‹ Rayons émis par les composés de l'uranium et du thoriumChapitre 122 sur 425 · H=C0^ =- 2H-CO* '\- CH=0 ^ 2H=C0^ - O- 4- CH · texte numérisé non relu

H=C0^ =- 2H-CO* '\- CH=0 ^ 2H=C0^ - O- 4- CH

» Le composé H-CO^ n'est évidemment autre chose que le groupe C0'+ H = 0 (hvdrate de peroxyde de carbonyle, acide percarbonique) de l'éleclrolvse et, comme lui, il doit se décomposer, aussitôt formé, en oxygène et acide carbonique. Chose très curieuse, le percarbonale de potasse découvert par MM. Constans et Hausen se comporte avec l'eau exactement comme le groupe CO' -i- H-0 ou H-CO\

1) Ainsi, en admettant que, dansTélectrolyse, l'acide carbonique soit réduit par l'hydrogène mis en liberté, l'électrolyse et la photolyse de cet acide suivent exactement la même marche. Il y a complète identité entre ces deux phénomènes, soit que la radiation solaire agisse exactement comme l'électricité, soit qu'elle se transforme en électricité. »

CHIMIE ORGAXIQUE. — Sur les urcthanes aromatiques de ta conicine. Note de JNIM. P. Cazexeuve et Moueau, présentée par M. Friedel.

« L'action énergique de la pipéridine, qui donne instantanément des uréthanes par réaction sur les carbonates phénoliques, permettait de supposer que la conicine ou propvlpipéridine se comporterait d'une façon analogue.

» L'action delà conicine est cependant moins énergique : mélangée aux éthers carboniques aromatiques, elle ne dégage pas de chaleur. Il faut faire intervenir l'ébullition pour déterminer la réaction. Au bout d'une heure la combinaison est ternainée. Nous avons obtenu ainsi, en chauffant 2 molécules de conicine et 1 molécule d'éther carboniqne, des uréthanes li-

(,') Comptes rendus, t. CXVI, p. 1145; Moniteur scientifique, p. 669 à 685; 1898.

quides, incristallisables, d'une viscosité croissant avec le poids moléculaire, stables, distillant, presque sans altération, à la pression normale et corresponçlant à la formule

R étant un radical aromatique.

» Tous ces corps sont saponifiables jjar la potasse alcoolique à i5o°et décomposablespar SO*H* avec dégagement de CO'.

» 1° Uréthane phénylique de la coiiicine. — On cliaufl'e à l'ébiiUition, soit vers 160°, pendant une heure, i molécule de carbonate de phényle et 2 molécules de conicine, soit iis"', 5o d'éther pour 12?', 70 de base. On laisse refroidir.

» On traite le liquide visqueux obtenu, successivement par l'eau acidulée par l'acide chlorhydrique, puis par l'eau alcaline, pour enlever l'excès de conicine et le phénol formé. On agite avec l'élher, qui s'empare de l'uréthane et l'abandonne par évapora tion à une douce chaleur.

» On a ainsi un corps liquide incristallisable, distillant à Saa", qui a donné à l'analyse :

Az =: 5,79 pour 100.

» La formule CO^ exige 5,66 pour 100.

» Ce corps est insoluble dans l'eau, soluble dans l'alcool, l'éther, le chloroforme, le benzène.

» Il est dextrogyre comme la conicine naturelle, mais son pouvoir rotatoire est bien moins élevé. Nous avons trouvé en solution alcoolique :

» 1° Uréthane gaïacolique de la conicine. — Une molécule de carbonate de gaïacol est chauffée à l'ébullition pendant une heure avec 2 molécules de conicine {i'ii','jo pour 128'', 70). Comme précédemment, on lave à l'eau chlorhydrique, puis à l'eau alcaline. Par agitation, on fait passer le corps dans l'éther à 65°. Ce dernier, évaporé à douce température, abandonne un liquide légèrement coloré, plus visqueux que l'uréthane phénylique, distillant à 277° en se colorant un peu sans trop se décomposer. Il présente les mêmes caractères de solubilité que le dérivé phénylique. A l'analj'se, il a donné :

Az=:5,2i pour 100.

/ÂzC^H'" » La formule COv^^^, j^^^^j^^ exige 5,o5.

w 3° Urélhanes naphtoliques a et ^ de la conicine. —■ L'opération a été conduite successivement avec les deux carbonates de naphtol a et p comme précédemment. Deux molécules de conicine, soit i2B'',7o, ont été chauffées pendant une heure à l'ébullition avec une molécule de carbonate de naphtol, soit i5s'',7o. Après lavage à l'eau

acide, puis à l'eau alcaline, on fait passer le corps dans l'éther qui l'abandonne par évaporation.

)) On obtient ainsi des liquides colorés très visqueux distillant au-dessus de 3oo° en se colorant un peu et donnant à l'anahse des chiffres exacts, indice que, même sous la pression normale, ils s'altèrent peu en distillant.

» L'analyse a donné (corps 3) : Azr= 4)527 pour loo.

» La formule CO (^ „„,..., exige 4>7i-

» Ces uréthanes napbtoliques de la conicine sont insolubles dans l'eau, mais solubles dans l'alcool, l'éther, le chloroforme et le benzène.

» Ces dérivés ga'iacoliques et naphtoliques ont, sans aucun doute, un pouvoir rotatoire. Faute de liquides en quantité suffisante et suffisamment incolores, nous n'avons pas encore pu prendre ces mesures. »

CHIMIE ORGANIQUE. — Réaction colorée nouvelle de laphénylhydrazwe. Note de M. Louis Simox (' ), présentée par M. Friedel.

« I. Au cours d'essais destinés à m'assurer de la spécificité du réactif de l'aldéhyde ordinaire que j'ai indiqué récemment, j'ai reconnu que dans des conditions analogues, mais sans que l'on ait à craindre d'ambigu'ité, ce réactif peut servir à déceler des traces de phénylhydrazine libre ou sous forme de sels. Voici comment il convient d'opérer :

» On chauffe pendant quelques instants la solution de phénj-lhydrazine avec quelques gouttes de triraéthylamine aqueuse ; on ajoute quelques gouttes d'une solution aqueuse de nitroprussiate de soude, puis de la potasse en solution concentrée. Dès l'addition de nitroprussiate, il se manifeste une coloration bleu franc, parfois verdàtre s'il y a un excès de nitroprussiate; cette coloration se fonce notablement par addition de potasse. L'addition d'une petite quantité d'acide acétique, avant ou après celle de potasse, modifie la coloration bleue en la poussant vers le bleu céleste sans paraître l'atténuer sensiblement. Ce réactif permet de déceler jusqu'à -g j,,,, de phénylliydrazine. La coloration est très foncée pour la dilution jjVs'j ^lle est fugace, c'est-à-dire qu'elle disparait en un quart d'heure environ pour cette dernière dilution.

» II. Caractères de la réaction. — La présence des solvants organiques, tels que l'alcool et l'éther, ne semble pas gêner la réaction; au contraire le chloroforme et le benzène ont une action fâcheuse, l'acétone donne sa réaction colorée propre (coloration rouge de Légal).

(') Travail fait au laboratoire des Hautes Éludes de l'École Normale supérieure.

» I>a présence des acides minéraux ou organiques retarde l'apparition (le la coloration jusqu'à l'addition de potasse.

» L'acide acétique, ajouté après l'apparition de la coloration, la modifie comme il est dit plus haut; lorsque l'on en ajoute un excès, il la fait disparaître après un nouveau virage vers le rouge.

» L'addition d'acide chlorhydrique au liquide bleu produit un virage vers le rouge puis la décoloration.

H La présence d'ammoniaque ne gêne pas la réaction, soit qu'elle préexiste dans la phéuylhydrazine ou dans la triméthylamine, soit qu'on l'ajoute après l'apparition île la coloration.

» Action de la chaleur. — La coloration bleue dont il vient d'être question se produit par le mélange à froid de phénylhydrazine, triméthylamine et nitroprussiate, mais plus lentement et progressivement.

)) Si, la coloration une fois produite, on chauffe sans précaution, elle disparaît et est finalement remplacée par une coloration fixe, rouge franc (en présence de potasse), jaune clair (si l'on n'avait pas ajouté de potasse).

» Si, le mélange étant fait, mais la coloration bleue encore faible, on chaufTe, cette coloration apparaît plus rapidement, mais disparaît ensuite si l'on ne s'arrête pas et qu'on continue à chauiïer, exactement comme dans l'essai précédent,

)) Cela explique pourquoi il convient de chaufTer préalablement la phénylhydrazine et la triméthylamine seules avant d'ajouter le nitroprussiate et la potasse.

» La coloration rouge produite par la chaulTe constitue d'ailleurs un excellent caractère d'identité pour la réaction; un excès d'acide acétique fait virer cette couleur du rouge au bleu.

» III. Je me suis préoccupé de reconnaître la généralité de cette réaction colorée :

» 1° Les hydrazones, par exemple la phénylhydrazone pyruvique

/CH' C/H^— AzH — Az = C(' pp.2yj » ne la donnent pas.

» 2° La formylphénylhydrazine C'H' — AzH — AzH- CO. H et la

benzoylhydrazine CH' — AzH — AzH — CO .CH^ ne la donnent pas

davantage.

CH'^ » 3" La mélhylphénylhyilrazinc dissymélrique , )Az — AzH- ne

donne rien de semblable.

» Ces réactions négatives montrent que l'existence intégrale du groupe

— AzH — AzH- dans la molécule est une condition nécessaire à la réaction; elle n'est pas suffisante, car on n'a rien observé d'analogue avec :

« 4° L'hvdrate d'hvdrazine AzH^ — AzH-.H'O ni avec :

» 5" La semicarbazide AzH- — CO — AzH.AzîI-.

» La réaction paraît donc appartenir exclusivement aux dérivés de la pliénylhydrazine, substitués dans le noyau aromatique.

» 6° L'orthocrésylhydrazine CH' — C^ H^ — AzH- donne en effet la coloration bleue.

» La yD-bromoplîénylhvdrazine CH^Br — AzH — AzH" se comporte à tous les points de vue (sensibilité et autres caractères de la réaction) exactement comme la pliénylhydrazine.

» r\'. Cette coloration bleue ne peut être confondue avec celle que donne l'aldéhyde éthylique avec le même réactif; la persistance de la coloration bleue actuelle en présence de potasse, d'ammoniaque et d'acide acétique, ne laisse place à aucune ambiguïté.

» A un autre point de vue, il n'est peut-être pas inutile de rappeler que M. Denigès {Bull. Soc. chim., t. XV, p. io58) a indiqué que la phénylhydrazine présente la réaction de Légal (coloration rouge orangé avec le nitroprussiate et la potasse, virant au rouge violacé par addition d'acide acétique). J'ai constaté que cette réaction, caractéristique des cétones et aldéhydes, est très sensible avec la phénylhvdrazine et permet d'en caractériser des traces. Elle me parait cependant moins sensible que celle^que je viens d'indiquer; elle est également beaucoup moins spécifique, car sans franchir les limites du groupe de composés dont il s'agit ici, elle s'applique aussi bien à la méthylphénvlhvdrazine et aux formyl- et benzovlphénylhydrazine qu'à la parabromophénvlhvdrazine et aux autres phénylhydrazines substituées dans le noyau aromatique, ainsi que j'ai pris le soin de le vérifier. »

PHYSIOLOGIE. — De r influence de la fréquence des mouvements et du poids soulevé sur la puissance maximum du muscle en régime régulier. Note de MM. A.NDRÉ Broca et Charles Richet, présentée par M. Marev.

« Dans une Note précédente {Comptes rendus, janvier 1898), nous avons montré que l'on peut maintenir, pendant une heure ou deux, un travail régulier des muscles, en puissance maximum, si l'on se règle d'après la fatigue supportable.

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