‹ Rayons émis par les composés de l'uranium et du thoriumChapitre 101 sur 425 · CO-H · texte numérisé non relu

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Cette transformation peut être effectuée par deux distillations successives et lentes. On obtient ainsi un mélange d'olide et d'acide pyrotérébique qu'on chauffe pendant quelques minutes avec un mélange d'acide sulfurique (2 p.) et d'eau ( i p.). L'acide pyrotérébique est ainsi transformé en olide isomère avec lui, et il ne reste qu'à neutraliser par le carbonate de sodium et à épuiser à l'éther pour obtenir l'olide qui bout à 206"- 207*^.

> On peut encore faire bouillir dircclement pendant douze heures l'acide térébique avec le mélange sulfuriqiie.

>) La condensation que j'ai indiquée fournit environ de lo^' à 12^"' d'acide térébique pour loo*^'' d'éther broraosuccinique. Le rendement est donc assez faible, mais bien supérieur cependant à celui que donne l'oxydation du pincne (aos'' d'acide pour 1200^'" de pinéne et 12^^ d'acide azotique). La manipulation est, en outre, très aisée, tandis qu'elle est fort pénible dans ce dernier cas.

» Je me propose d'étendre ce procédé de condensation à la synthèse d'un certain nombre d'acides paraconiques et de l'appliquer, en outre, aux dérivés qui renferment la fonction cétonique et la fonction balogénée dans la même molécule. »

CUIMIE ORGANIQUE. — Fabrication de l'huile d' acétone, et en particulier de la mcthyléthylcétone, au moyen des eaux de désuintage des laines. Note de MAL A. et P. Blisise, présentée par 3L Friedel.

(i La fabrication de l'acétone, par distillation sèche de l'acétate de chaux brut, laisse, après séparation de l'acétone pure, un résidu huileux, renfermant de la méthyléthylcélone, de la métViylpropylcétone et autres acétones supérieures, qu'on désigne sous le nom d'huile d'acétone.

■> On peut encore obtenir l'huile d'acétone par oxvdation des fusels, au moven d'un mélange de bichromate de potasse et d'acide sulfurique, séparation des acides gras formés et distillation sèche de leurs sels de chaux.

" En réalité, l'huile d'acétone s'obtient par distillation sèche d'un mélange d'acétate de chaux, de propionate de chaux, de butyrate de chaux et autres sels de calcium d'acides gras supérieurs.

• Étant donné (|ue les eaux de désuintage des laines peuvent, comme nous l'avons montré dans une précédente Communication (' ), fournir abondamment les acides gras volatils qui concourent à la formation de l'huile d'acétone, nous avons pensé que ces eaux constitueraient une excellente matière première pour la fabrication de ce produit. C'est pourquoi nous avons entrepris quelques expériences à ce sujet, expériences qui ont confirmé notre opinion.

>' Pour obtenir l'huile d'acétone au moyen des eaux de désuintage des

^') (Joniplcs rendus, l. (j \\^ , p. 777; iJ no\t'inbie 1897.

laines, on prend les acides gras volatils, isolés de ces eaux comme nous l'avons indiqué; on les sature par la chaux et l'on évapore la solution à siccité. Les sels de chaux parfaitement secs sont ensuite soumis à la distillation sèche.

» Le tiialùriel à erfiplover pour séclier et distiller les sels de chaux est tout à fait analogue à celui qui est usité dans la fabrication de l'acétone.

i> On obtient ainsi de 45 à 5o pour loo du poids des sels de chaux d"un liquide légèrement coloré, ayant une odeur particulière pénétrante et très persistante, une saveur acre et brûlante.

» Sa densité est o,S38. Il est soluble en grande partie dans l'eau, qui en dissout So pour 100 environ. Il est soluble en toutes proportions dans l'alcool et l'éther.

» L'ne première rectification de ce liquide nous a fourni les résultats suivants :

De 56° à 70°, il passe 18 pour 100.

Au-dessus de 200" >' 5 »

» Par des rectifications répétées, nous avons pu séparer du mélange plus de 60 pour 100 de méthviéthylcétone. La proportion élevée de méthyléthylcétone, contenue dans cette huile d'acétone, tient à ce que le mélange des acides gras volatils des eaux de désuintage des laines est riche en acide propionique.

1) Cette souice d'huile d'acétone, et en particulier de méthviéthylcétone, est extrêmement abondante et son exploitation serait très économique. Le rendement en huile d'acétone est de i5''' environ par mètre cube d'eau de désuintage à 11° Baume. On pourrait obtenir, par le traitement de la tolalilé des eaux de désuintage produites actuellement dans les villes de Roidjaix et de Tourcoing, environ 10000''^ d'huile d'acétone par jour.

11 L'huile (.l'acétone, jusqu'ici sans ap|)lication, commence maintenant à être utilisée, notamment pour la dénatnration de l'alcool. En Suisse, c'est actuellement le dénaturant employé. L'huile d'acétone est d'ailleurs un dénaturant très efficace : ajoutée à l'alcool, mènic en très petite quantité, I à 2 pour 100, elle lui communique une odeur et une saveur acres très prononcées. Comme elle renferme en outre, entre autres acétones, la méthyléthylcétone, qui bout à une température très voisine de celle de l'alcool, la régénération de l'alcool est rendue extrêmement difficile.

» Ce produit était rare et difficile à obtenir. La fabrication de l'acétone ne donne, en effet, qu'un faible rendement en huile d'acétone, lo pour loo de l'acétone brute, dit-on, et le procédé d'obtention par l'oxvdation des fusels, qui fourniraient de 20 à 2 5 pour 100 d'huile d'acétone, est extrêmement laborieux. Par suite, l'emploi de ce produit n'a pas pu se généraliser.

» C'est pourquoi nous croyons devoir attirer l'attention sur les eaux de désuintage des laines qui peuvent devenir une source abondante et facile à exploiter d'huile d'acétone particulièrement riche en méthyléthylcétone, le produit le plus efficace pour la dénaturation de l'alcool. »

CHIMIE ANALYTIQUE. — Sur le dosage du suc gastrique. Note de INI. L. GoRDikR, présentée par 'SI. Henri Moissan.

« Nous avons eu récemment l'occasion de faire, dans le service de M. le D'"OEtlinger à l'hôpital Broussais, de nombreuses analyses de suc gastrique.

» La méthode la plus couramment employée en France, dans les laboratoires, est celle d'Hayeni et Winter. On dose l'acidité totale A, le chlore total T, le chlore combiné C et l'acide chlorlivdrique libre H; ce dosage comporte trois incinérations successives et nécessite, pour l'obtention de résultats rigoureusement comparables, un apprentissage assez long. Chaque dosage exige de plus un temps très appréciable, une dizaine d'heures environ.

» La méthode que nous proposons est basée sur l'observation suivante :

» Un mélange de chlorure de sodium et de chlorure de lithium, traité par un mélange à parties égales d'alcool absolu et d'éther anhydre, cède complètement à ce véhicule le chlorure de lithium; le chlorure de sodium reste indissous et peut être ensuite enlevé par de l'eau distillée chaude.

» Pour faire le dosage, on prélève o*'" de suc gastrique que Ton additionne dans une petite capsule d'une solution saturée de carbonate de lithine pur jusqu'à réaction alcaline au tournesol. On évapore à siccité à Fétuve à 100° ou mieux au bain-marie à l'air libre. L'acide chlorlivdrique libre et l'acide chlorlivdrique combiné se transforment en chlorure de lithium; les chlorures fixes ne subissent aucune, modification ; les acides organiques et les sels acides sont neutralisés.

» Après dessiccation, on incinère au rouge sombre en remuant continuellement avec

une baguette de verre et en évitant toute élévation de température, l'incinération

devant être juste suffisante pour obtenir ultérieurement une liqueur incolore ou à

peine colorée. Après refroidissement, on épuise le charbon obtenu par le mélange à

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