‹ Rayons émis par les composés de l'uranium et du thoriumChapitre 117 sur 425 · C. p.., iSgS, I" Semestre. (T. C\X\I, N' E · texte numérisé non relu

C. p.., iSgS, I" Semestre. (T. C\X\I, N' E

soit pas trop modifié. Si donc nous prenons ponr rentre d'apparition les réa;ions septentrionales de la Norvège, examinons comment ces formes vont se disperser.

» Entraînées par des courants ou par toute autre cause, ces formes ont émigré à une époque relali\'ement récente, les unes en suivant les côtes occidentales de l'ancien continent, longeant la Norvège, la Grande-Bretagne, la France, la péninsule Ibérique, les côtes du Maroc et du Sénégal. Elles ne se sont pas propagées directement dans la mer du Nord, car le seuil qui s'étend des Orcades au nord des îles Bergen n'a pas été franchi par elles; mais quelques-unes ont pu arriver dans la Manche, traverser le Pas-de-Calais et s'étendre jusqu'à la Belgique et la lîoll tnde, ou remonter le long des côtes orientales de l'Angleterre. Tja robuste saillie formée par le nord de la péninsule Ibérique a dû en arrêter un grand nombre, et ce sont celles-là qui ont contribué à l'enrichissement si particulier de la faune du golfe de Gascogne. Une fois cet obstacle franchi, rien ne les arrêtait dans leur expansion le long des côtes du Maroc, du Sahara, de la Sénégambie; en passant au large, elles vont alimenter la faune des Açores, des Canaries, du cap Vert; quelques-unes iront même se perdre plus au sud, aux îles de l'Ascension et de Sainte-Hélène. Mais, en arrivant vers la Guinée, elles rencontrent un relief géographique nouveau, des courants d'allure opposée, en un mol des conditions différentes de celles jusqu'alors acceptées par elles; elles ne pourront ainsi poursuivre leurs pérégrinations jusqu'au sud.

» D'autre part, la même faune, partant de la même origine, émigrait le long des côtes orientales du nouveau continent. Nous en suivons les traces en Islande, au sud du Groenland, sur les côtes de New-England, de la Virginie, de la Floride, et tandis qu'une partie ira se perdre dans les Grandes Antilles, l'autre se répandra dans le golfe du Mexique et la mer des Caraïbes, qui jouent pour cette fauuule le même rôle que le golfe de Gascogne pour la faunule de l'ancien continent; quelques espèces même descendent jusqu'à Pernambuco; mais, à partir de là, les conditions des milieux sont telles que notre faune émigrante ne peut franchir pareille limite. A ce niveau géographique, nous constatons encore une similitude frappante entre les faunes profondes de l'ancien et du nouveau continent, pour les îles du cap Vert et les autres groupes d'îles africaines, la mer des Sargasses, les Bermudes et les Antilles.

» Si nous résumons ce qui précède, en nous fondant sur les données géographiques et bathymélriques que nous venons d'établir, nous consta-

( 443 ) terons que toute cette faune profonde possède une aire de dispersion constituée par une sorte de vaste triangle plus ou moins régulier, dont le sommet est situé à une faible profondeur dans les régions septenli-ionales, un peu au delà de llslande, vers le ^5° de latitude nord , dont les côtés latéraux longent l'ancien et le nouveau continent, tandis que la base, s'enfonçant de plus en plus dans la profondeur des mers, sert de Irait d'union entre l'Afrique et l'Amérique, à ij° environ au nord de l'équiteur. On remarquera en outre que ce triangle, qui plonge ainsi du nord au sud, s'infléchit également de l'ouest à l'est, car son bord oriental est toujours plus immergé que son bord occidental. Si nous logeons le sommet de notre triangle vers oo™ de profondeur, son angle de la base qui confine à l'Afrique sera environ vers 2000"" de fond, alors que l'angle opposé, ou angle américain, se relèvera vers 800"" environ. »

BOTANIQUE. — Sur la germination estivale des spores de la Truffe cl la production des téleulospores. Note de M. A. de Gramoxt de LiisPARisE, présentée par 31. Chatin.

« A partir de janvier, comme je l'ai dit dans ma précédente Communication, la végétation des spores de la Truffe se ralentit. On voit encore, mais rarement, des germes du type mâle, inertes, gros, courts, extérieurs, de la forme représentée y?o-. i. Souvent ces germes sont rétractiles et disparaissent à la chaleur du microscope.

» Cet état dure jusqu'à la fin de juin ; le départ de la végétation est alors général et les choses se passent comme en hiver, a .'ec cette différence que

les filaments, tant mâles que femelles, cheminent presque constamment sous l'épiderme et restent invisibles.

» Ils se manifestent par la pseudo-spore terminale qui apparaît à la surface dès sa sortie du parenchyme, ou, plus rarement, à l'extrémité d'un filament gros et court. {Fig. 2, fig. 3, cas exceptionnels dans lesquels la germination sous-épidermique a pu

'■"ig- 2. Fig. 3.

être observée. Fig. 4, développement d'une spore femelle dans une feuille jeune et transparente; juillet.)

» Aucun colorant ou décolorant quelconque n'a pu faire apercevoir les filaments cachés. D'ailleurs, les accouplements se font comme en hiver; on les distingue bien dans beaucoup de cas, mais en général l'observation est plus difficile qu'à l'arrièresaison. Cette marche sous-épidermique est de règle jusqu'à la fin d'octobre; à partir de ce moment on aperçoit quelques germinations superficielles, surtout mâles; puis leur nombre va en augmentant et il s'en montre beaucoup en novembre-décembre. Cependant, toute règle a ses exceptions, et quelquefois, mais très rarement, on constate,

Fig. 6.

même en été, des cheminements superficiels {Jtg. 5 et 6). I^e filament était brun, peu épais, opaque.

» {Fig. 7, portion de nervure de feuille de chêne vue en juillet avec grossissement de iSo"*''' environ. )

Fig. 7-

» Après les mêmes délais maximum qu'en hiver, la pseudo-spore mâle se desséche ou tombe.

» Développement des spores fécondées. — Me voici arrivé au moment où la spoie femelle ou sa pseudo-spore est fécondée. C'est le point auquel je m'étais arrêté dans ma précédente Conimunicalion.

M Après fécondation, la spore ou pseudo-spore émet des filaments sousépidermiques, très ténus, trans|)arents, qui circulent dans le parenchyme et ne sont que rarement aperçus. Ces filaments se manifestent par la production, à la surface, de spores qui, vues d'en haut, sont rondes, noires, dures, luisantes. Ce sont les téleulospores, les dernières de l'évolution extérieure; en terre après leur chute, ou bien sur la feuille, elles produiront le mvcélium truffier (fig- 8 et 9, téleutospores produites par pseiido-spores

Fig. S. Fig- 9-

et, directement, par spores). J'examinerai brièvement comment se fait la maturité de ces téleutospores et, pour plus de clarté, je diviserai le sujet en deux parties : formation d'été et formation d'hiver.

» Formation d'été (Juillet à octobre). — Pendant cette période, les téleutospores naissent de pseudo-spores, plus rarement de spores. Les délais entre leur apparition et l'ensemencement sont alors de quatre à six semaines, dont quatre semaines paraissent emplovées à la maturation des pseudo-spores. Puis, dix semaines environ après l'ejisemencement, mais jamais avant le 1 5 octobre, les téleutospores peuvent émettre

( /i4tî )

des filaments extérieurs, ténus, peu visibles, superficiels, qui sont une germination provisoire, lente à se développer. C'est fin décembre, en janvier, et plus lard qu'arrive la vraie germination. Avant la nù-octobre, les téleutospores, quel que soit leur âge, ne germent pas.

» J'ai très souvent observé que, en période d'été, si les feuilles étaient cueillies avant l'apparition des téleutospores ou l'émission des premiers filaments, celles-ci ne venaient pas ou venaient mal. Les téleutospores n'ont pas même achevé de se former sur feuilles détachées en septembre et conservées jusqu'en novembre. Bien plus, il m'est arrivé plusieurs fois de voir s'étioler et périr des pseudo-spores déjà formées et courant sous l'épiderme, lorsque la feuille était cueillie trop tôt. Si l'on compare cet état de choses à ce qui se passe sur feuilles sèches d'hiver ('), on arrive, il me semble, à cette conclusion que, jeunes et pleines de sève en circulation, les feuilles de chênes ne sont pas un terrain très favorable à la production des téleutospores; c'est avec le ralentissement de la végétation, en se desséchant, qu'elles accumuleraient les matériaux nécessaires à la prompte évolution des gernmes.

» ForniaLion d'hiver {noivmbre à jaiwier). — La léleutospore naît alors souvent de spores. Pour cette raison, et pour d'autres, les délais sont abrégés. Ils diminuent à mesure que la saison s'avance, et, en novembre-décembre, il peut ne s'écouler que quinze jours ou moins encore entre l'ensemencement et l'émission par les téleulospores de leurs premiers filaments, germination d'ailleurs provisoire, qui ne deviendra active et générale que plus tard en saison. Encore faut-il (et cette condition est d'été comme d'hiver) que les téleutospores, pour être réellement mûres, aient de dix semaines à trois mois d'âge depuis l'ensemencement; pour les ensemencements tardifs, les délais sont, en certains cas, fort abrégés.

» La maturité des téleutospores se manifeste par un certain grossissement plutôt que par émission de filaments, car ceux-ci peuvent se montrer avant la maturité eu milieu humide, ou sur feuille en plein air, de même qu'ils peuvent manquer, alors que la téleutospore est mûre et taoilement détachable, si la feuille est absolument privée d'eau.

M Une feuille de chêne ensemencée le 20 août montre, le 20 novembre, des téleutospores commençant à germer. Des feuilles de conifères ensemencées le i" octobre montrent, le [^'janvier, des téleutospores germant à peine. Une feuille de chêne ensemencée le 20 août montre, le 3o décembre, une germination active et générale. Presque toutes les téleutospores grossies, déformées, émettent des filaments ténus, peu visibles : le limbe est couvert d'un réseau transparent, fin, pointillé. Beaucou|) d'auties observations semblables pourraient être citées.

(') Comptes rendus, 17 janvier 189^

» Il me resle à dire que le développemenl des spores fraîches n'est pas diiïérent de celui des spores de l'année précédente; il y a moins de manquants parmi les fraîches et c'est tout. Les différences constatées dans les délais et le mode d'évolution, suivant les saisons, ne viennent donc pas du degré de maturité des spores. »

GÉOLOGIE. — Sur l'âge des graviers quaternaires de Villefranche (Rhône). Note de M. Gaillard, présentée par M. Albert Gaudry.

« Depuis la découverte de ce gisement, situé sur la rive droite de la Saône, un peu en amont de Villefranche, le muséum de Lyon a recueilli sur place ou par l'intermédiaire de M. Savoye, instituteur à Odenas, une grande quantité d'ossements fossiles, parmi lesquels nous avons pu reconnaître les espèces suivantes :

« Elephas primigenius Blum. — Deux molaires et plusieurs lamelles.

» Cerviis canadensis Briss. — Fragments de mâchoires et divers os.

» Cervus elaphus L. — Dents, fragments de bois et os des membres.

» Cervus larandus L. — Bois de trois individus d'âge différent.

» Rhinocéros tichorhiniis Fiscli. — Une arrière-molaire supérieure droite.

» Bison prisons Boj. — Os frontal, dents et os des membres nombreux.

» Equiis caballus L. — Mâchoires et nombreux os des membres.

» Castor fiber L. — Une molaire.

» Elephas mcridionalis, Nesti. — Une moitié de dent.

» Rhinocéros \fercki Kaup. — Troisième arrière-molaire supérieure gauche.

» Vii'ipara Burgundina Tourn. — Plusieurs spécimens.

n Vivipara, espèce nouvelle.

n L'Ê". primigenius et le R/i. Mercki ont été reconnus par M. le Professeur A. Gaudry. M. A. Locard, le savant naturaliste lyonnais, a bien voulu déterminer les Paludines.

)i A cette faune sont associés de nombreux silex taillés, non roulés, de forme moustièrienne ; le muséum de Lvon en possède plus de cinquante spécimens.

» Tous ces ossements, coquilles et silex, ont été trouvés en place, dans l'unique couche fossilifèie tra^'ersant les carrières de sable et de graviers en exploitation sur la route fie Villefranche au pont de Beauregard.

» Les ossements recueillis dans ces graviers ont deux phvsionomics bien distinctes : les uns ont une coideur brun noirâtre, sont lourds et très

durs; les autres sont légers, friables et de couleur gris cendré. Ceux-ci appartiennent sans doute à des animaux du même âge que le dépôt. Les autres, souvent roulés et brisés, ont été enlevés en amont à des alluvions plus anciennes. Il n'est donc pas étonnant qu'on trouve parmi ces derniers 1'^. antiquus ('), le Rh. Mercki et des Paludines tertiaires; on y trouve encore d'autres espèces piiocènes, notamment l'j^. meridionalis, sans que cela puisse avoir aucune signification relativement à l'âge de la formation.

» Il résulte de nombreuses observations qne, dans les vallées, les dépôts sont en général de plus en plus récents à mesure qu'on se rapproche du niveau actuel des rivières. Ces dépôts sont aussi constitués de plus en plus, semble-t-il, par des matériaux qui proviennent de l'affouillement et du ravinement des alluvions anciennes. De sorte que les alluvions des plateaux, les plus importantes comme volume et les plus anciennes, contiendraient les fossiles les moins mêlés, tandis que les alluvions suivantes auraient toutes emprunté des éléments fossiles aux formations antérieures. Les graviers de fond d'ime vallée seraient ainsi le plus hétérogènes et pourraient contenir des restes de la plupart des dépôts de cette même vallée.

)) En conséquence, laissant de côté les espèces préglaciaires et piiocènes, si nous déterminons l'âge des graviers de Villefranche d'après les plus récentes formes fossiles : Renne, Mammouth, Rh. tichorhinus , et d'après les silex taillés retouchés d'un seul côté, nous devons conclure qu'ils appartiennent à la période paléolithique, dite du Moustier. Ces graviers poiuTaient être cependant un peu moins anciens, mais ils ne peuvent pas l'êtt e plus. Si l'on tient compte de la quantité assez grande d'outils en silex non roulés, recueillis dans ce gisement, ainsi que de sa position stratigraphique (lo™ environ au-dessus du niveau actuel de la Saône), il paraît naturel d'admettre qu'on est en présence d'une importante station de l'Homme préhistorique recouverte brusquement, à la suite d'une grande crue, par les alluvions glaciaires ou postglaciaires. »

(') Depéret, Sur la découverte de silex taillés dans les alluvions quaternaires à lîii. Mercki (Comptes rendus p. 828; 1892).

PHYSIQUE MÉDICALE. — Sur an nouveau procédé de détermination de la position des corps étrangers par la radiographie. Note de M. H. Morize, présentée par M. Marev.

« La difficulté trouvée jusque dans ces derniers temps pour la détermination exacte, par la radiographie, de la position des projectiles dans les régions profondes du corps, a suscité de la part des expérimentateurs plusieurs méthodes ingénieuses dont la plus perfectionnée est, sans contredit, celle de MM. Contremoulins et Rémv. Toutefois, toutes ces méthodes, et surtout la dernière, sont d'une complication extrême, que ne me semble pas justifier la simplicité des données. Je crois que le procédé facile et rapide que j'ai trouvé donnera ample satisfaction à tous les expérimentateurs et leur permettra de déterminer, avec une précision supérieure à 5™™, la position d'un projectile dans une partie quelconque du corps.

» Le procédé consiste à définir la position du corps étranger par deux droites qui s'v coupent, et dont les extrémités sont des points situés à la surface du corps du patient.

» Le patient étant placé entre le tube et l'écran, on cherche une position telle que la balle, par exemple, se voie facilement. On prend alors un petit disque de plomb, rendu adhésif par de la cire ou du diachjlum, qu'on place sur la surface du corps qui est tournée vers le tube, et l'on déplace ce disque jusqu'à ce que son image se superpose à celle de la balle; on répète ensuite l'opération avec un autre disque placé du côté de récran. Quand les deux disques et le projectile sur l'écran se projettent en ne formant qu'une seule image, tous les trois se trouvent sur la même droite.

» Od tourne alors le sujet d'un certain angle arbitraire et l'on détermine de la même façon une autre droite, dont l'intersection avec la première fixe la position du projectile. Les extrémités des deux droites sont déterminées sur la surface du corps par les disques de plomb, qu'on enlève ensuite et dont la place est marquée par un procédé quelconque, par le crayon dermographique par exemple.

» Les deux droites déterminent un plan qui contient le projectile et les quatre marques extérieures qu'on désignera par a, b, c, d. Ces marques forment un quadrilatère dont on peut mesurer les quatre côtés et les deux diagonales, au moyen d'un compas d'épaisseur ou d'un craniomètre. En le dessinant à l'échelle, l'intersection des deux diagonales donne la place de la balle rapportée aux quatre sommets; la distance qui l'en sépare étant directement mesurée sur l'épure avec une échelle millimétrique. Comme cinq longueurs suffisent pour la construction, et qu'on en a six, la dernière sert de vérification. La position de la balle est définie en disant qu'elle se trouve à n centimètres comptés à partir de a sur la droite ac, par exemple.

» L'épure est faite en quelques minutes: des essais répétés, faits sur des crânes con- C. R., 189S. 1" Semestre. (T. CXXVI, N» 5.) 58

tenant des balles placées à l'insii de l'opérateur, ont montré qu'en moins de dix minutes le projectile était retrouvé avec une précision de i™°' ou 2™"\

1) La position de deux des quatre marques étant arbitraire, on doit les disposer de façon que les deux droites se coupent suivant un angle suffisamment grand pour que leur intersection soit bien définie.

M II est évident que le procédé est applicable à une partie quelconque du corps et à toute substance opaque aux rayons X, la seule difficulté rencontrée provenant de la plus ou moins bonne visibilité sur l'écran. »

A 4 heures et demie, l'Académie se forme en Comité secret.

La séance est levée à 5 heures. M. B.

BULLKTIX BIBLIOGRAPHIQUE.

Ouvrages beçls dans la séance du 3i janvieu 1898.

Notice sur l'œuvre scientifique de M. H. Fizeau; par IM. A. Corni". Paris, Gauthier-Villars et fils, in-8°. (Offert par l'Auteur.)

Leçons sur l'intégration des équations aux dérivées partielles du second oidre à deux variables indépendantes, par E. Govrsat, Professeur de Calcul différentiel et intégral à l'Université de Paris. Tome II. Paris, A. Hermann, 1898; I vol. in-8°. (Présenté par M. Darboux.)

Sébastien Cabot, navigateur vénitien (iLig-j-iSo'j). Paris, Ch. Delagrave, 1895-, I broch. in-8°. (Présenté par M. Bouquet de la Grye.)

Sébastien Cabot, pilote-major d'Espagne, considéré comme cartographe, par Hekry Harrisse. Paris, Ch. Delagrave, 1897; i broch. in-8°. (Présenté par ]M. Bouquet de la Grye.)

Sébastien Cahot, pilote-major d'Espagne, considéré comme navigateur, par Henry Harrisse. Paris, Ch. Delagrave, 1897; r broch. in-8°. (Présenté par jM. Bouquet de la Grye.)

L' atterrage de Jean Cabot au Continent américain en i497> P^'' Henry Harrisse. Gœttingue, K.Tstner, i^Ç)-] ; i broch. in-S". (Présenté par M. Bouquet de la Grye. )

Élude sur V origine et ta formation des sables de la Luire, par M. Edouaud Bureau, Professeur au Muséum d'Histoire naturelle de Paris. Nantes, i<S97 ; I broch. grand in-8°. (Présenté par M. Michel Lévy.)

Géodésie pratique, par V. Vitkovski. Saint-Pétersbourg, i8()8; i vol. in-S". (Présenté par ÎNI. Faye,)

Notice sur le halage funiculaire des bateaux dans le soulerrain du Mont-de- Bdly, sur le canal de l'Aisne à la Marne, par M. Bourgvin, Ingénieur en chef des Ponts et Chaussées. (Extrait des Annales des Ponts et Chaussées, -2* trimestre 1897. ) Paris, P. Vicq-Dunod et C'*, in-8°. (Présenté par M. Maurice Lévy.)

La grotte des Spélugues à Monte-Carlo, i)ar Emile Rivière, Sous-Directeur adjoint du Laboratoire au Collège de France. Monaco, 1897; in-4". (Pré- .senté par S. A. le Prince de Monaco.)

Le mécanisme du lit Jluvial, par V. Lokhtine, Ingénieur des Voies de communication. Saint-Pétersbourg, 1896; i vol. grand in-8°.

Abhandlungen herausgegeben von der senckenbergischen nalurforschenden Gesellschaft. Einundzwanzigster Band : erstes Heft. Frankfurt, 1897; I fasc. in-4''. (Présenté par IM. Alfred Grandidier. )

Memorias de la real Academia de ciencias exactas, fisicas y naturales de Madrid. Tomo XVlî. Madrid, 1897; i vol. in-4". (Hommage de l'auteur. )

ERRATA

(Séance du 24 janvier 1898.)

Note de M. Arnaud, Recherches sur l'ouabaïne :

Pa-e 348, ligne 10, au lieu de C«1P'=0'S etc, lisez C5»H"0'S elc. Même page, de.-nière ligne, au lieu de C'»H"M0'2 ou C"H*H3'2,HO, lisez G'TPmO'^ ou C="H"'0'-,MI10.

Note de M. Ed. Stelling, de Saint-Pétersbourg :

Page 36^, ligne 10, au lieu de Ed. Ptelli.ng, lisez- Ed. Steli.ing.

COMPTES RENDUS

DES SÉANCES

DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES

PRÉSIDENCE DE M. WOLF

MEMOIRES ET COM3IUIVICATI03ÎS

DES MEMBRES ET DES CORRESPONDANTS DE L'ACADÉ.MIE

jNI. le Président annonce à l'Académie la mort île jM. Jean- Albert GaïUhier- Villars et propose de consigner au procès-verbal de la séance l'expression des regrets que cause à l'assemblée la perte de ce collaborateur dévoué, qui a rendu à l'Académie et à la Science tant de signalés services.

L'un après l'autre, ]NL le Président, ^L J. Bertrand, Secrétaire perpétuel, et INL G. Uakdoux rappellent les titres de ]\L Gauthier- Vjllars à la reconnaissance du monde savant.

« Depuis i835, l'imprimerie qu'il dirigeait, après Bachelier et Mallet- Baclielier, n'a pas une seule fois manqué à faire paraître les Comptes rendus à l'heure voulue, malgré les difficultés de toute nature que suscitaient l'abondance des matières, les exigences tles auteurs et les embarras d'une

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