I. K., 1898, i" Semestre. (T. CWVI, N
( •'^7« ) lions (le la richesse en fer du milieu ambiant, ou de l'alimenfatinn. Au contraire, elle paraît dépendre des conditions physiologiques, telles que les périodes d'activité vitale et d'accroissement.
» La conséquence la plus générale de ces faits, c'est de justifier l'existence d'une /onction physiologique du fer hépatique, puisque la présence et l'abondance de ce métal dans le foie ne résultent pas de son existence banale dans le milieu extérieur ou dans le milieu alimentaire, et que le fer, an lieu d'être un élément fixé accidentellement dans le foie, y est au contraire un élément sélectionné, mobile et mesuré.
)i II. Vertébrés. — Chez les Mammifères, la question du fer a donné lieu à un nombre considérable de recherches.
» Il n'y a plus ici, comme tout à l'heure, un seul organe ferrugineux, le foie. Il y en a trois, le sang, la rate, le foie. Le sang est de beaucoup le plus riche (o™b,5 pour i^'' de sang frais chez le chien); la rate, chez l'adulte, vient en seconde ligne (chiffre variable, o"'s,3o en moyenne); le foie n'arrive qu'au troisième rang (o™^, i5 pour i^'' de poids frais).
» Aussi, le fer du foie a-t-il été subordonné, dans l'opinion commune, au fer du sang. La doctrine régnante est que le fer existe chez les Vertébrés pour le sang Q\. par le sang . On enseigne, en particulier, qu'il se produit dans le foie une destruction des globules (hématolyse), ou mieux encore une destruction de leur matière rouge (hémoglobine), dont le fer se dépose sur place, tandis que le reste de la matière colorante passe dans la bile et lui donne sa couleur. Le dépôt de fer hépatique est d'ailleurs une réserve où l'organisme semble puiser pour constituer le fer circulant ou le reconstituer. Les faits connus ne permettent guère de douter que le fer hépatique ne soit lié à l'évolution du sang, c'est-à-dire au fer sanguin, ou en d'nulres termes que le foie n'ait une fonctiort. hématique, ou encore que le fer hépatique ne soit du fer hématique, au moins en partie.
» Les faits précédents, ni aucun autre, ne signifient pas que tout le fer du foie vienne du fer du pigment sanguin. L'exemple des Invertébrés nous enseigne manifestement le contraire, puisque, chez eux, le fer hépatique existe sans qu'il y ait de fer sanguin pigmentaire. Eu principe, l'universalité du fer hépatique lui assigne ime raison d'être universelle, la même certainement chez les Vertébrés que chez les Invertébrés. Eu fait, l'analyse attentive du ])elit nombre de résultats connus manifeste les traits communs aux deux divisions du règne animal : même indépendance, quant au fer, des contingences extérieures et des hasards de l'alimentation; même subordination aux conditions physiologiques, croissance, périodes d'ac-
(. '^79 ) tivité; les résultats nouveaux que nous communiquerons prochainement sur les pigments du foie et leurs analogies chez les Vertébrés et les Invertébrés achèvent de découvrir, sous \a fonction hémalique du foie spéciale aux Vertébrés, la fonction martiale commune à tous les animaux. Nous sommes donc autorisés à conclure à l'existence générale de cette fonction : il nous restera à faire connaître 1 idée que l'on doit s'en former. »
MEMOIRES PRESENTES
M. Mesxager adresse, par l'entremise de 31. Cornu, une Note intitulée : « Déformation des métaux; essai d'une théorie ».
(Commissaires : 3DI. Cornu, 3Iaurice Lévv, Sarrau.)
M. F.-J. P1LI.ET soumet au jugement de l'Académie un Mémoire accompagné de figures et intitulé : « Etude de la vision pour la sensation de la forme, du relief, du mouvement, de la couleur. Ses conséquences pour l'Art de l'ingénieur
■ (Commissaires : M-M. Cornu, Mascart, Michel Lévy.)
M. Ad. CiiALi.E adresse un projet destiné à éviter les abordages en mer, par temps brumeux.
CORRE SPOX U AXCE .
M. le Secrétaire perpétlel signale, parmi les pièces imprimées de la Correspondance, le Tome 11 des « Leçons sur l'intégration des équations aux dérivées partielles du secontl ordre, à deux variables indépendantes; par 31. E. Goursal ». (Présenté par 31. G. Darboux. 1
ASTRONOMIE. — Ohseivalions de la comète périodique de d'Arres!, faites à l'observatoire de Rio de Janeiro avec i' équalorial de o™, 2 5 ; j)nr M. L. Crli.s, présentées par M. Lœwy.
Comète. — Étoile.
Dates. de \ '•ension de
1897. comparaison. Grandeur. droite. Déclinaison. compar.
Juillet I.. ... «Paris, 2781 8 H-o.25,75 4-10.^3,4 10:10
3 6Weisse,,i49 8 -J- -1-2.23,80 -î-ii.4i,3 k'. k
g. . . . . c Paris, 32o5 7 -t-i.23,o8 -t-io.i3,8 6: 6
Positions des étoiles de comparaiso/i.
Asc. droite Réduction Déclinaison Réduction
Dale's. moyenne au moyenne au
1897. )♦ 1897,0. jour. 1897,0. jour. Autorités.
Il m s s ...
Juillet I... a 2. 9. 7, 22 -1-1,90 -i-6.10.11,8 -!-i4,4 Cal. Paris.
3... b 2.12.50,98 -1- 1,96 -f- 6.13.43,9 -t-i4j7 Cal. Weisse,. 9... c 2.30.25,75 -1-2,10 -h C. 93. 39,6 ri",! Cat. Paris.
Positions apparentes de la comète.
Dates. 'lemps moyen Ascension droite Log. facl. Déclinaison Log. fact.
1897. de Rio. apparente. parallaxe. apparente. parallaxe.
h m s II III s . . .,
Juillet I 16.22.43 2. 9.34,87 9, 596,; -t-6.2I. 9,6 O,6o4ra
g iG.38.20 2. 3i. 50,93 g,545„ -i-6.34.io,5 0,614^
Remarques. — Juillet i : la comèLe apparaît comme une nébulosité de forme circulaire de 3' de diamètre, sans novaii Lien défini. Juillet 3 : faible éclat, observation difficile. Juillet g : même apparence. Noyau central ii" grandeur. Visibilité difficile.
ASTRONOMIE PHYSIQUE. — Sur quelques pJiolographics de nébuleuses obtenues à r observatoire de Meudon. Noie de M. A. R.inouRoix, présentée par M. J. Janssen.
« M. Janssen ayant bien voulu nous autoriser à faire usage du grand télescope de Meudon dès le mois de mai 1897, j'ai l'honneur de présenter
( 38. ) à l'Acadéinic un certain nombre de photographies île nébuleuses, obtenues avec cet instrument.
» Ces quelques clichés : nébuleuse annulaire de la Lyre, nébuleuse en spirale des Chiens de Chasse, nébuleuse planétaire du Verseau, nébuleuse Dumb-bell du Petit Renard, grande nébuleuse d'Andromède, nébuleuse du Triangle et région des Pléiades, démontrent d'abord la perfection de ce télescope à couit foyer (') et le grand avantage qu'il présente en permettant d'avoir des documents photographiques absolument nouveaux, tout en restant bien en deçà des temps de pose exigés jusqu'à présent par les instruments employés à ces sortes de recherches
» Bien que le mauvais temps persistant de l'année 1897 ^'ait considérablement gêné, j ai pu faire quelques remarques nouvelles.
» Pour la nébuleuse de la L} l'e, par exemple, je présente à r,\cadémie trois photographies (agrandies vingt-cinq fois), avec vingt minutes, trente-cinq minutes et cinquante-trois minutes de pose (-).
» La première (de vingt minutes) donne une image d'intensité égale à celle que j'avais oljtenue au mois d'août 1890 à l'observatoii'C d'Alger, avec six heures de pose ('). La dernière (de cinquante-trois minutes) est supérieure à celle que vient d'exécuter l'observatoire de Tachkent avec vingt-quatre heures de pose (').
» Ces trois clichés différents montrent avec évidence que, pour cette nébuleuse annulaire, l'intensité de la nébulosité croît à l'intérieur avec le temps de pose, tandis que le diamètre total en augmente fort peu. 11 en résulte, en fin de compte, une nébuleuse elliptique et non annulaire, comme le ferait croire la première épreuve. Ces clichés font voir, de plus, une étoile très marquée au centre, visible d'ailleurs à l'œil dans le télescope, mais que ni le dessin d'Herschel, en i833, ni celui de Lord Rosse, en 1844; pas plus que celui de Trouvelot, en 1878, n'indiquaient. Cette remarque tendrait à faire admettre l'hypothèse d'un changement assez récent.
» On peut encore constater un maximum de condensation à la périphérie dans le pinlongement du petit axe de l'ellipse, tandis qu'il se trouve un maximum aux extrémités du grand axe.
» Je pense qu'une plus longue durée d'exposition n'apprendrait jilus rien ici.
» Si nous prenons, maintenant, les trois épreuves de la nébuleuse du Petit Renard, Dumb-bell (agrandissement dix fois; pose : une heure, une heure douze minutes et
Cj Le miroir taillé par MM. Henry frères a i™ de diamètre et seulement 3™ de distance focale.
(^} La dernière de ces épreuves devait avoir une pose d'une heure, mais elle a dû être interrompue, le ciel s'élant couvert. Il en est de même de plusieurs autres, qui ont été faites en profitant d'une courte éclaircie.
(') Instrument de la Carte du Ciel.
(') Instrument de la Carie du Ciel.
deux heures), on voit que celle nébuleuse, de forme si bizarre lorsqu'oix la regarde dans un instrument, se révèle ici comme une nébuleuse elliptique. Elle possède aussi une étoile au centre, comme la nébuleuse de la Lyre, mais invisible sur ces épreuves. Là ne se borne pas d'ailleurs la ressemblance entre ces deux objets, Dumb-bell a de même uu maximum de condensation aux deux extrémités du petit axe de l'ellipse, et de même encore un minimum sur le prolongement du grand axe. Ce qui fait que ces deux nébuleuses, si dissemblables lorsqu'on les regarde même dans un puissant télescope, présentent au contraire de très curieuses analogies. Cela permet, quant à la forme du moins, de les classer dans une même catégorie.
» La nébuleuse planétaire du Verseau (pose cinquante minutes, agrandie dix fois) est très intéressante à cause de ses deux protubérances diamétralement opposées et qui ont fait supposer que le globe central est entouré d'une sorte de renflemeut, analogue à l'anneau de Saturne. Mais on n'obtient ici aucun détail intérieur (').
» Comme nébuleuses en spirales, nous avons :
I) La nébuleuse des Chiens de Chasse (pose une heure, agrandissement dix fois), qui ne nous apprend rien de nouveau, mais nous renseigne cependant sur ce qu'on peut obtenir en si peu de temps avec un instrument aussi puissant.
» La nébuleuse d'Andromède (pose une heure, agrandissement deux fois). C'est une véritable nébuleuse en spirale : cela se voit bien mieux sur l'épreuve originale. La petite nébuleuse qui est au centre a été cataloguée a part; elle ne fait cependant qu'un tout avec la grande et la complète comme une condensation de l'une des spires, au même litre que celles que l'on voit dans la nébuleuse des Chiens de Chasse. Cette nébuleuse est très étendue; il est malheureusement impossible d'avoir la région complète sur une seule de nos plaques.
» En comparant ces deux derniers clichés avec ceux, très remarquables d'ailleurs, qu'en adonnés M. Isaac Roberts, on constate que les mêmes résultats ont été obtenus, mais avec des durées d'exposition de quatre heures, soit quatre fois plus de temps qu'à Meudon. Cela fait espérer des renseignements beaucoup plus complets, quand on pourra reprendre ces nébuleuses avec une durée de pose de deux heures.
» La nébuleuse du Triangle (pose deux heures, agrandissement deux fois) est une très belle nébuleuse en spirale; malheureusement le papier est loin de rendre tous les détails du premier négatif. Lord Rosse l'avait vue en spirale, mais n'en avait pas fait de dessin, croyons-nous. Du reste, elle est difficile à voir et très mal définie à l'œil.
» Enfin, voici une partie de la région des Pléiades, avec Alcyone au centre (une heure de pose, agrandissement deux fois). La Photographie, qui avait permis à MM. Henry de découvrir ici des nébuleuses absolument invisibles dans le télescope, vient encore enrichir cette contrée céleste de deux autres nouvelles nébuleuses qui entourent Allas et Pléione.
(') D'après d'autres essais, que j'ai faits sur des nébuleuses planétaires, il semble que, en raison de la grande intensité lumineuse de ces objets, il vaudrait mieux les laisser aux instruments à long foyer et même emplo\cr un oculaire d'agrandissement. 11 serait peut-être possible alors de trouver des détails intérieurs que je n'ai pu avoir avec un télescope à court foyer.
» Mais ce qui est digne de remarque, dans ee rliclié. ce sont de longues traînées de matière nébuleuse qui relient en ligne droite certaines étoiles entre elles en passant par leur centre. Quelques-unes de ces lignes étaient déjà bien définies sur la Carte des Pléiades, publiée dans les Annales de l'Observatoire de Paris et due aux belles recherches de MM. Henry; entre autres, celle qui passe au-dessus d'Alcvone et s'éloigne de Maïa vers la gauche. On trouve maintenant qu'il en existe une deuxième, à peu près parallèle et un peu plus au-dessus. Puis, dans la région comprise entre Alcvone, Mérope et Maïa, c'est un enchevêtrement de longues aiguilles qui viennent se fondre par leurs extrémités dans les masses plus importantes de matière nébuleuse qui entourent les principales étoiles.
» En résumé, si l'on considère lesré.sultats obtenus avec la Lvre, Dumbbell et les Pléiades, on peut supposer, dès à présent, que, dans la majorité des cas, une durée d'exposition de deux h^^ures sera plus que suffisante pour enregistrer avec succès les dernières traces qui font partie de la constitution des nébuleuses. Ces durées d'exposition ne donneront plus, en effet, que de grandes taches blanches, sans détails intérieurs, mais intéressantes cependant, parce qu'elles indiqueront l'étendue et la forme extérieure. Du moment que la tache ne s'étendra plus davantage en augmentant la durée d'exposition, on sera en droit de se croire en possession de l'aspect complet, de la nébuleuse. C'est ce résultat qui, très vraisemblablement, pourra être atteint avec des poses voisines de deux heures.
1) Il me resterait encore à parler d'une série de clichés d'amas d'étoiles, faits concurremment avec les nébuleuses. Le temps m'avant manqué pour en exécuter tous les agrandissements, ces documents feront l'objet d'une autre Communication. »
Remarques sur la précédente Communication et sur la méthode propre à donner des Nébuleuses des images comparables ; par M. J. Jansse.v.
n Le succès obtenu en 1871 avec un télescope à très court fover, qui m'avait permis de reconnaître la véritable nature de la couronne, comme enveloppe gazeuse entourant le globe solaire, me fît penser à en faire construire un du même genre et plus puissant pour l'observatoire de Meudon. Ce sont MM. Henry frères et Gautier qui le construisirent.
« Ce télescope a 1™ d'ouverture et 3™ de distance focale. En raison de buii foyer si court, la construction du miroir présentait de très grandes difficultés, que MM. Henrv ont très habilement surmontées.
» Ce télescope est précieux pour l'étude oculaire ou photographique des objets célestes très peu himineux, sj)écialement pour les nébuleuses.
» Aussi quand M. Rabourdin, anciennemeul attaché à l'observatoire d'Alger, est venu me demander de faire de la photographie à Meudon. l'ai-je vivement engagé à aborder la photographie des nébuleuses avec cet instrument. On voit de quel succès les efforts, très habiles, du reste, de M. Rabourdin ont été couronnés.
» Les temps de pose, relativement si courts, qui ont suffi pour oblenir avec ce télescope des photogra|ihies de nébuleuses qui ont exigé avant nous des poses de quatre à dix fois plus considérables ont montré sa grande puissance lumineuse, circonstance bien précieuse quand il s'agit de très faibles nébuleuses.
» La découverte de deux nébuleuses dans les Pléiades, que siguale M. Rabourdin, est très intéressante et montre tout le parti qu'on pounM tirer de l'instrument.
» Je viens maintenant à la méthode cpie j'ai proposée en 1881 (').
» On voit, par les épreuves photographiques que je viens de présenter à l'Académie, combien le temps de pose influe sur l'aspect et la constitution de ces images. On comprend que s'il s'agit d'images obtenues avec des instruments différents, à des intervalles très éloignés, etc., les différences pourront être encore plus considérables. Il est donc indispensable dès maintenant, si nous Aoulons léguer à l'avenir des documents comparables, de faire ces photographies dans des conditions définies et qui permettront ces comparaisons.
» A cet effet, j'ai proposé l'emploi des cercles slellaires, c'est-à-dire le cercle qu'on obtient avec une étoile lorscjue la plaque photographique est placée hors du foyer de l'instrument.
» Il faut bien remarquer que, comme le degré d'opacité de ces cercles stellaires est influencé, non seulement par le temps de l'action de la lumière, mais par toutes les autres circonstances de sensibilité des plaques de transparence photographique de l'atmosphère, etc., ils peuvent être considérés comme une résultante de tous ces facteurs et constituent le témoin que nous cherchons. Si donc une photographie de nébuleuse est accompagnée de deux ou trois de ces cercles, obtenus avec des étoiles voisines et dans les mêmes conditions de pose qu'elle, ils per-
(') Comptes rendus, séance du ■^ février 1881.
mettront aux observateurs de l'avenir de se placer dans des conditions, non pas semblables ponr chacune d'elles, mais équivalentes dans leur résultat final, ce qui est le but cherché.
» Dans cette méthode, l'observateur qui voudrait obtenir une photographie d'un objet céleste susceptible d'être comparée, commencerait d'abord par cherchera déterminer le temps qui a servi à obtenir les cercles dont le temps de pose a été le même que celui de la photogra|)hie ; ce temps obtenu serait précisément celui qui devrait être donné à l'image de l'objet céleste en question.
' » Je ne fais ici que rappeler le principe de la méthode, sur laquelle il y aura à revenir au moment des applications que nous comptons en faire dès que cela sera possible. »
ANALYSE MATHÉMATIQUE. — Sur le développement des fonctions analytiques pour les valeurs réelles des variables. Xote de ^I. Paixlevé, présentée par M. Picard.
« Soit F(.r) une fonction analytique de la variable réelle x, fonction que je suppose holomorphe pour toutes les valeurs de x comprises entre a et h {a <; b), a pouvant être égal à — oc et 6 à -{- ^c. D'après un théorème de M. Weierstrass, une telle fonction peut toujours être représentée entre a et b par une série convergente de polvnomes. Mais la question que je me pose ici est la suivante •
» Soit Xg une valeur de x comprise entre a et b. et F^, FJ,, Fl, ... les valeurs (pour a* ^ o-^) de F et de ses dérivées successives. Connaissant F^,, F|,, Tl, . . . , peut-on former une série de polynômes 1P„(j:) qui : i° converge absolument et soit égale à F(a;) dans l'intervalle (') ab, et i° converge uniformément dans tout intervalle oc^ compris entre a et b, ainsi que toutes les séries 2P[fx), 2Pj,(a;), . . . , obtenues en dérivant la première terme à terme?
» Quand les conditions précédentes sont remplies, les séries iP',j(a:),
iPJ^^'). . . . convergent (entre a et b) vers F'(.r), ¥"(^x), Je conviens
de dire, dans ce qui suit, qu'une série telle que la précédente iP„(a7) converge uniformément vers F(.r) entre a et Z» et est dérivable indéfiniment terme à terme.
M Jja réponse à la question posée est affirmative. D'une façon précise,
(') Les exlrérailés a, b sont naturelleinent exceptées.