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CHAPITRE XXI

Je passai cette nuit sous mon propre toit , entouré de ma famille. Quoique la nouvelle de ma présence se fût généralement répandue dans le domaine et fût connue de tous ceux qui y avaient quelque intérêt, j’avoue que je ne m’inquiétai guère ni des anli rentiers, ni des dangers

3 ui pouvaient résulter pour moi de leur découverte. La poltronnerie ont les Indgiens avaient fait preuve en présence des Indienane pouvait me faire prendre en grande considération leur mécontentement. A tout événement je me trouvais heureux avec Patt, Marie, les pupilles de mon oncle, et je ne fis pas aux hommes de désordre l'honneur de penser à eux de toute cette soirée. La manière dont John vint barricader les portes et les fenêtres , lorsque les dames se furent retirées, me frappa de la façon la plus désagréable cependant, et ne manqua pat de produire le même effet sur mon oncle. Lorsque cette précaution, qui paraissait ai importante, eut été prise, mon fidèle mailre d'hAtel , car telle était jusqu’à un certain point la position du domestique anglais dana la maison, vint nous trouver, moi et mon oncle, qui l'attendions dans la bibliothèque , armé comme Robinson Crusoé. Il apportait à chacun de nous un pistolet à plusieurs coupa, et un rifle avec une provision convenable de munitions.

Il éuit minuit passé quand je gagnai mon appartement ; mais je ne me sentis pas la moindre envie de dormir. La journée qui venait de ae passer avait été bien importante dana ma vie , elle avait été pleine d'émotions, et je me trouvais encore trop directement sous l'influence des événements qui l’avaient signalée pour penser à mon lit. Il sc fit bientôt dans la maison un silence profond. Les portes étaient ferm4&es, le bruit des pas avait cessé , et je me mis à une fenêtre pour coulempler le spectacle (pii s'étendait sous mes yeux. Nous étions dans le troisième quartier de la lune, et la lumière était asset abondante pour permettre de distinguer très-clairement dans le paysage les objets les plus rapproches de moi. La vue n’avait rien de bien remarquable en elle-même, mais elle était toujours agreste et charmante. Je ne pouvais découvrir ni la petite rivière ni les vertes prairies, mais U façade de 1a maison , sur laquelle s’ouvrait ma fenêtre, avait vue sur la grande route , qui serpentait au travers de la pelouse , touchait la ferme , l’église déjà dans le lointain , l'élégant et charmant presbytère, la demeure de Marie, et bordait une longue suite de fermes assises près de la route , et aur les larges flancs du coteau qui «'élevait à l’ouest.

Tout , au loin ou près de moi, semblait enseveli dans le repos d'une nuit profonde; les troupeaux eux-mêmes, répandus dans les champs, s’étaient couchés pour dormir: car, ainsi que lea bommes, ils aiment à suivre les lois de la nature, et sc conforment aux alternatives du jour et de l'obscurité. John avait placé les flambeaux dana mon cabtnét de toilette , et avait fermé les volets intérieurs. Pour moi , j'avais pris un siège près d'une fenêtre de la chambre à coucher; je n'étais éclairé aue par la lumière de la lune , qui éuit alors sur le point de sc coucher. Je méditais depuis une demi-heure ou depuis plus longtemps peut-être sur les événements de ce jour, lorsque je m'imaginai voir quelque objet en mouvement sur un sentier qui conduisait au village , mais qui était tout à fait distinct de la grande route. Ce sentier pouvait passer pour un chemin particulier, car il courait pendant au moins la distance d'un mille au travers de ma ferme et de mes terres, borde de chaque cété sur une grande longueur par des clôtures, et tracé au milieu des taillis et des buissons de la clairière après qu'il avait parcouru la plaine. Il avait été pratiqué pour permettre à mon grand-père de se rendre à cheval dans ses champs, et n'était interrompu ni par des portes ni par des barrières. De là il pénétrait dans la forêt dont j'ai déjà parlé, la traversait au moyen d'une coupe étroite, et nous offrait, pour aller au hameau, un chemin plus court d'un mille environ que la roule ordinaire. Ce chemin était souvent fréquenté par les personnes qui s'éloinaient du Nesl, ou qui y venaient à cheval , mais rarement par 'autres que les gens de la maison. Bien qu'il fiai aussi vieux que l'édifice lui-même, il était peu connu du reste des luhiUuis , car il ne plaisait pas au public, et l'on n'y rencontrait pas une seule ha-

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bitation depuis Nest-House lui-même et le point oh il regagnait I» gronde route au delà du bois et tout près du village.

— Je pouvais voir tout ce sentier se développer sou» me» yeur, à l'exception çk et là de quelques espaces marqués par les arbre» et les buissons, depuis le fossé où il aboutissait jusqu'au bois. Il ne pouvait pas y avoir d’erreur. A cette heure avancée de 1a nuit, une personne à cheval galopait sur ce sentier, et suivait les sinuosités nombreuses marquées par les clôtures. Quelquefois on la voyait distinctement ; à de certains moments on la perdait de vne. La lune avait éclairé pour moi ce fantôme des reflets de sa lumière mystérieuse au moment même où il sortait du bois, et je ne pouvais douter de la réalité de sa présence. Le sentier traversait une jolie ravine boisée dans la clairière, et je n’eus pas plutôt perdu la vue de cet objet étrange, que je fixai mes regarda aur le point ver* lequel il devait reparaître à l'issue du taillis.

Au* limites de l'endroit couvert était an noble chêne, qui se dressait dans la solitude, et au-dessous de ses larges branches on trouvait un siège oh les dames avaient l'habitude de a'asaeoir pendant les

F ;randes chaleurs de l'été : met yeux se promenèrent de ce point, oh la umière était abondante, à celui oh le sentier sortait du raviu. En ce dernier endroit, ii me fut bientôt possible d'apercevoir un objet mobile, et de m'assurer que c'était la personne que je guettais. Le cheval gravit la montée au galop, et il conserva cette allure jusqu'au moment oh, arrivé sous le chêne, son cavalier l’arrêta. Là, à ma grande surprise , une femme sauta à bas de la selle avec uoe grande agilité, et attacha sa monture sous l'ombre de l'arbre. Cette opération ne fut

inte du pied et sans prendre de lumière; car la lueur de la lune

lairait suffisamment le* corridors. Je descendis aussi vite que possible à l'étige inférieur. Quelque rapide qu'eût été mon mouvement, une autre personne m’avait nevancé, et je fut fort étonné quand j’atteignis la petite porte à laquelle le sentier aboutissait , et où les dames étaient depuis longtemps habituée* à monter à cheval , et d’y trouver une femme la main sur la serrure massive, et comme prêle à l'ouvrir pour quelque rendet-voua convenu. Ma surprise ne fit qu'augmenter lorsqu’en m'approchant je reconnus à la faible lueur qui pénétrait par une petite fenêtre pratiquée au-dessus de la porle, qui ? Marie Warren !

Certainement je tressaillis à çette rencontre inattendue, mais je ne pus découvrir si celle qui provoquait ee tressaillement éprouva rien de semblable à l'émotion qui m'agitait. Elle pouvait cependant avoir entendu mon pas quand je descendis l'escalier, et avoir eu le temps de se préparer à cette rencontre.

— Vous l'avex vue aussi, l'aves-vous vue, monsieur LitUepage, dit Marie en ayant aoin de contenir les sons de sa voix , qui peut l'amener ici à une heure aussi avancée?

— Vous save* donc qui c’est alors, miss Warren? répondis-je. Et en disant ce* mots, je sentais un indescriptible plaisir succéder à ma surprise en pensant que cette chère Marie, encore habillée comme elle l'était une heure auparavant en quittant le salon , avait dû contempler en même temps que moi le mélancolique paysage qu'éclairaient les rayons de la lune. Il y avait à mes yeux dans cette coïncidence quelque chose de romanesque qui prouvait au moins l’accord de nos goûts, si ce n'est même une secrète sympathie entre nous.

— Certainement, répondit Marie avec assurance. Je ne peux nas, je pense, me tromper sur son véritable nom. C’est Opportune Newcome.

Ma main était aur la clef, et je 1a fis tourner dans la serrure. Un barreau de fer restait encore, je l’enlevai, et nous ouvrîmes la porte. La personne que miss Warren m’avait nommée était en effet à quelques pas des degrés et se dirigeait vers nous. Elle montra quelque étonnement en nous trouvant là ponr lui ouvrir la porte; mais elle entra précipitamment en regardant avec anxiété derrière elle, comme ai elle craignait d'être suivie ou observée. Je la conduisit à la bibliothèque, j'allumai la lampe, et alors je me retournai vers mes deux compagnes silencieuses, en les regardant comme pour leur demander une explication.

Opportune était une jeune femme de près de vingt-sis ans, et douée d’une beauté remarquable. La marche et l'agitation bien naturelle

Î «'avait produite ehet elle sa course nocturne avaient (chaussé l'éclat e son teint , et lui donnaient un aspect plus agréable encore que de coutume. Néanmoins, Opportune n'était pas une femme qui pût éveiller l'amour en moi, quoique je fusse depuis longtemps informé de ses vue» sur moi. Je soupçonnai, je l'avouerai, que l'affaire qui l'amenait avait quelques rapports avec ce projet, et je me préparai à l'écouter avec une certaine défiance. Quant à Opportune, elle hésita à s'expliquer, et les premiers mots qu’elle prononça ne furent rien moins que délicats et convenables dans la bouche d’une femme.

— Eh bien ! je déclare, s’écria Opportune, que je ne m'attendais pas à vous trouver tous deut seuls à retle heure de nuit.

Je lui aurais volontiers arraché la langue pour la guérir de l’habitude qu'elle avait d’en faire un ai mauvais usage. Blessé pour Marie Warren, je me tournai vers elle. Le calme sang-froid d'une parfaite innocence ne «'était jamais manifesté avec plus d'évidence qu’il le fit sur

les traits de la chère jeune fille à cette grossière attaque. On y lisait cette pureté que ne peuvent alarmer ni des intentions malveillantes ni des désirs perfides.

— Nous nous étions tous retirés, répondit la naïve demoiselle, et tout le monde dans la maison, de mon roté du moins, est maintenant au lit et endormi, j'imagine. Pour moi , je ne sentais pas venir le sommeil, et je m’étais assise à une fenêtre. Je regardais le paysage par ce charmant clair de lune, lorsque j’ai vu votre cheval sortir des bois et suivre le sentier. Comme vous arriviez au grand chêne, je vous ai reconnue. Opportune, et je suis accourue pour vous recevoir ; car j’étais certaine que quelque événement extraordinaire pouvait seul vous amener id à une heure aussi avancée.

— Oh! rien d'extraordinaire du tout, répondit miss Opportune nonchalemment. J'aime le clair de la lune aussi bien que vous, Marie, et je suit une cavalière infatigable, comme vous saves. Il m'est venu dans l'idée qu'il serait romantique de monter au Nest et de m'en retourner chez moi vers une ou deux heures du malin. Il n'y a rien de plus, je puis vous l’assurer.

Le sang-froid avec lequel cette fable fut débitée ne m'étonna pas; cependant je dois avouer que je ne fus passâtes niais pour en croire une syllabe. Opportune, il est vrai , affectait ce romantisme vulgaire que beaucoup de filles de sa condition prennent pour des sentiments distingués. Mais elle n'en était pas encore arrivée à ce point de parcourir les chemins de traverse à minuit et seule sans avoir quelque objet en vue. Je me pris à penser que peut-être sa visite se rattachait à la conduite de son frère, et que tout nature Urinent «Ile voulait m’en entretenir en particulier. Nous nous étions tous assis devant une table qui occupait le centre de la pièce, Marie et moi tout près l'un de l'autre, et Opportune à une certaine distance. J'écrivis quelques mots sur un chiffon de papier pour prier Marie de me laisser seul avec notre visiteuse, et je les plaçai sous ses yeux de manière à ne pas exciter les soupçons de miss Newcome; je lui parlais e*» effet pendant tout ce temps de la nuit, du beau temps et de son cheval. Pendant que nous nous entretenions ainsi, mias Warren se leva et ae retira doucement.

— Voua avez renvové Marie Warren, misa Opportune, remarquai-je, par l'observation que vont avet faite que noua étions seuls ensemble.

— Seigneur ! il n'y a pas grand mal à cela. J’ai l'habitude d'être seule avec des gentlemen , et je n’y attache pas d'importance. Mais sommes-nous bien seuls, monsieur Hugh, et tout à fait entre nous ?

— Tout à fait, comme vous le dites. Vous n'aves pas fait cette longue promenade pour le simple plaisir de regarder la lune , miss Opportune; si vous vouliez me faire la faveur de m'indiquer votre véritable motif, ie rapprendrais avec plaisir.

— Mais si Mane écoutait par la serrure? observa Opportune tourmentée par un soupçon grossier; je ne voudrais pas pour beaucoup d’argent qu’elle entendit ce que je aais venue vous dire.

— Je ne pense pas qu’ii y ait le moindre danger, répondis-je en me levant toutefois et en ouvrant la porte. Vous voyez qu'il n’y a là personne , et que nous pouvons causer en toute sécurité.

Opportune ne fut pas si facile à satisfaire. Elle était elle-même d’nne curiosité insatiable, et elle avait de la peine à s'imaginer qu’une autre se laissât moins aller qu'etle-mème à ce misérable penchant. Elle se leva donc, ae rendit sur la pointe du pied dans le corridor, et examina tout par elle-même. Convaincue enfin que noua n’étions pas espionnés, elle revint dans la chambra, ferma doucement la porte, m'invita à m’asseoir, se plaça elle-même tout près de moi, et alors parut se disposer à me parler de l’affaire qui l’amenait.

— Cette journée a été terrible, monsieur Hugh! dit en commençant 1a jeune fille en laissant voir une tristesse qui, je n’en doute pas, était sincère. Qui aurait eu penser que ee jeune musicien c'était vous, et que le vieil Allemand marchand de montres était M. Roger? Je déclare que le monde me parait être sens dessus dessous, et que personue ne sait plus s’il est à sa véritable place.

— C’était une folie peut-être, mais elle nous a permis de pénétrer des secrets importants.

— C’est précisément là la difficulté. Je vous défends autant que je peux; je dis à mes frères que vous n’avez rien fait qu'ils ne fissent eux-mêmes s'il y allait pour eux de la moitié d'une ferme, tandis que pour vous il s'agit de plus de cent.

— Vos frères se plaignent donc que je me sois montré déguisé parmi les antiraotiers?

— Ils jettent 1er hauts cris, monsieur Hugh, et semblent hors d’eux-mémes. Ils disent qu'il n'était pas généreux à vous de venir de cette manière, et de leur voler leurs secrets. Je dis tout ce que je puis en votre faveur, mais des paroles n'ont pas beaucoup d'effet sur dra hommes dans de semblables circonstance». Vous stvex, monsieur Hugh , que j'ai toujours été votre amie depuis votre enfance, et que je me suis mise plus d'une fois dans l’embarras pour vous épargner des chagrins.

Opportune , en me faisant cette déclaration , que les faits ne justifiaient guère , soupir* doucement , baissa les yeux , et parut aussi pénétrée et aussi confuse qu’il lui était possible de l'être.

— Voua êtes trop bonne, Opportune! répondii-je. Oui, j’ai tou-

jours compté sur voua comme aur une amie , et ie n'ai jamais douté que vous ne me défendiet quand je n’étais pas la pour me défendre moi-même.

— Oui , Senrky en particulier est dans des transes extrêmes , reprit-elle , et pour l'apaiser j'ai consenti à accourir ici moi-même à cette heure de la nuit pour vous faire savoir ce qui vous menace.

— C’est bien aimable à vous , Opportune; et n'auriez-vous pas micus fait de me dire tout de suite ce dont il s'agit , et de vous retirer ici dans une chambre pour vous reposer après une course si pénible P

— Ce dont il s'agitée vais vous le dire; car il est grand temps que vous le sa ch ici ; mais quant au reste, il faut que je remonte à cheval, et que je m’en retourne au galop aussitôt que la lune sera couchée. Je doit coucher dans mon lit cette nuit. Naturellement voua et Marie Warren vous garderes le silence sur ma visite , puisque je ne suis venue que dans votre intérêt.

Je promis le secret en mon nom et en celui de Marie , et je pressai ma compagne de me faire part des renseignements qu’elle m'apportait de si loin. L’histoire fut bientôt dite, et elle était en effet assez inquiétante. J'appris une partie des faits de la bouche d’Upportune elle-même, et je puisai plus tard les autres à différentes sources toutes dignes de confiance. Voici ce dont il s’agissait.

Lorsque Seneca atteignit la bande des Indgiens et ses amis les antirentiers dans leur retraite précipitée vers le hameau ,se* révélations produisirent une consternation générale. On sut alors que le jeune débauché de Paria était revenu dans son domaine, que pendant toute cette journée il a’était mêlé aux mécontents, qu’il avait appris beaucoup de leurs secrets, et avait probablement tenu note de quelques-uns des tenanciers dont les baux étaient aur le point d’expirer. Toutes ces nouvelles étaient par elles-mêmes assez mauvaises, et cependant ce n'ctait pas le pire de l'affaire. Il était certain que le jeune propriétaire connaissait quelques-uns de ceux qui avaient commis le crime de félonie , et il était plus que probable qu’il avait des soupçons fort arrêtés sur le compte des autres. Les coupables étaient h sa merci , et ces conspirateurs avaient conservé assez de bon sens pour comprendre qu’un homme certain qu’on voulait lui voler son bien serait facilement disposé à prendre ses avantages sur ses adversaires s'il en trouvait l'occasion. Des hommes qui s’embarquent dans une entreprise aussi criminelle que celle des antirentiers ne sont pas gens à s'arrêter h des bagatelles. Il fallait donc trouver quelque expédient pour m’intimider et pour me réduire au silence. Il tut en conséquence décrété dans un conclave des chefs qu’une plainte serait déposée contre mon oncle et moi devant le tribunal de la justice de paix, qui était vendu aux anlirentiers. On devait nous accuser, aux termes du dernier statut , du crime de félonie pour nous être montrés déguisés et armés. On voulait ainsi prévenir les plaintes que nous pourrions porter contre les véritables coupables. Opportune s'était assurée qu'il se se tramait quelque chose de sérieux; elle pensait que ce devait être pour cette nuit même, bien qu'elle ne tût pas précisément ou qu'elle ne voulût pas dire quelle était la nature de ce complot. Elle me donna toutefois h entendre que j’avais à redouter l’incendie.

Après m'avoir fait cette communication, Opportune remonta à cheval. Dès que je fus seul , je résolus de m’asaurer d'abord des auxiliaires, et d’aller rendre visite à mes hôtes les Indiens.

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