ACTE III
Eh bien, mais épouse-la. Est-ce que tu crois que je m'y opposerai? Amène-la, si tu l'aimes, et si tu l'aimes, je l'aimerai.
NOiÏL, Ips séparant.
Vous feriez une belle sottise en encourageant ce mariage... Pars, mon ami; en certains cas, il y a plus de courage à fuir qu'à tenir tête au danger.
ANTOINE
C'est dit, je partirai demain.
M™^ VERDIER, suppliante.
Antoine!
ANTOINE
Non, non... Ne me retiens pas, maman; tu m'ôterais toute ma force et j'ai besoin, bien besoin d'en avoir !
NOËL
Laissez-nous, madamo Verdier, et allez l'attendre à la ferme, je vous le renverrai dans un instant.
M""' VERBIER.
Oui, j'y vais... (En sori-iut.) Ça me fait tout de même du chagrin de le laisser comme ça !... Mais (juel mérite aurais-je à l'aimer, si Je n'y trouvais pas un peu de peine!