées aux livres saints,

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